Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Des jeunes armés sont venus, dimanche matin, de l’Etat voisin d’Unité, et se seraient vengés du meurtre de certains des leurs dans un marché d’Abiemnom, dans la région de Ruweng.

Un homme tient un drapeau du Soudan du Sud lors d’une journée nationale de prière pour la paix, organisée par le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, le 19 septembre 2019. Un homme tient un drapeau du Soudan du Sud lors d’une journée nationale de prière pour la paix, organisée par le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, le 19 septembre 2019.

Au moins 169 personnes ont été tuées par des attaquants armés dimanche dans le nord du Soudan du Sud, où les violences ont fortement empiré ces dernières semaines, ont déploré lundi 2 mars les autorités locales.

Les violences inter-communautaires sont fréquentes dans le plus jeune pays du monde, en proie aux conflits et à une corruption massive depuis son indépendance du Soudan en 2011.

Quelque « 169 corps ont été inhumés dans une fosse commune », a déclaré par téléphone Elizabeth Achol, ministre de la santé de la région administrative de Ruweng, où les tueries ont eu lieu. « Mais c’est la réalité à laquelle nous sommes confrontés, et nous prions pour qu’un jour les choses changent », a-t-elle ajouté, se disant « profondément touchée ».

« Ce chiffre pourrait encore augmenter si d’autres corps sont découverts », a de son côté fait savoir James Monyluak, ministre de l’Information de la région, faisant état du même nombre de morts et assurant que la situation sécuritaire s’était depuis stabilisée.

Selon une source diplomatique à l’Agence France-Presse (AFP), le massacre est le fait de jeunes de l’ethnie Nuer venus de l’Etat voisin d’Unité, qui se seraient vengés du meurtre de certains des leurs dans un marché d’Abiemnom, dans la région de Ruweng.

Les assaillants ne sont, selon cette source, pas proches du parti d’opposition de Riek Machar, dont la branche militaire est opposée à l’armée loyale au président Salva Kiir. Nyakenya Yohannes, ministre de l’Information de l’Etat d’Unité, a déploré une attaque « profondément regrettable », mais démenti que les assaillants soient venus de son territoire.

MSF annonce avoir perdu le contact avec 26 de ses employés

Le président Salva Kiir avait décrété en juin l’état d’urgence dans plusieurs régions, dont l’Etat d’Unité, après une flambée de violences inter-communautaires liées à du vol de bétail, qui avaient selon l’ONU fait des centaines de morts en quelques mois.

Les combats entre les camps de MM. Kiir et Machar se sont également intensifiés ces dernières semaines, notamment dans l’Etat du Jonglei (centre-est), où au moins 280 000 personnes ont été déplacées, selon l’ONU.

L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a déploré lundi avoir perdu le contact avec 26 de ses employés dans cet Etat à la suite des violences.

Le massacre de dimanche a démarré par une attaque vers 4 h 30 dans le comté d’Abiemnom, près de la frontière avec le Soudan, et a duré plus de trois heures, a expliqué James Monyluak. Ce responsable avait d’abord donné un premier bilan de plus de 120 morts, parmi lesquels « environ 80 des victimes étaient des civils, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées ». Une quarantaine d’autres étaient des militaires, avait-il ajouté.

« A la suite des violences survenues hier à Abiemnom, nos Casques bleus ont rapidement renforcé leur présence, accueillant temporairement un millier de civils dans notre base et prodiguant des soins médicaux d’urgence aux blessés », a expliqué la porte-parole de la mission des Nations unies dans le pays, Priyanka Chowdhury. « Nous avons appelé toutes les parties impliquées à cesser immédiatement les hostilités et collaborons avec le gouvernement pour rétablir le calme », a-t-elle précisé.

L’ONU a averti la semaine dernière du risque de « reprise de la guerre civile généralisée » au Soudan du Sud. En janvier, 189 civils tués ont été recensés, ainsi que de nombreuses violations des droits humains.

Un conflit sanglant entre les partisans des MM. Kiir et Machar, avait fait quelque 400 000 morts et quatre millions de déplacés entre 2013 et 2018.

Le Monde avec AFP

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

Ajouter un compte Découvrir l’offre Famille Découvrir les offres multicomptes
  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous utilisez ce compte à plusieurs, créez un compte pour votre proche (inclus dans votre abonnement). Puis connectez-vous chacun avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Si vous êtes 3 ou plus à utiliser l’abonnement, passez à l’offre Famille. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous utilisez ce compte à plusieurs, passez à une offre multicomptes pour faire profiter vos proches de votre abonnement avec leur propre compte. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Lecture restreinte

Votre abonnement n’autorise pas la lecture de cet article

Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.