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René Emmanuel Sadi et Gaston Eloundou Essomba ont réuni la presse hier à Yaoundé pour présenter la SOCADEL, la nouvelle société camerounaise de distribution d’électricité née le 4 mai 2026 des cendres d’ENEO. Après le rachat des 51% de parts détenues par le partenaire britannique Actis, l’État fixe ses attentes. Et elles sont précises.
Un plan de restructuration sur trois ans
Le gouvernement ne cache pas l’ambition du projet. La réforme, entamée le 12 novembre 2025, vise à améliorer la distribution de l’énergie électrique, augmenter les recettes du secteur et réduire les charges qui plombent son équilibre financier depuis des années. Le plan de restructuration court de 2026 à 2028.
Les 100 premiers jours de la direction de la SOCADEL seront décisifs. Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Énergie, a été clair : « Le service public de l’électricité repose sur un principe simple, l’électricité consommée doit être payée. » Tout le monde devra payer sa facture. Les administrations publiques comprises, traitées au même titre que les autres clients pour le règlement de leurs impayés.
La lutte contre la fraude figure parmi les priorités immédiates. Environ 60 milliards de francs CFA disparaissent chaque année à cause de ce fléau. Lors d’une opération coup de poing récente, 3 000 cas de fraude ont été recensés dans les seules villes de Yaoundé et Douala en trois semaines. Un chiffre qui donne le vertige, et qui explique en partie pourquoi le secteur n’a jamais réussi à redresser ses finances.
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Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais.


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