Depuis cet été, des agents d’OpenAI testés en environnement fermé ont pénétré l’infrastructure de Hugging Face. Anthropic, Google et Meta ont signalé des cas comparables. OpenAI a réagi en suspendant l’entraînement de ses modèles les plus puissants. Lundi, la Floridea demandé à un tribunal d’interdire à OpenAI de développer de nouveaux modèles sans garde-fous vérifiés par des tiers, et Nvidia a lancé un dispositif censé empêcher les agents d’IA de s’échapper. Quand l’entreprise elle-même freine, les politiques ne peuvent pas rester sans agir. Ce mardi, le Conseil national a adopté la motion déposée par Gerhard Andrey (Les Vert·e·s) avec Isabelle Chappuis (Le Centre), Simone de Montmollin (PLR), Min Li Marti (PS) et Matthias Jauslin (Parti vert’libéral), qui charge le Conseil fédéral de faire du sommet sur l’IA de Genève, en 2027, le lieu où l'on s’accordera sur des standards minimaux de sécurité pour les modèles les plus puissants, afin d’éviter les plus grands risques pour l’humanité.
Mon message est simple. Il n'y aura pas de traité mondial sur l’IA, et il faut cesser de l’attendre. Des standards minimaux communs sont néanmoins possibles, et Genève est le bon endroit pour lancer la négociation. Mais en consacrant à peine plus de 5 millions de francs au sommet, le Conseil fédéral envoie au monde le signal inverse.


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