NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La ville de Surrey compte dix circonscriptions provinciales, ce qui équivaut à environ un dixième des sièges de la Colombie-Britannique. De nombreux analystes s’entendent pour dire que, le 24 octobre, jour d’élection, il s’agira d’un centre névralgique à surveiller. Ce n’est donc pas un hasard si Surrey est la ville dans laquelle les chefs des deux principaux partis ont passé le plus de temps en campagne.
Impossible de gagner l’élection sans gagner Surrey, assure Barinder Bhullar, stratège politique à Mainland Strategies et ancien directeur des politiques de Christy Clark quand elle était première ministre de la Colombie-Britannique. Il connaît bien Surrey, il y habite depuis toujours. On y compte beaucoup de gens particulièrement sensibilisés et mobilisés politiquement, ajoute-t-il.

Le chef du Parti conservateur, Lorne Doerkson, s'est arrêté, pendant la campagne, au temple sikh Guru Nanak, à Surrey.
Photo : CBC
Serge Corbeil, analyste politique proche du Parti conservateur, est d’accord avec lui. C'est Surrey qui va décider qui va former le prochain gouvernement, croit celui qui a appuyé la campagne au leadership du candidat défait Iain Black, aujourd'hui coprésident de la campagne conservatrice.
Serge Corbeil rappelle qu'à Surrey, lors des dernières élections, six courses sur dix se sont terminées avec moins de 800 voix d’avance, le Nouveau Parti démocratique (NPD) et les conservateurs ayant remporté chacun trois d’entre elles.
Une ville en pleine mutation
Avec environ 730 000 habitants, Surrey est la ville à la plus forte croissance démographique, en nombre réel, de la Colombie-Britannique. En moyenne, environ 1000 personnes s'y installent chaque mois, selon les données de Statistique Canada (nouvelle fenêtre) diffusées en janvier 2026.
Elle devrait dépasser la population de Vancouver dans les prochaines années. C’est une ville très multiculturelle qui attire des travailleurs dans des secteurs très variés, comme celui de la haute technologie, notamment avec son campus de l’Université Simon Faser, son secteur manufacturier, celui du transport et de l’agriculture.
Environ un tiers de la superficie de la ville, soit 100 km2, est désignée comme zone agricole et fait partie de la Réserve de terres agricoles.
Donc, naturellement, c’est une ville qui attire de nombreuses jeunes familles, constate Barinder Bhullar. La pression sur les politiciens pour assurer les services en santé, en éducation, en transport et en développement économique en est donc accrue, selon lui.
La communauté est assez variée quant à ses opinions politiques, et l'ensemble des partis saura y rassembler des appuis, dit l’analyste.
Il a aussi observé que les résidents de Surrey n’hésitent pas à punir les gouvernements en place, lorsqu’ils déposent leur bulletin dans l'urne, s’ils n’obtiennent pas les ressources désirées.
Est-ce que David Eby, puisqu’il était au pouvoir, a donc une bataille plus féroce à mener à Surrey? Absolument!, affirme M. Bhullar.
Résultat : son équipe va au front. Lors d'un forum des candidats organisé par la Chambre de commerce de Surrey, le 15 octobre, les dix candidats néo-démocrates à Surrey s’y sont présentés, alors que seuls deux candidats conservateurs ont participé.
Serge Corbeil croit que la forte population de Surrey issue de l’immigration pourrait être attirée par le Parti conservateur, mais elle pourrait aussi être affectée par les commentaires de la directrice de campagne, Katy Merrifield, qui a admis avoir écrit des propos insultants envers les musulmans dans une publication sur X, retirée depuis.
Ça serait intéressant de voir comment ça résonne auprès de l'électorat, cet enjeu-là de la campagne, estime Serge Corbeil.

Le chef du NPD, David Eby, s'est arrêté au campus de la SFU à Surrey, lors de la campagne, accompagné de certains candidats.
Photo : CBC
Une forte présence des chefs
Les chefs des deux principaux partis ont compris l’importance de Surrey.
Le chef du NPD, David Eby, s’est rendu quatre fois dans la ville de Surrey pour y faire des annonces officielles sur le recrutement de médecins, la suspension de la taxe provinciale sur l’essence, l’aide aux entreprises touchées par les tarifs douaniers américains et l’accès aux soins de santé.
Le chef conservateur, Lorne Doerkson, qui est par ailleurs né à Surrey, s’y est rendu pour promettre l’absence de nouvelles hausses de taxe, l’élimination pendant trois ans de la taxe de vente provinciale sur les investissements des entreprises, la réduction de la bureaucratie gouvernementale, ainsi qu’une baisse d’impôt sur le revenu.
Trois des 10 circonscriptions de Surrey à suivre de près :
Surrey-Guilford
C’est la circonscription qui avait confirmé, de justesse, la majorité du NPD en 2024, Garry Begg l'ayant emporté avec seulement 22 voix d’avance. Cette circonscription, créée en 2017, est d’ailleurs représentée par M. Begg depuis l’élection de 2017. Le parti centriste CentreBC a décidé de n’y présenter aucun candidat. C’est Garry Thind, un conseiller scolaire qui a été réélu samedi, qui représente le Parti conservateur.
Surrey-Panorama
La syndicaliste et animatrice de radio Jinny Simm veut ravoir son siège. Celle qui a été députée pendant deux mandats dans cette circonscription avait été battue en 2024 par le conservateur Bryan Tepper, qui l’a devancée de 263 voix seulement. Ce match revanche risque d’être serré.
Surrey-Sud
Cette circonscription est intéressante parce que la cheffe de CentreBC, Elenore Sturko, s’y présente. Cette ancienne libérale devenue conservatrice, puis indépendante, avait gagné l’élection partielle en 2022 dans cette circonscription.
Elle avait toutefois remporté la course dans Surrey-Cloverdale en 2024, comme conservatrice. C’est Brent Chapman, le mari de l’ancienne chef conservatrice Kerry-Lynne Findlay, qui était le député, mais il ne se représente pas.
Megan Knight, qui vient de terminer son premier mandat comme mairesse de White Rock, tentera de remporter la course pour le Parti conservateur. Est-ce qu’une division des votes du centre droit pourrait permettre au néo-démocrate Parik Tahlan de l’emporter? À voir le 24 octobre.


17 hour_ago
35



























.jpg)






French (CA)