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Le maire LFI de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine a évoqué une «insurrection populaire» face à une éventuelle victoire du RN en 2027, dans un entretien où il multiplie également les attaques contre Emmanuel Macron, les médias du groupe Bolloré et les partis de gauche opposés à Jean-Luc Mélenchon.
Passer la publicité Passer la publicitéDans un long entretien accordé à Oumma.com, média communautaire musulman, Bally Bagayoko évoque une possible «insurrection populaire» en cas de victoire du Rassemblement national en 2027. Le maire LFI de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine y multiplie également les charges contre Emmanuel Macron, les médias du groupe Bolloré et certains partis de gauche.
«Soit c’est nous, soit c’est eux (...), c’est-à-dire l’extrême droite», affirme l’élu au cours de l’entretien. Une dizaine de minutes plus tard, il assure avoir «l’intime conviction que le peuple se lèvera» en cas de victoire de la droite nationaliste à l’élection reine. Son intervieweur le met alors en garde : «Attention, on va vous reprocher d’appeler à l’insurrection, Monsieur Bagayoko.» «Toutes les réformes importantes dans ce pays se sont faites par une insurrection populaire», répond l’élu, citant la prise de la Bastille et le mouvement des Gilets jaunes.
«Sous Macron, jamais l’extrême droite n’a été aussi forte»
Au cours de l’entretien, Bally Bagayoko estime également qu’Emmanuel Macron a laissé prospérer la droite nationaliste. «Sous Macron, jamais l’extrême droite n’a été aussi forte. On passe quasiment à 140 députés racistes», affirme-t-il en évoquant les élus RN à l’Assemblée nationale. Relancé par son intervieweur - «140 députés ?» - il persiste : «Racistes, bien sûr, forcément», estimant qu’ils sont «les tenants» de l’histoire et de la doctrine du Front national.
Le maire de Saint-Denis reproche par ailleurs à Emmanuel Macron d’avoir gouverné «au service d’un clan», évoquant notamment la suppression de l’ISF et la crise du logement. Quelques jours plus tôt, l’élu insoumis avait déjà fait parler de lui après avoir décroché le portrait du président de la République de son bureau à la mairie de Saint-Denis, un geste qui lui avait valu un rappel à l’ordre du préfet de Seine-Saint-Denis.
Bally Bagayoko affiche également son soutien à Jean-Luc Mélenchon pour 2027 et appelle à une union de la gauche derrière La France insoumise. «La gauche de rupture, c’est la France insoumise», affirme-t-il, critiquant les «présentations foireuses de primaires» et visant notamment le Parti socialiste.
Figure montante de la nouvelle génération insoumise, Bally Bagayoko est devenu pour Jean-Luc Mélenchon l’un des symboles de sa «Nouvelle France», mêlant quartiers populaires, héritiers de l’immigration et électorat abstentionniste. Son élection à Saint-Denis a offert à LFI sa première ville de plus de 100.000 habitants.


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