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Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, John Dornan, reconnaît un manque de services en français sur la plateforme Soins virtuels NB, lancée en juin.
Le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a reçu jusqu’à présent trois plaintes à propos d'un manque d'accès à des rendez-vous en français sur Soins virtuels NB, l’une au début de juillet, les deux autres la semaine dernière, selon la porte-parole Ashley Beaudin.
Le ministre de la Santé, John Dornan, s'attend à des améliorations de la part de l’entreprise luxembourgeoise Foundever, qui administre Soins virtuels NB.
L’une de nos préoccupations au sujet des soins virtuels au Nouveau-Brunswick était l’accès au service dans les deux langues officielles. Et depuis le lancement du nouveau programme Soins virtuels NB, nous n’avons pas obtenu les résultats espérés en matière d’accès bilingue, a reconnu M. Dornan, mercredi.
Des gens m’ont appelé et m’ont dit : "Je ne peux pas avoir de soins en français."

Le bureau du Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a reçu trois plaintes concernant l'offre de services en français sur la plateforme Soins virtuels NB.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
John Dornan précise qu’on a embauché deux autres personnes bilingues pour travailler chez Soins virtuels NB la semaine dernière et qu’il faut en embaucher plus.
Foundever s’est engagée à cela. Nous espérions que ce soit plus tôt, mais cela se produira.
La plateforme précédente, eVisitNB, avait aussi fait l’objet de plaintes pour un manque de services en français en 2022 et en 2023.
[Soins virtuels NB] est en activité depuis deux mois. Ils n’avaient pas autant de personnel bilingue au début que nous l’espérions, mais leur organisation progresse, leur personnel augmente, ajoute le ministre Dornan.
Inacceptable, selon des organismes francophones
Le Nouveau-Brunswick aurait mieux fait de confier les soins virtuels aux réseaux de santé Vitalité et Horizon, selon le Dr Hubert Dupuis, président de l’organisme Égalité santé en français.
On aurait pu mettre ça sous les régies de santé. Je pense que si on donne les ressources aux régies de santé comme on donne les ressources à la compagnie privée, on aurait un bon service à la fois pour les francophones et pour les anglophones, a déclaré Hubert Dupuis, mercredi, à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.
Vitalité aurait pu offrir des soins virtuels semblables, et ce, à un moindre coût, a confirmé sa PDG, la Dre France Desrosiers, en février, devant un comité de l’Assemblée législative.
La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) demande au gouvernement de garantir un accès égal aux soins de santé dans les deux langues officielles.
Si la situation était inversée, nous ne considérerions pas cela comme acceptable. L’égalité linguistique doit fonctionner dans les deux sens, affirme Gérald Arseneault, président de la SANB, cité dans un communiqué.
Des gens en souffrent, selon l’opposition
La question des services en français aurait dû être réglée avant que le gouvernement accorde le contrat à Foundever, selon le député Bill Hogan, porte-parole du Parti progressiste-conservateur en matière de santé.

Le député Bill Hogan (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Le problème que je constate, ce sont les Néo-Brunswickois qui en paient le prix. Des Néo-Brunswickois souffrent parce qu’ils n’arrivent pas à obtenir un rendez-vous virtuel par l’entremise de ce service, souligne Bill Hogan.
Il craint que la difficulté à obtenir des consultations virtuelles pousse plus de gens à se présenter aux services des urgences des hôpitaux.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Le chef du Parti vert, David Coon, dit recevoir des courriels de gens faisant état de difficultés à obtenir une consultation virtuelle. Il recommande aussi au gouvernement de confier les soins virtuels aux deux réseaux de santé.
Il y a de véritables victimes. Les gens qui ne reçoivent pas les soins de santé qu’ils recevaient par l’entremise de [eVisitNB] n’en reçoivent maintenant aucun. C’est un grand problème, et le ministre a beaucoup de comptes à rendre, estime David Coon.
Avec des renseignements de Savannah Awde, de CBC


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