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  • Mobilisation du 17 octobre : 855 personnes interpellées à Paris, un manifestant décédé

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L'hôtel de ville de Limoges incendié, des commerces pillés, 1 200 interpellations : la mobilisation contre la « vie chère » a laissé samedi un lourd bilan. Une marche républicaine est organisée ce dimanche à Limoges. Suivez notre direct.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 09:08 | mis à jour aujourd'hui à 09:56 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

La mobilisation contre la « vie chère » a rassemblé samedi de 550 000 à 800 000 personnes en France, selon la police et les organisateurs. Elle restera pourtant surtout marquée par les violences qui ont éclaté dans de nombreuses villes. Sébastien Lecornu a fait état de 1 200 interpellations et de 150 policiers et gendarmes blessés.

À Limoges, l’hôtel de ville a été incendié et est « en grande partie perdu », selon le préfet. D’autres bâtiments publics ont été pris pour cible, comme la résidence de la préfète de Gironde ou les mairies de Lille, Marseille et Grenoble, et des dizaines de commerces ont été pillés. Gérald Darmanin a demandé aux parquets une réponse « extrêmement ferme », avec des réquisitions de détention provisoire.

Les violences ont aussi ravivé l'affrontement entre l'exécutif et La France insoumise. Le gouvernement les attribue à des « groupes d'ultragauche », et Sébastien Lecornu reproche à Jean-Luc Mélenchon une « inversion dangereuse et cynique des responsabilités ». Le leader insoumis avait mis en cause le « commandement aberrant » des forces de l'ordre, tout en se désolidarisant des pillages.

  • Place de la République à Paris. Photo Sipa/Kevinrzk

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    Place de la République à Paris. Photo Sipa/Kevinrzk

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  • Sébastien Lecornu a fait état de 1 200 interpellations et de 150 membres des forces de l'ordre blessés, samedi soir. Photo Sipa/Elias Neil Benleulmi

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    Sébastien Lecornu a fait état de 1 200 interpellations et de 150 membres des forces de l'ordre blessés, samedi soir. Photo Sipa/Elias Neil Benleulmi

  • Dans les rues de Paris cette nuit. Photo AFP/Guillaume Saligot

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    Dans les rues de Paris cette nuit. Photo AFP/Guillaume Saligot

  • Des manifestants à Paris. Photo Sipa/Fabian Suspensivo

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    Des manifestants à Paris. Photo Sipa/Fabian Suspensivo

Suivez cette journée en direct :

  • 09:56

    Paris déplore un « manque de moyens » policiers contre les pillages de samedi

    La première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje, a déploré « un manque de moyens » policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées samedi jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale. Le bras droit du maire socialiste Emmanuel Grégoire a évoqué sur franceinfo « un niveau de violence que nous n'avons, je crois, jamais vu » à Paris.

    « À l'évidence », a relevé la première adjointe, « les forces de l'ordre hier ont été débordées, notamment à certains endroits ». « Ce qui n'est pas acceptable, et c'est ce qui nous est remonté par ailleurs d'un grand nombre d'habitants qui nous appelaient désespérés, ou de commerçants qui nous appelaient en nous interpellant », a poursuivi la maire-adjointe, c'est que « méthodiquement », « des gens » ont parcouru « des rues entières en pillant, en saccageant ».

    Des habitants et commerçants ont interpellé la mairie en disant « mais où sont les forces de l'ordre ? », a assuré Lamia El Aaraje. « Pour le coup il y a eu clairement, je dirais, un manque de moyens hier soir sur la capitale », « ce n'est pas acceptable de voir à l'image des gens saccager des commerces et s'en prendre physiquement » à des bâtiments, a-t-elle ajouté.

  • 09:08

    Un manifestant meurt après un malaise à Paris

    Un manifestant est décédé samedi à Paris, rapportent BFMTV et RTL. Il aurait fait un malaise boulevard Magenta, où est passé le cortège. Dans son dernier bilan, la préfecture de police de Paris, fait état d' « une personne décédée à la suite d'un arrêt cardiorespiratoire ».

  • 09:03

    Paris : 855 personnes interpellées, « un chiffre record »

    Les forces de l'ordre ont interpellé « 855 » personnes samedi à Paris, un « chiffre record », a annoncé ce dimanche la préfecture de police (PP) dans un bilan à 8 heures. 

