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par Charles Sannat | 26 Fév 2026

C’est un sujet très complexe, qu’il faut aborder avec autant de douceur possible que de nuances.
Oui, la souffrance est parfois insupportable et l’on ne meurt qu’une seule fois.
Il y a donc les souffrances comme les croyances et les convictions personnelles. Il y a aussi un comportement individuel très différent face à la mort de chacun de nous.
Il y a aussi les pressions, les héritages que l’on aurait bien envie de toucher un peu plus vite, le coût des soins toujours trop chers pour un État toujours plus endetté. Il y a donc de multiples conflits d‘intérêts.
Nous avions trouvé une mesure remarquable. Celle des soins palliatifs pour que personne ne soit laissé seul face à la souffrance. Mais cela coûte cher. Trop cher ?
Alors ?
Le suicide assisté qui sera forcément la porte ouverte à tous les abus.
Nous devons défendre un droit à vivre et à ne pas souffrir bien plus qu’un droit à mourir.
Pas parce que le droit à mourir serait mal, mais parce que passer du droit à vivre au droit à mourir va considérablement changer la société.
Cela va banaliser la mort et le fait de donner la mort au lieu de donner la vie.
Le danger de glissement est évident pour tous ceux qui pensent au-delà de la moraline du camp du bien à deux sous.
Il ne peut pas y avoir de droit à mourir dans une société qui respecte et défend la vie. Donner le droit de mourir, c’est un jour s’autoriser à dire qui doit vivre… et mourir.
Et cela croyez-moi, ouvrira une boite de Pandore qu’il sera difficile de refermer.
Le droit à mourir n’est pas du progressisme.
C’est autoriser la société à prendre la décision de la mort. Cela ne doit pas appartenir aux hommes, car quand les hommes se donnent le droit de décider de la mort, alors, croyez moi, l’histoire nous enseigne que nous utiliserons sans parcimonie et avec excès ce nouveau pouvoir.
🇫🇷 FLASH | « Les personnes sous tutelle ne peuvent pas signer de chèques, mais elles pourront choisir le suicide assisté ! C’est ignorer que certaines familles ne sont pas aimantes et qu’il y a parfois des héritages longs à arriver », s’insurge Philippe Juvin, médecin et député… pic.twitter.com/bZ7V9VBdRD
— Cerfia (@CerfiaFR) February 25, 2026Ce que dit Philippe Juvin à ce sujet est profondément vrai et l’on voit déjà tous les paradoxes.
Les gens sous tutelle ne peuvent pas signer un chèque car on estime leur discernement pas suffisant, mais… pour se suicider, là c’est bon. Surtout s’ils coûtent cher, aurait-on envie d’ajouter ce que l’on ne fera pas, n’est-ce pas.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire ch*****@*********ae.com
Pour écrire à ma femme he****@*********ae.com
« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »
Source : Le Grenier de l’éco


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