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L’Irlandais a signé un retour éclatant en s’imposant à Vigo. Deux ans après son sacre au général, le skipper de Kingspan retrouve la plus haute marche du podium au terme d’une étape exigeante.
Au lever du jour, sous les premiers rayons illuminant le Cap Finisterre, Tom Dolan savourait enfin sa revanche. Il aura fallu au navigateur irlandais 3 jours, 20 heures, 21 minutes et 36 secondes pour rallier l’arrivée. Derrière lui, Loïs Berrehar (Banque Populaire) et Paul Morvan (Foricher – French Touch) complètent le podium d’une étape particulièrement engagée.
Une attaque décisive dans la nuit
Le tournant de la course s’est joué peu après 22h30. Tom Dolan choisit alors une option stratégique au nord d’un groupe de leaders composé notamment de Loïs Berrehar, Nicolas Lunven, Paul Morvan, Alexis Thomas et Victor Mathieu. Une décision audacieuse, rapidement récompensée par une vitesse impressionnante.
Au fil des heures, l’Irlandais creuse l’écart et contrôle parfaitement ses adversaires jusqu’à la ligne. Une démonstration tactique et technique qui efface définitivement le souvenir douloureux de 2025, lorsque le marin s’était blessé au poignet avant d’abandonner à Vigo. «J’avais un très mauvais souvenir de Vigo. Cette victoire a un goût particulier, une vraie revanche», confiait-il à l’arrivée.
Berrehar et Morvan au rendez-vous
Longtemps dans le match, Loïs Berrehar doit finalement s’incliner face au rythme infernal imposé par Dolan. Le skipper de Banque Populaire termine à 37 minutes et 34 secondes du vainqueur, après avoir animé la course de bout en bout. «C’était une étape incroyable, très engagée. Tom a été impressionnant, mais la Solitaire est encore longue», réagissait-il.
À la troisième place, Paul Morvan signe l’une des belles performances de cette première étape. Le skipper de Foricher – French Touch décroche son premier podium sur l’épreuve avec seulement 40 minutes et 54 secondes de retard sur le leader. «Il y avait énormément d’adrénaline sur la fin. Je suis vraiment heureux de ce résultat», expliquait-il après son arrivée.
Les anciens toujours dans le coup
Derrière le trio de tête, Martin Le Pape sur Paprec et Nicolas Lunven sur PRB complètent le Top 5. Les deux navigateurs expérimentés prouvent une nouvelle fois que l’expérience reste une arme redoutable sur cette course réputée impitoyable. Avec dix-neuf participations cumulées à eux deux, les “anciens” démontrent qu’ils maîtrisent toujours parfaitement les subtilités du Figaro.
Martin Le Pape, appelé à la dernière minute par Yoann Richomme pour reprendre la barre, fait l’admiration du skipper : «Je suis super content pour Martin ! Il fallait être très solide de bout en bout et il l’a été. Ça a été une étape difficile avec beaucoup de près, jusqu’à Wolf Rock puis jusqu’aux côtes espagnoles. Un des moments marquants de l’étape, c’est le passage de front avec 35 nœuds de vent et beaucoup de mer. Ensuite, il a fallu tenir jusqu’à Vigo dans la molle et là aussi, ça a été intense. Martin a réalisé une superbe prestation. En terminant 4e de l’étape, il réalise un de ses meilleurs résultats en Figaro. Sa performance valide la confiance que l’équipe a placée en lui. Martin a une petite marge avec ses poursuivants et je sais qu’il a tout pour continuer à performer dès la deuxième étape !»
Paul Loiseau, révélation chez les bizuths
Chez les nouveaux venus, Paul Loiseau s’illustre en prenant une remarquable septième place au général. Le skipper de Région Bretagne – CMB Espoir termine à 1 heure 28 minutes du leader et confirme déjà tout son potentiel.
Autre bizuth en vue : Paul Cousin, sur Région Normandie, neuvième au classement, qui confirme lui aussi l’émergence d’une nouvelle génération ambitieuse et décomplexée. «C’était un super bizutage. Hyperintense, mais exactement ce que j’étais venu chercher», racontait Paul Loiseau.
Une étape éprouvante dans le golfe de Gascogne
Cette première manche aura marqué les organismes. Après un départ au large de Perros-Guirec et deux traversées de la Manche, la flotte a dû affronter une descente musclée du golfe de Gascogne.
Vent fort, rafales à près de 38 nœuds, mer formée et humidité constante ont mis les solitaires à rude épreuve. Rarement les concurrents auront navigué aussi loin des côtes dans l’histoire récente de la course.
Face à des conditions météorologiques devenues trop incertaines, la direction de course a d’ailleurs décidé de raccourcir le parcours dans les dernières heures de course. Une décision qui a rendu les ultimes manœuvres encore plus stratégiques au large du Cap Finisterre. Et dans ce final sous haute tension, Tom Dolan s’est montré le plus inspiré.
Cap sur la deuxième étape
Les skippers disposent désormais d’un peu plus de 48 heures pour récupérer avant de repartir en direction de Pornichet. Une courte pause avant une nouvelle bataille qui s’annonce déjà passionnante sur cette édition de la Solitaire du Figaro Paprec.


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