    Dans la capitale, 13 policiers et gendarmes ont été blessés ainsi que deux sapeurs-pompiers, a ajouté la PP, qui a fait état de « groupes violents, caractérisés par leur volume inhabituel (500 à plus de 1 000) ». Le bilan des dégradations et pillages de commerces est en cours mais « l'ampleur des dégâts constatée est significative ».

  • 08:34

    Incendie de la mairie de Limoges: « le feu est circonscrit »

    L'incendie qui a dévasté l'hôtel de ville de Limoges est « circonscrit », a déclaré le préfet de la Haute-Vienne Maurice Barate, dimanche sur LCI, précisant que les « pompiers sont en train d'éteindre les dernières braises ».

    « C'est sciemment que le feu a été mis », a dénoncé le représentant de l'État en fustigeant « une horde sauvage » à l'origine du sinistre, qui a très lourdement endommagé l'édifice du 19e siècle, et de très nombreux dégâts dans la capitale limousine.

  • 08:11

    Virulente passe d'armes entre Lecornu et Mélenchon

    Les violences en marge des manifestations ont nourri samedi une très virulente passe d'armes entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et l'insoumis Jean-Luc Mélenchon, chacun imputant à l'autre une part de responsabilité dans le désordre.

    « Faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c'est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités », a taclé dans un message sur X le chef du gouvernement. « On ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent. C'est VOTRE responsabilité politique », a ajouté le locataire de Matignon qui accuse, depuis le début de la mobilisation mi-septembre, LFI d'attiser la colère.

    Réponse immédiate du candidat de la gauche radicale, qui a fait de la jeunesse l'un des piliers centraux de sa stratégie électorale et compte sur la mobilisation lycéenne pour gagner des points à six mois de la présidentielle. Il a accusé le Premier ministre d'avoir « joué avec le feu, en comptant sur le pourrissement » de la situation et mis une nouvelle fois en cause la stratégie du maintien de l'ordre déployée par les autorités. « Vous n'êtes pas un homme d'État. Juste un commis qui est en train de provoquer une crise de régime », a-t-il tancé.

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  • 07:56

    Commerces pillés : Bercy « mobilisé »

    « Le bilan va être lourd, partout dans le pays », a commenté peu avant minuit le Premier ministre Sébastien Lecornu. « A tous les commerçants touchés », « nous sommes mobilisés à Bercy pour vous aider », a ajouté le ministre du Commerce, Serge Papin.

  • 07:48

    « Cette convergence des luttes, c’est historique » : à Paris, un cortège calme, des violences en marge

    Malgré les affrontements et les pillages qui ont secoué Paris, des milliers de manifestants ont défilé dans le calme, ce samedi, pour tenter de faire entendre leur soutien aux jeunes et leurs revendications sur le pouvoir d'achat.

    >>> Lire notre article complet ici.

  • 07:40

    J.D. Vance accuse l'immigration

    Le vice-président américain J.D. Vance a estimé samedi que l'immigration était responsable des violences survenues en marge de manifestations en France, en commentaire d'une vidéo montrant l'incendie de la mairie de Limoges.

    « Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde en France et d'autres pays au nom de la diversité et de la compassion. Ils ont négligé les questions fondamentales d'assimilation et de compatibilité. On leur a dit que cela finirait comme cela et ils n'ont pas écouté », a-t-il écrit sur X, en ajoutant: « Je prie pour que la France, un beau pays à la population merveilleuse, mette fin à cette folie avant que plus de monuments ne brûlent ».

  • 07:29

    « Du jamais vu » : des scènes de pillage hors de contrôle à Paris

    Des cigarettes, des lunettes de soleil, des vêtements, des bijoux et des bonbons: dans le 11e arrondissement de Paris, des magasins ont été pillés samedi soir les uns après les autres une fois la manifestation contre la vie chère terminée, sans que les auteurs ne soient inquiétés. 

