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Sylvie Mainville, une militante pour l'épanouissement de la scène culturelle franco-ontarienne du Grand Sudbury, est décédée à l’âge de 66 ans.
Une femme de cœur , une présence lumineuse , une vraie de vraie sont les témoignages que partagent les internautes sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de son décès survenu le 25 août dernier.
Originaire de Chelmsford, elle a consacré une grande partie de sa vie aux arts, à la culture et aux gens qui les font vivre.
Pendant des décennies, son nom a circulé dans les coulisses du milieu culturel sudburois. Pas nécessairement sur les affiches ou dans les discours, mais autour des tables de travail, dans les demandes de financement, auprès des donateurs et dans plusieurs projets qui cherchaient à prendre forme.
Toujours dans l'ombre. Sylvie, ce n'était pas la personne qu'on voyait en avant, mais c'était la personne qui s'assurait que les choses allaient se passer, résume son amie Danielle Tremblay, directrice générale de la Galerie du Nouvel-Ontario (GNO).
Une force tranquille
Sylvie Mainville a travaillé auprès de plusieurs institutions culturelles francophones, dont la GNO et le Théâtre du Nouvel-Ontario.
Elle a surtout joué un rôle important dans la construction de la Place des Arts du Grand Sudbury.
Christian Pelletier, qui a collaboré avec elle sur le projet à l’époque, se souvient d’une femme forte, un peu flyée, capable de faire avancer les choses.
Elle a charrié ce projet-là en coulisses, pendant de grands moments de transition, des moments très difficiles dont on entend peu parler, décrit-il.
Il y avait une grande sensibilité auprès de Sylvie.
Il estime d'ailleurs que son travail aurait mérité davantage de reconnaissance. Un sentiment partagé par son amie et complice de longue date, denise truax, ancienne directrice générale des éditions Prise de parole.
C’est quelqu’un d’une très grande générosité, d’une grande intelligence, qui a contribué à toutes sortes de projets, souvent dans l’ombre et pas nécessairement en recevant tous les crédits qui lui étaient dus, souligne-t-elle.
Pour denise truax, Sylvie avait surtout cette capacité de voir plus loin que les contraintes du moment, de toujours voir plus grand.
Elle cherchait constamment des façons de rapprocher les artistes de leur public, de faire connaître leur travail et de donner de l’ampleur à toutes sortes de projets culturels.
Pour elle, il n’y avait jamais de limite à ce qu’on pouvait faire.
La même fougue animait aussi ses amitiés. Dans la communauté, on évoque une femme profondément généreuse, qui laisse derrière elle des souvenirs qui se mangent, qui se racontent et qui s’entendent encore au bout du téléphone.
Quand tu es ami avec Sylvie, tu es ami pour toujours, affirme Danielle Tremblay.
Quand elle t’aimait, elle te lâchait pas, témoigne pour sa part Christian Pelletier.
À l’humble demande de Sylvie Mainville, aucun service funéraire n’aura lieu. Ses proches invitent plutôt ceux qui souhaitent lui rendre hommage à faire un don à la Maison McCulloch Hospice.


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