Opposés au deuxième tour dans les Alpes bernoises, l’Allemand Yannick Hanfmann et le Monégasque Valentin Vacherot possèdent certainement plus de points communs qu’ils ne l’imaginent. Ni l’un ni l’autre n’ont suivi la filière classique des espoirs du tennis européen. Tous deux ont choisi le circuit universitaire américain avant de se faire une place sur le circuit ATP, où ils ont chacun décroché un titre. Hanfmann, à 25 ans, en remportant le double à Stuttgart (ATP 250) en 2017, Vacherot en décrochant, huit ans plus tard, à l’âge de 26 ans, le plus beau titre de sa carrière en simple au Masters 1000 de Shanghai. Ajoutez à cela que ces deux droitiers optent pour un revers à deux mains, affectionnent la terre battue et mesurent 1 m 93, tout pile.
Derrière ces similitudes et ces grandes apparences se cache pourtant une différence imperceptible. Rien ne la trahit. Ni la démarche de Yannick Hanfmann, ni son attitude sur le court. Lui-même n’en a pas vraiment conscience. Le joueur allemand présente une surdité partielle, un handicap avec lequel il vit depuis sa naissance. «Je suis né comme ça, donc je ne peux pas vraiment me mettre à la place des autres pour comprendre ce que je rate», exposait-il à Bild en 2018. Dans un portrait en 2024, l’ATP explique que, selon l’estimation du joueur, «si l’audition d’une personne normale est de 100%, la sienne est d’environ 60%». Ses propos rapportés dans cet article sont issus de ces deux sources.


3 hour_ago
15




















.jpg)






French (CA)