L’heure du bilan suit inévitablement toute campagne menée au coude-à-coude et le scrutin de ce jour ne fera pas exception. Il y a peu de scrutins, dans notre démocratie apaisée, dont on pouvait prédire qu’il y aurait un «avant» et un «après». Dès ce jour, la Suisse tourne son regard vers «l’après». La stratégie de l’UDC, ou peut-être sa tactique, était à la fois simple et intelligente. Prendre les cinq ou six priorités figurant en haut du classement des préoccupations de nos concitoyens et attribuer à tous ces maux une seule cause qui se trouve être, sans surprise, sa bête noire depuis des lustres, voire son fonds de commerce électoral: l’accord sur la libre circulation, lequel, dès son entrée en vigueur, a permis une période de croissance que nul n’avait anticipée.
La bonne nouvelle de ce scrutin est donc que les Suisses sont cohérents avec eux-mêmes. Une fois de plus, malgré les appâts alléchants qui leur étaient proposés et les promesses et les risques ayant été soupesés, c’est la raison qui a prévalu. Le peuple a confirmé son attachement à la voie tracée dans nos relations avec l’UE.


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