    Dans les rues étroites et branchées entre les places de la République et de la Bastille, la même tactique se reproduit: un petit groupe de jeunes, habillés en noir et souvent cagoulés ou masqués, s'attaque à un rideau métallique, qui finit par céder. Puis ceux qui sont restés en retrait s'engouffrent eux aussi dans le commerce et en ressortent avec un butin plus ou moins conséquent.

    Du Franprix, on ressort avec des sacs remplis de gâteaux, de jus de fruit et d'alcool. De chez le petit bijoutier d'en face, on a pris de vieilles horloges dorées. Au coin de la rue, des présentoirs entiers de lunettes de soleil ont disparu. Dans les petits commerces, on cherche la caisse, qu'on fracasse ensuite par terre, parfois pour découvrir qu'elle est vide. La plupart sont des hommes, quelques filles observent et prennent des vêtements par-ci par-là. Tous sont jeunes.

    Parmi les villes objets de ces pillages, le ministre a cité, outre Paris et Marseille, Strasbourg, Rouen, Nantes, Rennes, Toulouse, Pau et Valence.

  • 07:16

    Les maires de Paris, Marseille et Lyon demandent à être reçus par Lecornu

    Les maires de Paris, Marseille et Lyon demandent à être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu en début de semaine, « face à l'ampleur des dégâts et la gravité de la situation ».

    « Nous exigeons qu'un diagnostic précis soit établi, expliquant l'enchaînement d'événements ayant abouti à cette situation. Cela ne peut et doit pas se reproduire », écrivent dans une déclaration commune Emmanuel Grégoire (PS), Benoît Payan (DVG) et Grégory Doucet (écologiste). Les trois édiles disent associer à leur démarche l'ensemble des « maires des villes touchées ».

  • 07:10

    La France se réveille sonnée

    La France constate l'ampleur des dégâts ce dimanche après les violences, les pillages et le chaos qui ont éclipsé la mobilisation contre la « vie chère ». 

    Les scènes d'insurrection, parfois au cri de « Révolution », ont paru plus intenses et plus étendues que les émeutes de 2023, mais aussi que les journées d'action des gilets jaunes en 2018-2019, selon des reporters de l'AFP sur le terrain.

  • 07:10

    L'essentiel de samedi 

    • La mobilisation a été massive. De 550 000 à 800 000 personnes ont manifesté dans toute la France, selon la police et les organisateurs, dont 110 000 à Paris, lors de quelque 110 défilés. La CGT a salué « la plus importante journée de mobilisation depuis la rentrée ».
    • La journée a été émaillée de violences d'une intensité rare. Sébastien Lecornu a fait état de 1 200 interpellations et de 150 membres des forces de l'ordre blessés, évoquant « un miracle que le bilan ne soit pas plus lourd ». Des cortèges ont dégénéré à Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Rennes, Nantes ou Nice, avec des affrontements, des pillages et l'usage de canons à eau et de la CRS 8 dans la capitale.
    • L'hôtel de ville de Limoges a été incendié et jugé « en grande partie perdu », la résidence de la préfète de Gironde saccagée, les mairies de Lille, Marseille, Grenoble et Angers brièvement envahies ou dégradées. À Saint-Étienne, un jeune manifestant a eu la main arrachée par une grenade, et à Rouen, un bâtiment universitaire a brûlé, la piste criminelle étant privilégiée.
    • L'exécutif a affiché la fermeté. Sébastien Lecornu a présidé une cellule de crise à Beauvau avant de se rendre auprès des forces de l'ordre, Gérald Darmanin a demandé aux parquets une réponse « extrêmement ferme » avec des détentions provisoires, et Emmanuel Macron a promis que « ceux qui ont cassé seront poursuivis et punis ». Le gouvernement attribue les violences à « l'ultragauche » et somme LFI de se positionner.
    • La gauche dénonce la gestion du maintien de l'ordre. Jean-Luc Mélenchon s'est désolidarisé des « pillages » tout en accusant le pouvoir et un « commandement aberrant », Clémence Guetté reprochant à Laurent Nuñez de « mettre tout le monde en danger ». Marine Tondelier a réclamé une révision urgente de la doctrine, quand la droite et l'extrême droite, de Bruno Retailleau à Jordan Bardella, fustigeaient une « violence anti-flic » inédite et « les professionnels du chaos ».
  • 07:00

    Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au suivi de la mobilisation sociale. 

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