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Il aura fallu quatre jours pour que l’agence fédérale donne l’alerte dans le pays alors que la présence du virus sur le navire de croisière faisait déjà les gros titres.
La propagation du hantavirus, détecté à bord du paquebot MV Hondius désormais évacué, semble maîtrisée. Mais cela ne veut pas dire pour autant que la crise est derrière nous.
« Compte tenu de la longue période d’incubation du virus, il est possible que d’autres cas apparaissent dans les semaines à venir », rappelait Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’une conférence de presse à Madrid, le 12 mai.
Si l’OMS recommande 42 jours de quarantaine pour les passagers et l’équipage, la décision sur le type de protocole sanitaire à mettre en place revient aux pays concernés. Et l’un d’entre eux a décidé de ne pas appliquer les consignes de sécurité maximales : les États-Unis.
Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), qui forment la principale agence sanitaire du pays, ont manqué de réactivité. « C'est vrai que le CDC avait cette réputation de donner un petit peu le “la” dans la gestion épidémiologique et biologique. Et c’est vrai que là, on l’a vu arriver assez en retard par rapport au début de cette crise », explique au HuffPost Anne Sénéquier, épidémiologiste et codirectrice de l’Observatoire de la santé mondiale de l’IRIS.
Dans la vidéo en tête d’article, Le HuffPost revient sur la manière dont les États-Unis ont géré cette crise liée aux contaminations au hantavirus et les raisons du dysfonctionnement des CDC face à cette menace sanitaire.


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