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  • Mobilisation des lycéens : l’IGPN ouvre une enquête après un coup de genou d’un ...

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Le gouvernement doit déployer « dans les prochaines heures » 3 000 enseignants dans les lycées les plus en difficulté, au lendemain d'une quatrième journée de mobilisation. Lycéens et étudiants, qui jugent les annonces insuffisantes, appellent à un « acte V » mardi. Suivez notre direct.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 10:03 | mis à jour aujourd'hui à 10:12 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Le ministère de l'Éducation doit mettre en œuvre ce vendredi le déploiement annoncé de 3 000 enseignants dans quelque 500 lycées classés comme les plus en difficulté, pour répondre à l'une des principales revendications du mouvement, le non-remplacement des professeurs. Édouard Geffray se rendra dans la journée dans un lycée de Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, pour la restitution d'un temps d'échange lycéen.

La mobilisation, elle, cherche un second souffle. Un net reflux a été observé jeudi côté blocages, journée marquée par des heurts à Paris et plusieurs dégradations dans le reste du pays. Les organisations lycéennes et étudiantes jugent les annonces gouvernementales insuffisantes et réclament un rendez-vous avec le Premier ministre. Elles appellent à un « acte V » mardi 13 octobre, avec une grève de plusieurs syndicats de l'éducation.

Par ailleurs, le gouvernement défend son action et son calendrier, quand la gauche dénonce une « opération d'enfumage » et des violences policières, et que la droite et l'extrême droite réclament fermeté et mise en cause de la responsabilité des parents. 

  • Depuis le début du mouvement, au moins 215 élèves ont été blessés, selon Matignon, et 18 enquêtes ont été confiées à l'IGPN, la « police des polices ». 

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    Depuis le début du mouvement, au moins 215 élèves ont été blessés, selon Matignon, et 18 enquêtes ont été confiées à l'IGPN, la « police des polices ». 

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  • Édouard Geffray a annoncé le déploiement de 3 000 enseignants sur le plateau du 20h de TF1, jeudi soir. Photo Sipa

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    Édouard Geffray a annoncé le déploiement de 3 000 enseignants sur le plateau du 20h de TF1, jeudi soir. Photo Sipa

  • Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à un « acte V » de la mobilisation mardi 13 octobre. Photo Sipa/Davood Maeili. Photo Sipa/Cesar Vilette

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    Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à un « acte V » de la mobilisation mardi 13 octobre. Photo Sipa/Davood Maeili. Photo Sipa/Cesar Vilette

  • Les manifestations de jeudi ont globalement été de moindre ampleur que mardi, où de 266 000 à 450 000 personnes s'étaient rassemblées dans tout le pays. Photo Sipa/Ugo Amez

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    Les manifestations de jeudi ont globalement été de moindre ampleur que mardi, où de 266 000 à 450 000 personnes s'étaient rassemblées dans tout le pays. Photo Sipa/Ugo Amez

  • Des débordements ont eu lieu jeudi à Bordeaux, où un commissariat de police a été attaqué. Photo Sipa/Ugo Amez

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    Des débordements ont eu lieu jeudi à Bordeaux, où un commissariat de police a été attaqué. Photo Sipa/Ugo Amez

Suivez cette nouvelle journée de mobilisation en direct : 

  • 10:12

    Le député insoumis Paul Vannier accuse Édouard Geffray d’être « l’un des principaux responsables » du « désastre » éducatif

    Le député La France insoumise Paul Vannier a vivement critiqué le ministre de l’Éducation nationale après son intervention au journal de 20 heures de TF1. Il dénonce notamment les suppressions de postes d’enseignants, le manque de recrutements et les limites du « pacte » enseignant. « Que n’a-t-il fait ces derniers mois pour découvrir soudainement 3000 postes de professeurs prétendument non affectés ? », écrit-il sur X hier soir.

    Il accuse Édouard Geffray, ancien directeur général de l’enseignement scolaire sous Jean-Michel Blanquer, d’avoir contribué à la dégradation du système éducatif, notamment avec la réforme du lycée et Parcoursup. Paul Vannier appelle à rejoindre la mobilisation prévue mardi 13 octobre à l’appel des lycéens, étudiants et enseignants, qu’il prédit « puissante ».

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  • 09:57

    Abrogation de Parcoursup : les organisations lycéennes pas toutes d'accord

    Louis Letoublon, vice-président de l’organisation Les Lycéens !, et Nathanaël Combary, le représentant de Renouveau lycéen (par ailleurs adhérent du parti Renaissance), étaient ce vendredi matin sur BFMTV. Interrogés sur l'arrivée de 3 000 professeurs remplaçants, ils disent tous les deux attendre de voir « ce que ça donne ». 

    En revanche, ils ne sont pas d'accord sur les réponses apportées par le gouvernement concernant Parcoursup. Louis Letoublon juge la plateforme « intrinsèquement stressante » et demande sa suppression. Nathanaël Combary, lui, estime qu'on ne peut pas s'en passer. « Il y a des choses qu’on ne pourra pas avoir », déclare-t-il, en reprochant notamment à l'USL (Union syndicale lycéenne) de mentir aux lycéens. « Si demain la mobilisation cesse, le gouvernement n'a plus de raison de répondre à nos revendications », fait plutôt valoir Louis Letoublon.

