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ENTRETIEN - Le jeune homme de 20 ans participe, à l’instar d’Artus et des autres comédiens, à un documentaire sur les coulisses du long métrage et ses retombées, diffusé ce jeudi 30 avril sur M6.
Sofian Ribes a ensoleillé le film Un p’tit truc en plus avec son sourire et ses répliques percutantes. Le jeune garçon de 20 ans, surnommé Soso, est atteint d’ataxie-télangiectasie, une maladie rare qui touche les muscles, l’obligeant à se déplacer en fauteuil roulant.
Comme Artus, le réalisateur, et ses compagnons de jeu, il témoigne ce soir dans le documentaire Un p’tit truc en plus, bien plus qu’un film diffusé sur M6 qui retrace les coulisses du film et l’impact que ce dernier a eu sur la vie des comédiens.
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À cette occasion, Sofian, qui a noué un lien particulièrement fort avec Artus et multiplie projets, a accepté de revenir sur cette incroyable aventure.
TV MAGAZINE - Comment vous êtes-vous retrouvé dans le film ?
Sofian RIBES - Je suis très actif sur les réseaux sociaux donc je faisais des petits live sur TikTok. Artus aussi de son côté. Je lui ai demandé d’en faire un ensemble. Il m’a bien aimé et il m’a envoyé un cadeau. Après, on a vu qu’il cherchait des comédiens pour son film et on lui a envoyé un message. Il m’a dit qu’il avait direct pensé à moi. On n’a même pas fait de casting.
Est-ce que c’était votre première expérience dans la comédie ?
J’avais déjà joué dans la série Toulouse Lautrec avec Ryan Bensetti mais c’était vraiment un petit rôle. Là, le film d’Artus m’a ouvert plus de portes.
Comment avez-vous vécu le tournage ?
C’était très joyeux, il y avait beaucoup de bonne humeur et on s’est tous très bien entendus. Dès qu’on avait besoin de quelque chose, tout le monde était autour de nous. C’était un moment inoubliable.
Vous avez créé un lien très fort, presque évident avec Artus. Comment décririez-vous ça et qu’est-ce qu’il représente pour vous ?
Comme il dit, on est des frères. Lui, c’est mon grand frère et on est liés à jamais. On a même un tatouage en commun. Je me suis fait tatouer Un p’tit truc en plus, avec son écriture et, lui, avec celle de tous les comédiens, avec une lettre écrite par chacun de nous.
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Êtes-vous souvent en contact ?
Oui, on se téléphone souvent. Dès que j’ai besoin d’un truc, je l’appelle. Je sais qu’il ne me répond pas direct mais dans la journée.
Qu’est-ce que le film a changé dans votre vie ?
Cela a beaucoup changé le regard des gens. Avant, ils avaient plus de mal à me dire bonjour ou à parler avec moi quand j’allais vers eux. Maintenant, je vois bien qu’ils prennent le temps de discuter. Et, quand on galère dans la rue avec mon fauteuil, ils viennent nous aider alors qu’avant ils passaient devant nous sans rien faire. Ça les a vraiment changés.
« J’aime mieux que l’on dise “un petit truc en plus” que handicap »
Sofian RibesComment vivez-vous cela ?
C’est une belle victoire parce qu’on essaye de se faire accepter. Je pense et j’espère que cela a changé le regard des gens sur tout le monde, pas seulement sur moi.
Le mot handicap semble avoir été un peu remplacé par «un p’tit truc en plus», qu’en pensez-vous ?
J’aime mieux que l’on dise un petit truc en plus que handicap parce que ça fait moins «catégorisé».
Est-ce que, vous aussi, vous avez changé votre façon d’être ?
Je suis moins timide et plus ouvert. Mais être très actif sur les réseaux sociaux m’avait déjà aidé dans ce sens avant le film.
Quel souvenir gardez-vous de votre montée des marches au Festival de Cannes ?
C’était incroyable de monter les marches de Cannes même si je n’ai pas trop senti le tapis rouge sous mes pieds (rires), j’ai kiffé de le faire dans les bras d’Artus. C’était un moment dingue.
Dans le documentaire, on découvre que vous vous étiez promis, avant le film de le faire…
Oui, Artus m’avait dit que si on arrivait à aller à Cannes, il me porterait sur son dos. Pour nous, c’était une fierté, comme une réussite.
Quels sont vos projets ?
J’ai envie d’écrire mon histoire depuis que je suis tout petit et nous venons de trouver l’auteur. J’ai aussi tourné dans le court métrage Diego (disponible sur Arte TV). C’était un beau moment, je me suis très bien entendu avec les autres comédiens. Cela va donner lieu à un long-métrage pour lequel on a déjà signé et qui devrait se tourner dans un an.
Qu’est-ce que cela vous a fait de voir votre maman dans l’émission «Pandore» sur M6 ?
J’étais très fier d’elle-même si elle n’a pas gagné. Pour moi, c’est comme si elle avait remporté le jeu.
Avez-vous d’autres envies ?
J’aimerais créer mes propres émissions de télé-réalité et que ma mère participe à «Mariés au premier regard». J’adorerai aussi la voir dans «Pékin Express».
Quel message avez-vous envie de faire passer ?
J’aimerais plein de projets de cinéma et avoir mon étoile écrite sur le sol aux États-Unis. Il faut toujours viser les étoiles, au pire, on retombe dans les nuages.


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