NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Culture 28/07/2026 20:01 Actualisé le 28/07/2026 21:16
Plus mature et infiniment mieux réalisé que les trois premiers « Spider-Man » de Tom Holland, ce quatrième film reste trop dépendant du reste de l’univers auquel il appartient.

Marvel Studios/Sony Pictures
« Spider-Man : Brand New Day » dispose de scènes qui rendent enfin honneur au personnage et à la ville de New York.
Après une trilogie inégale, mais foncièrement sympathique, Marvel Studios se devait de réinventer l’homme-araignée pour son entrée dans l’âge adulte. Spider-Man : Brand New Day, en salle ce mercredi 29 juillet, relève ce pari avec les honneurs et on ne boude pas notre plaisir devant le meilleur film de la saga. Bien qu’il peine à véritablement trouver son équilibre. La faute à sa place dans un univers cinématographique beaucoup plus grand que lui, le Marvel Cinematic Universe (MCU).
Quatrième film porté par Tom Holland, mais premier réalisé par Destin Daniel Cretton, Spider-Man : Brand New Day reprend là où No Way Home nous avait laissés en 2021, mais avec un casting largement renouvelé par l’arrivée de Sadie Sink, Jon Bernthal, Tramell Tillman et Mark Ruffalo. Mais rassurez-vous, Zendaya et Jacob Batalon sont toujours de la partie.
Quatre ans après avoir été contraint de faire oublier au monde entier qu’il est Peter Parker (et donc Spider-Man), Peter est plus seul que jamais, dédiant l’entièreté de son existence à son devoir super-héroïque. Au cœur de cette vie déséquilibrée, il va devoir affronter une mystérieuse menace et apprendre à vivre avec une mutation génétique qui complique grandement sa mission.
Le changement de statu quo dû aux événements du précédent film permet de gagner en maturité. Ce quatrième film pouvant explorer en profondeur la psychologie de Peter Parker, plus tiraillé que jamais par les responsabilités qu’implique son pouvoir. La solitude et l’isolement prennent d’ailleurs une place centrale dans la première partie du film, qui est de loin la meilleure.
Le vent de fraîcheur qu’on attendait
S’il y a bien une chose à retenir de ce nouveau film Spider-Man, c’est qu’il offre un renouveau cinématographique salvateur au personnage et lui permet au passage de retrouver son ADN. Les couleurs, la réalisation et le soin apporté à l’action devraient ravir tous ceux frustrés par la précédente trilogie de Jon Watts.
Une réussite que l’on doit à Destin Daniel Cretton, réalisateur de Shang-Chi, soucieux de ramener (enfin !) de la verticalité dans les déplacements et les chorégraphies de Spider-Man. C’est particulièrement saillant lors des combats, mais surtout durant ses séquences de voltige, immersives et tout simplement jouissives… même si elles sont encore trop rares à l’écran.

Marvel
Le duo entre Spider-Man et le Punisher de Jon Bernthal est tout simplement savoureux.
De quoi offrir certains des meilleurs moments du Spider-Man version MCU, dont l’intrigue se passe enfin au cœur de son décor de prédilection : New York. Devant les premières minutes du film, on en vient même à se dire que Spider-Man semble enfin avoir trouvé sa place (un peu ingrate, certes) dans cet univers. On retient à ce titre une scène de bain totalement inattendue, un affrontement épique avec Hulk et l’ensemble de la relation entre Spidey et le Punisher campé par Jon Bernthal. Drôle, touchant et surtout utile au développement psychologique de Peter, leur duo est aussi savoureux que chaotique et conflictuel.
L’inévitable cahier des charges Marvel
Le film étant porté par une promotion souhaitant entretenir le mystère sur l’antagoniste incarnée par Sadie Sink, nous resterons muets sur les révélations en lien avec ce personnage. Malheureusement, c’est à cause de ce personnage que le film trébuche. Plutôt que Peter et Spider-Man, Marvel préfère braquer les projecteurs sur le rôle de Sadie Sink, promis à un (grand ?) avenir au sein du MCU. Si la jeune comédienne révélée par Stranger Things offre une partition remarquable d’intensité, l’introduction de son personnage surcharge un film trop long, malgré quelques bonnes idées en lien avec ses capacités.

Marvel
Sadie Sink incarne un personnage mystérieux aux implications qui vont bien au-delà de la franchise « Spider-Man ».
Un vrai crève-cœur tant Spider-Man : Brand New Day promettait un retour aux sources pour son personnage principal, enfin émancipé de l’héritage de Tony Stark, des Avengers et des intrigues multiverselles boursouflées du troisième volet. La seconde moitié du film s’intéresse donc plus au fait d’introduire ce nouveau personnage qu’au reste. Résultat, le cœur émotionnel de la saga passe souvent au second plan, incarné ici par la nouvelle dynamique entre Peter et MJ. Heureusement, l’alchimie entre Tom Holland et Zendaya (en couple et mariés dans la vie) reste indéniable. Même constat concernant la mutation génétique de Peter. Une grande promesse du film résolue beaucoup trop facilement, pour finalement servir d’astuce un peu trop pratique au scénario.
Pourtant, comme avec Thunderbolt*, Marvel Studios semble avoir appris de ses erreurs en évitant l’éternel troisième acte surchargé d’effets spéciaux et d’action pour revenir à l’émotion et au dialogue. Ouf. Si l’équilibre est souvent précaire à cause de l’éternel cahier des charges Marvel, Spider-Man : Brand New Day se sauve par ses intentions et l’implication de Tom Holland, toujours aussi charismatique dans ce qui est plus que jamais le rôle de sa vie.


2 hour_ago
13



























.jpg)






French (CA)