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  • 09:45

    Édouard Geffray dans un lycée du Val-de-Marne

    Après s'être rendu dans les Yvelines en début de semaine, le ministre de l'Éducation nationale est en visite ce vendredi matin dans le Val-de-Marne, au lycée polyvalent de Cachan. Il rencontre depuis 9h30 l'équipe et des élèves du lycée. Il devrait ensuite prendre la parole devant la presse.

  • 09:27

    Policier filmé en train de donner un coup au visage à un manifestant : une enquête de l'IGPN ouverte

    Une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montrent un policier frapper avec son genou le visage d'un homme qu'il était en train d'interpeller, jeudi place la Bastille à Paris, en fin de manifestation. Ce policier fait partie d'une compagnie spécialisée dans le maintien de l'ordre. 

    L'ouverture d'une enquête administrative avait été annoncée le jour même par la préfecture de police de Paris. L'IGPN, la police des polices, a aussi ouvert une enquête ce vendredi. « Cela porte à cinq le nombre d’enquêtes confiées par le parquet de Paris à l’IGPN pour des faits de violence par personne dépositaire de l’autorité publique dans le cadre du mouvement de blocage des lycéens », ajoute le parquet.

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  • 09:17

    Philippe Baptiste : vouloir abroger Parcoursup, «c'est de la démagogie pure »

    Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, était lui aussi sur France info ce vendredi matin. Il a concédé qu'il fallait « faire évoluer » Parcoursup, en donnant « plus de lisibilité au système, plus de transparence » sur les modes de sélection. En revanche, il pense que les partis politiques qui réclament son abrogation font « de la démagogie pure ».

    « Ils prennent les lycéens pour des lapins de trois semaines », lance-t-il, en les invitant à proposer une autre méthode pour « affecter un million de candidats ».

  • 08:56

    Marylise Léon (CFDT) appelle à « réinterroger la façon dont les consignes » de maintien de l'ordre sont respectées

    Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, considère sur Franceinfo que le déploiement de 3 000 professeurs est « une première réponse qu’on peut saluer » mais souligne qu’il y a « beaucoup d’autres revendications » qui doivent être écoutées, notamment sur la vétusté des bâtiments scolaires. Le gouvernement a « sous-estimé » la colère de la jeunesse, observe-t-elle. Il faut selon Marylise Léon des réponses rapides, mais aussi à moyen et long terme.

    La syndicaliste s'« interroge » sur le nombre d'interpellations depuis le début du mouvement, qui s'élève à plus de 6 500. Elle « trouve ça grave » que 18 enquêtes de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) aient été ouvertes. Sans « faire de généralités », elle trouve qu'« il est largement temps de réinterroger la façon dont les consignes [de maintien de l’ordre] sont passées et respectées ».

    Son organisation, la CGT et FO appellent à la grève le 5 novembre « pour les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie ».

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  • 08:33

    141 établissements encore fermés ce matin

    Selon le ministère de l'Éducation, « plus de 96% de lycées » sont ouverts ce vendredi matin. 141 lycées restent fermés en raison de la mobilisation d'une partie des élèves, soit moins de 4% des 3 700 que compte le pays. Le chiffre est plutôt stable par rapport à jeudi, où 157 établissements étaient fermés à la même heure.

  • 08:27

    Laure Lavalette estime qu'il faut « mieux utiliser » l'argent public dédié à l'éducation

    Laure Lavalette, députée Rassemblement national et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen, considère que le mouvement de la jeunesse a des « revendications légitimes » mais regrette qu'il y ait « à côté un mouvement avec des casseurs », « poussé » selon elle par La France insoumise. Interrogée sur France 2 sur les accusations de violences policières et notamment sur le lycéen qui a eu une main arrachée par une grenade assourdissante, elle évoque un « drame épouvantable ». « Par principe, nous sommes toujours du côté des forces de l’ordre », ajoute-t-elle ensuite. 

    Elle assure que le RN va bientôt proposer des mesures sur l'éducation. Il faut selon elle « revaloriser les professeurs » et « mieux utiliser » l'argent public dédié à l'éducation.

  • 08:14

    François-Xavier Bellamy veut que les élèves difficiles soient « placés dans des internats »

    Invité sur RTL, l'eurodéputé François-Xavier Bellamy a qualifié d'« effet d'annonce » l'arrivée de 3 000 professeurs remplaçants dans les lycées. Recentrage de l'apprentissage des « savoirs fondamentaux » , mise en place d'« examens exigeants », investissement dans « l’attractivité du métier » d'enseignant... Le vice-président des Républicains a déroulé les propositions de son camp sur l'éducation.

    Il a aussi proposé que « les élèves qui posent le plus de difficultés (…) soient placés dans des internats où ils pourront être remis dans le droit chemin ». Pour lui, il faut par ailleurs « retirer les réseaux sociaux aux enfants ».

