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Sonia Mabrouk répond aux critiques de la rédaction de BFMTV, qui l’accuse de faire du CNews

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Pointée du doigt pour son choix d’invités d’extrême droite, la présentatrice de « 100 % Mabrouk » s’est défendue au micro de France Inter face à Benjamin Duhamel.

Sonia Mabrouk n’a présenté que trois éditions de sa nouvelle émission « 100 % Mabrouk » sur BFMTV et est déjà sous le feu des critiques.

Capture d’écran BFMTV

Sonia Mabrouk n’a présenté que trois éditions de sa nouvelle émission « 100 % Mabrouk » sur BFMTV et est déjà sous le feu des critiques.

Elle a à peine défait ses cartons qu’elle se retrouve déjà sous le feu des critiques. Trois jours après sa première sur BFMTV, à la suite à son départ de CNews, Sonia Mabrouk doit déjà répondre aux protestations de journalistes de sa nouvelle rédaction. Invitée de Benjamin Duhamel dans la matinale de France Inter ce jeudi 27 août, l’animatrice a réagi.

Dans un communiqué conjoint diffusé la veille, les syndicats SNJ et CGT du groupe RMC-BFM reprochent à Sonia Mabrouk « d’importer la ligne CNews » pendant que la direction « regarde ailleurs ». La Société des journalistes (SDJ) de BFMTV a par ailleurs envoyé un mail interne mercredi matin pour alerter sur le choix des invités de l’émission 100 % Mabrouk, ont rapporté nos confrères du Parisien.

Sans attendre, dès 7 h 50 ce jeudi, Benjamin Duhamel a donc interrogé la nouvelle présentatrice sur ces critiques. Après s’être autocongratulée sur ses audiences (qui n’ont pas encore été communiquées), Sonia Mabrouk s’est dite « ravie » de l’attention que lui portent les syndicats : « Je préfère toujours l’attention à l’indifférence. Je préfère les conversations franches à la couardise », a-t-elle rétorqué à l’antenne de France Inter.

« Pas la première »

La présentatrice s’est défendue en avançant que ce genre de critiques est inhérent à son métier : « Je crois que je ne suis pas la première à avoir eu un communiqué cinglant de la SDJ », a dit Sonia Mabrouk, mettant Benjamin Duhamel dans le même lot.

L’animateur de la matinale de France Inter lui a rappelé que le communiqué qui l’avait visé n’avait rien à voir avec le contenu de son émission. En 2025, la SDJ de Radio France avait en effet protesté contre son mélange de fonctions, sur la radio du service publique et sur BFMTV, une chaîne privée.

« Cela arrive à des journalistes, comme vous. Accordez-moi quand même la possibilité de discuter, de dialoguer, d’ajuster, j’entends tout ce qui est dit », a tout de même poursuivi Sonia Mabrouk.

Un plateau « tout droit sorti de CNews »

Face aux attaques sur les invités de ses trois premières émissions - « un défilé de personnalités d’extrême droite » d’après les syndicats -, Sonia Mabrouk a déclaré « placer au-dessus de tout la liberté de choix des invités ». En cause : la présence sur son plateau de l’entrepreneure Sophie de Menthon, lundi 24 août, et l’essayiste Céline Pina, le mardi 25.

La première avait valu à RMC une mise en demeure dU CSA pour « propos misogynes et racistes » dans Les grandes gueules en 2013. Elle avait affirmé à propos de Nafissatou Diallo, ex-femme de chambre du Sofitel, et de son viol présumé par Dominique Strauss-Kahn : « Je me demande si ce n’est pas ce qui lui est arrivé de mieux. »

La seconde est une ancienne chroniqueuse de CNews, écartée par la chaîne, et adepte de propos problématiques. Dernier exemple en date : après l’élection du maire de New York, Céline Pina avait associé Zohran Mamdani aux attentats du 11 septembre au moyen d’un montage photo islamophobe.

La direction de BFM reconnaît « une erreur »

Selon la SDJ, la direction de BFMTV « assure qu’il s’agit d’erreurs, que ces personnes ne reviendront pas à l’antenne, (que la direction) s’engage à être beaucoup plus vigilante à l’avenir sur le CV des invités, et à ne pas faire venir en plateau d’anciens chroniqueurs de CNews ».

Sonia Mabrouk, elle, répond ce jeudi en démentant que sa nouvelle direction ait employé le mot « erreur » et assume pleinement son choix d’invités. Elle appuie notamment sur le caractère « ponctuel » de ces invitations et se même fait l’avocate de Sophie de Menthon et Céline Pina. « Je ne veux pas abandonner les personnes et qu’on puisse dire tout et n’importe quoi à leur sujet. Quand elles ont des propos qui choquent, je suis là évidemment pour être garde-fou. Elles n’ont tenu aucun propos choquant sur cette antenne », a-t-elle martelé.

La présentatrice de 100 % Mabrouk a répondu à Benjamin Duhamel qu’elle plaçait « la liberté au-delà de ce que vous appelez un intérêt éditorial. Le seul intérêt, c’est de faire vivre un débat démocratique, d’avoir une conversation saine, d’avoir des échanges féconds ».

Et d’assurer pour terminer qu’il y a une variété d’invités, d’opinions, et qu’elle compte bien les représenter dans son émission. Ce dimanche, et comme tous les dimanches à venir, Sonia Mabrouk recevra Robert Ménard, le maire divers-extrême droite de Béziers, pour un échange hebdomadaire de 20 minutes. Pour la variété d’opinions, on repassera.

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