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Une intersyndicale appelle à amplifier la mobilisation contre les suppressions de postes d'enseignants et organise une semaine d'actions du 30 mars au 3 avril.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 20:28 - Temps de lecture :
Une intersyndicale de l'Éducation nationale appelle à amplifier la mobilisation contre les suppressions de postes d'enseignants et organise une semaine d'actions du 30 mars au 3 avril, avec une journée nationale de grève prévue le 31 mars. La FSU, l'Unsa, la CFDT, la CGT et SUD « dénoncent les choix budgétaires du gouvernement: suppressions d'emplois et blocage de toute revalorisation salariale », dans un communiqué commun diffusé vendredi.
Selon elles, « ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d'Éducation déjà exsangue ». Les organisations pointent notamment les effets déjà visibles dans le second degré (collèges et lycées): classes plus chargées, réduction de l'offre de formation et vies scolaires « asphyxiées » faute de moyens. Dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires), les syndicats anticipent, avec les cartes scolaires qui s'ouvrent la semaine prochaine après les élections municipales, « des milliers » de fermetures de classes.
Des suppressions de postes pour la rentrée 2026
Les organisations dénoncent « un budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail, de poursuite du déclassement salarial ». Elles appellent le gouvernement à revoir ses choix « court-termistes » et « exige(nt) un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties ».
Au total, 4 000 suppressions de postes d'enseignants, public et privé confondus, sont attendus pour la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré. En janvier, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, avait évoqué une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions. Selon la Direction des études statistiques du ministère de l’Éducation nationale, les effectifs des élèves ont diminué de 1,7 % à la rentrée 2025, avec 106 900 élèves de moins qu'en 2024.
« La baisse démographique doit être une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d'élèves par classe », estiment au contraire les organisations syndicales. Plusieurs mobilisations ont déjà eu lieu à travers la France depuis la mi-février. Le 17 février, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris et quelque 6,16 % d'enseignants d'Île-de-France étaient en grève, tandis qu'à Bordeaux une centaine de professeurs, rejoints par des parents d'élèves, se sont mobilisés devant le rectorat de Bordeaux le 11 mars.


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