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Face à la crise de confiance que traversent les médias, la presse régionale résiste. C’est un des enseignements du baromètre 2026 sur la confiance des Français dans les médias publié ce jeudi par l’institut Verian pour le journal La Croix.
Titouan Catel-Daronnat - Aujourd'hui à 19:23 - Temps de lecture :
« La presse régionale a une très bonne image », confirme Béatrice Bouniol, cheffe du service Culture et médias de La Croix. Le journal publiait ce jeudi, en partenariat avec Verian et La Poste, son 39e baromètre sur la confiance des Français dans les médias.
Selon l’étude, ce sont 63 % des Français qui disent faire confiance à la PQR (Presse quotidienne régionale), et ils sont même 77 % parmi ses lecteurs, ce qui en fait le deuxième type de médias à l’image la plus fiable, après les journaux télévisés.
« Elle répond aux attentes des Français »
Le baromètre a permis également d’identifier « trois leviers de confiance » qui permettraient aux médias de combattre la méfiance du public à leur encontre : la véracité des informations, l’indépendance des rédactions et la proximité avec le public. « Ces leviers permettent d’expliquer le succès de la PQR. En fait, elle répond aux attentes des Français : ils la reconnaissent pour sa dimension de pédagogie (pour 73 % des répondants), de proximité (57 %) et d’utilité (55 %). La question de la pédagogie est très importante dans un contexte où il y a plus d’informations et où il est de plus en plus difficile d’identifier une information fiable », décrypte Béatrice Bouniol.
Autre atout de la PQR révélée par l’étude : « La première critique c’est la déconnexion, deux tiers des Français n’ont jamais échangé avec un journaliste. Il y a donc un besoin de reconnexion. Par sa proximité, la PQR est un pilier pour les Français ».
Un « recul général de l’intérêt pour l’actualité »
Cependant, la presse régionale n’échappe pas à un « recul général de l’intérêt pour l’actualité et de la consommation des médias », relativise la journaliste. 72 % des répondants disent l’utiliser pour s’informer, soit 3 points de moins que l’année dernière : « Elle est confrontée, comme tous les médias aux changements des usages », analyse-t-elle.
Pour la première fois, les services d’intelligence artificielle comme ChatGPT ont été testés : 41 % déclarent l’utiliser comme source d’information, et 13 % le font tous les jours. L’étude révèle également qu’un jeune sur trois s’informe quotidiennement via ces services. Un nouveau basculement à venir.
Les autres chiffres de l'étude
- 71 % des Français disent suivre l’actualité « avec grand intérêt » , en baisse de 5 points par rapport à l’année dernière.
- 47 % reconnaissent « ressentir souvent de la fatigue ou du rejet par rapport à l’actualité », en baisse de quatre points par rapport à l’année dernière.
- 61 % affirment « qu’il faut se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité », en baisse d’un point.
- 78 % assurent qu’ils auraient plus confiance dès lors « qu’il y ait une séparation claire dans les médias entre ce qui relève de l’information et des opinions ».
- 76 % témoignent d’une inquiétude en général à propos de la désinformation et de l’influence de l’opinion venant de l’étranger. C’est la première fois que cette question est posée.


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