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La Confédération nationale du logement (CNL), association de défense des locataires HLM, annonce ce mercredi porter plainte contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui, compte tenu de son « inaction » concernant les logements qualifiés de passoires ou de bouilloires thermiques.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:00 | mis à jour aujourd'hui à 16:32 - Temps de lecture :
Alors que la France connaît son troisième épisode de fortes chaleurs de l'été, la Confédération nationale du logement (CNL) compte déposer une plainte auprès du procureur du tribunal judiciaire de Paris afin d'« examiner les responsabilités » de l'État « découlant de son inaction face aux logements thermiquement défaillants », a-t-elle annoncé mercredi.
« Un logement dans lequel on a relevé 40 °C pendant la canicule, on estime que c'est un logement qui n'est plus décent », a défendu le président de la CNL, Eddie Jacquemart, lors d'une conférence de presse. Lors de la semaine du 22 juin, la pire semaine de l'épisode caniculaire, Santé publique France a enregistré « une hausse de +29,1 %, correspondant à 2 025 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente », en majorité chez des personnes âgées vivant souvent à domicile, selon un premier bilan.
« Des milliers de personnes meurent dans des logements devenus des pièges thermiques. Il y a un problème de santé publique », martèle Eddie Jacquemart, également élu communiste à Lille, qui accuse l'État d'« inaction législative et réglementaire ». Il s'en prend notamment au projet de loi Relance logement, qui prévoit d'autoriser à nouveau la location des logements considérés comme des passoires énergétiques — classés F ou G au diagnostic de performance énergétique — contre l'engagement du propriétaire à réaliser des travaux sous trois à cinq ans. « En retardant les obligations de rénovation, en affaiblissant le logement social et en refusant d'engager les investissements nécessaires, [les pouvoirs publics] exposent délibérément des millions de personnes à un danger grave », défend l'association, qui prévoit de déposer sa plainte la semaine du 20 juillet.
Fin mai, la Fondation pour le logement des défavorisés avait annoncé se joindre à un recours en justice contre l'État pour l'obliger à renforcer ses mesures d'adaptation au changement climatique, estimant que les personnes mal logées sont abandonnées face à ces risques. Ce recours, déposé devant le Conseil d'État par des associations et des citoyens sinistrés, juge le troisième Plan national d'adaptation au changement climatique « notoirement insuffisant ».


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