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Après avoir survécu à un cancer du sein, de nombreuses femmes vivent dans la peur de la rechute. Une étude américaine révèle qu’un traitement préventif pourrait éliminer les cellules dormantes responsables de ces récidives.
Chaque année, le cancer du sein touche plus de 60 000 femmes en France. Grâce aux progrès du dépistage et des traitements, les taux de survie à cinq ans dépassent aujourd'hui 88 %, selon l'Institut national du cancer. Pourtant, la menace de la récidive plane toujours. Environ une femme sur trois peut voir la maladie réapparaître, parfois plusieurs années, voire plusieurs décennies après le traitement initial. Cette menace invisible empêche beaucoup de survivantes de tourner la page. Mais une avancée scientifique majeure de l'Université de Pennsylvanie, publiée dans Nature Medicine, ouvre une nouvelle voie : la détection et l'élimination des cellules cancéreuses dites « dormantes », responsables de nombreuses rechutes.
Débusquer les cellules dormantes, responsables de la récidive
Les cellules cancéreuses dites « dormantes », aussi appelées maladie résiduelle minimale (MRM), sont de véritables bombes à retardement. Invisibles aux examens d'imagerie classiques, elles peuvent rester silencieuses dans l'organisme pendant des années avant de se réactiver et de provoquer une récidive métastatiquemétastatique, souvent incurable.
Jusqu'ici, les médecins ne disposaient d'aucun outil fiable pour identifier les patientes concernées, ni de stratégie thérapeutique pour agir en amont. L'essai Clever a changé la donne : parmi les 51 survivantes incluses, 80 % ont vu leurs cellules dormantes éliminées après un traitement de six à douze mois avec des médicaments existants. Trois ans plus tard, le taux de survie sans récidive dépassait 90 % avec un seul médicament et atteignait 100 % avec la combinaison des deux.
« La peur persistante d'une récidive du cancer est quelque chose qui plane sur de nombreuses survivantes, souligne la chercheuse principale Angela DeMichele. Notre étude montre que la préventionprévention des récidives par la surveillance et le ciblage des cellules tumorales dormantes est une stratégie très prometteuse. »
Réorienter des médicaments déjà disponibles
Un autre aspect remarquable de cette découverte réside dans l'usage de traitements déjà approuvés par la FDA pour d'autres pathologies. Ces moléculesmolécules, inefficaces contre une tumeur en croissance active, se sont révélées particulièrement puissantes contre les cellules dormantes. Elles agissent en ciblant deux mécanismes clés : l'autophagieautophagie et la signalisation mTOR, qui permettent à ces cellules de survivre en état de veille.
Pour Lewis Chodosh, co-auteur de l'étude, l'enjeu est clair : « Nos recherches montrent que cette phase dormante offre l'opportunité d'intervenir et d'éradiquer les cellules tumorales avant qu'elles ne puissent réapparaître sous forme de cancer métastatique agressif. »
Fort de ces résultats, l'équipe a déjà lancé deux nouveaux essais cliniquesessais cliniques, Abby et Palavy, afin de confirmer ces observations sur un plus grand nombre de patientes.
Si ces résultats se confirment, ils pourraient changer la manière dont on suit et soigne les patientes après un cancer du sein. Au lieu d'attendre une éventuelle rechute, les médecins pourraient repérer plus tôt les cellules dormantes et proposer un traitement préventif. L'objectif ne serait plus seulement de traiter le cancer une fois revenu, mais de l'empêcher de réapparaître. Une avancée qui pourrait offrir plus de sécurité et de sérénité à des milliers de femmes en France chaque année.


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