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  • 07:52

    François Ruffin juge les réponses gouvernementales insuffisantes

    François Ruffin, député de la Somme et candidat à la présidentielle, estime sur Franceinfo que le gouvernement n'apportait « pas de réponse politique mais une réponse policière ». Il revient sur les promesses de Sébastien Lecornu et Édouard Geffray, qui se sont engagés à déposer des amendements au projet de budget pour prendre en compte certaines de demandes des lycéens : « C’est pas une réponse ! », s'agace-t-il. 

    Il enjoint l'exécutif à revenir sur « les suppressions de postes dans le prochain budget de l’Éducation nationale » et à supprimer Parcoursup. 

  • 07:33

    Réunion à distance ce vendredi entre le ministre et les syndicats

    Selon BFMTV, une réunion à distance est prévue ce vendredi à 16h30 entre les syndicats d’enseignants et le ministre de l’Éducation nationale. L’intersyndicale professionnelle appelle à une nouvelle journée de mobilisation et de grève mardi 13 octobre.

  • 07:18

    Que pensent les organisations lycéennes des dernières annonces ?

    En annonçant jeudi soir l'arrivée de 3 000 professeurs remplaçants Édouard Geffray espérait répondre à l'une des revendications du mouvement. Mais un peu plus tôt, les représentants des lycéens sont ressortis plutôt déçus de leur rencontre au ministère.

    « Le ministre nous a fait des annonces qui, sur un sujet seulement, la démocratie scolaire, sont satisfaisantes. Sur le reste, elles ne le sont absolument pas », a affirmé Louis Letoublon, des Lycéens !. « On nous annonce quelques miettes et sur Parcoursup on nous dit plus de transparence », a de son côté déploré Marius Mesnil, le représentant de l'Union syndicale lycéenne (USL) qui souhaite la « suppression » de la plateforme d'orientation post-bac.

    Il a appelé « tous les lycéens, les parents d'élèves, les travailleurs, à se mobiliser pour l'acte V de la mobilisation » mardi, « à bloquer leurs lycées, leurs établissements et à venir manifester ». Le représentant de Renouveau lycéen, Nathanaël Combary (également adhérent du parti Renaissance) a lui salué « quelques avancées » et s'est dit « satisfait ».

  • 07:09

    La jeunesse hausse le ton et continue de faire pression sur le gouvernement

    Le ministre de l’Éducation nationale tente de calmer la colère. Mais les organisations lycéennes, qui représentent les contestataires, assurent vouloir pousser la mobilisation, avec un prochain rendez-vous annoncé pour mardi 13 octobre.

    >> Lire notre analyse : « Nous ne lâcherons rien » : entre lycéens et gouvernement, le bras de fer se poursuit

  • 07:06

    Parcoursup, enseignement supérieur... Une réunion prévue lundi

    Les ministres recevront de nouveau les organisations lundi pour travailler notamment sur la transparence de Parcoursup et les tensions liées aux capacités d'accueil dans l'enseignement supérieur. « Aujourd'hui, on a vraiment la volonté, sans ligne rouge, de notre part, de travailler et d'ouvrir la discussion », a assuré jeudi le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste. Il a évoqué la « lisibilité » et la « transparence » de Parcoursup et « l'identification des points de tension dans les capacités d'accueil partout en France » dans les universités.

  • 07:01

    L'essentiel de la journée de jeudi

    • 71 500 manifestants en France, dont 24 500 à Paris, selon l'Intérieur, auxquels s'ajoutent 55 000 personnes mobilisées devant des établissements. Les perturbations scolaires ont nettement reflué, avec 157 lycées fermés à la mi-journée sur 3 700. 
    • Des heurts ont marqué la fin de la manifestation parisienne. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et d'un canon à eau face à des jets de projectiles et de mortiers. Des incidents ont aussi éclaté en province, notamment en Gironde.
    • Édouard Geffray a esquissé de premières mesures. Le ministre de l'Education a annoncé le déploiement de 3 000 enseignants dans environ 500 lycées en difficulté dès ce vendredi, et de nouveaux recrutements. La plateforme Agora a recueilli plus de 66 000 contributions de lycéens.
    • Les organisations lycéennes jugent ces annonces insuffisantes. À la sortie d'une rencontre avec le ministre, elles déplorent l'absence de mesures concrètes sur Parcoursup, dont elles réclament l'abrogation, et sur le bâti scolaire. Elles appellent à un acte V mardi 13 octobre, soutenu par une grève de la FSU et de la CGT Éduc'action.
    • Les violences ont continué de viser personnels et élèves. À Belfort, des enseignants du lycée Courbet ont exercé leur droit de retrait après un tir de mortier. Cinq mineurs ont été mis en examen pour le passage à tabac d'un policier. À Marseille, un proviseur adjoint roué de coups a porté plainte. La controverse sur le maintien de l'ordre se poursuit.
  • 07:00

    Lancement du direct

    Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la mobilisation lycéenne à travers la France. 

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