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Coco Belliveau
Avoir de la cocologie, c’est avoir de l’intelligence, du jugement, de la débrouillardise. Voilà qui caractérise à merveille Coco Belliveau, humoriste, rappeuse, animatrice et comédienne, mais aussi redoutable joueuse dans les populaires téléréalités que sont Big Brother célébrités et The Traitors Canada. Cet hiver, dix ans après sa sortie de l’École nationale de l’humour, la Néo-Brunswickoise et Acadienne de 34 ans s’éloigne un peu du petit écran pour offrir Cocologie, un premier véritable solo, qui succède à plusieurs spectacles plus ou moins brefs aux titres éclairants : L’étrange vie de Coco Belliveau (2017), Laide (2019), Bonne fête Coco Belliveau (2019), Cococratie. La nouvelle ordre sociale (2020) et Toxique (2022). Chose certaine, la vigilante justicière ne semble pas avoir épuisé sa réserve de paroles envoûtantes. Son objectif avoué : rendre le monde meilleur par le truchement du rire. Queer, pansexuelle, féministe, neurodivergente et antigrossophobe — elle n’hésite pas à s’autoproclamer sorcière —, Belliveau est une communicatrice hors pair et déjà un indéniable vecteur de changement social.
Au Gesù le 10 février, au Grand Théâtre de Québec le 12 février, puis en tournée jusqu’à l’automne.
Liliane Blanco-Binette
Originaire de Gatineau, diplômée de l’École nationale de l’humour en 2021, Liliane Blanco-Binette a 364 000 abonnés sur Instagram et près de 266 000 sur TikTok. L’an dernier, forte de cette notoriété numérique, l’humoriste est allée courtiser le public parisien — avec succès, dit-on — en se produisant à la Cigale et aux Folies Bergère. Avant de retourner en Europe à l’automne, la femme de 28 ans présente cet hiver au Québec son premier spectacle solo, Toréador, mis en scène par Sébastien Tessier (du duo Brick et Brack). On dit que l’humoriste apparaît sur les planches tel un torero, se transformant pour affronter ses dualités, apprivoiser ses contradictions et, en passant, faire un clin d’œil à ses origines espagnoles. Lucide, quitte à être un peu cru et grimaçant, l’humour de Blanco-Binette est surtout pétri d’autodérision, s’appuyant sur une absence totale de filtre lorsque vient l’heure d’aborder peurs, limites et fragilités. Celles et ceux qui l’ont suivie dans Big Brother célébrités, notamment en 2025, où elle a remporté le prix Coup de cœur du public, savent à quel point la femme est authentique et attachante.
À la salle Albert-Rousseau le 18 février, à l’Olympia le 25 février, puis en tournée jusqu’à l’automne.
Tommy Néron
Diplômé de l’École nationale de l’humour en 2022, Tommy Néron est parvenu à se tailler une place de choix dans son milieu, d’abord sur TikTok, puis avec sa populaire soirée Tommy & Friends, avec laquelle il a réussi à remplir le MTelus (!), et finalement en faisant preuve d’un talent indéniable pour la radio, entre autres sur les ondes d’Énergie et de Rouge FM. En 2024, il s’est même retrouvé en nomination au Gala Les Olivier, dans la catégorie Découverte de l’année. Cet hiver, l’humoriste présente son tout premier spectacle solo, Les fleurs poussent encore, dans lequel il relate son parcours pas banal, une route jonchée d’épreuves relevées, de refus encaissés et d’adversités surmontées. Natif de Saint-Bruno au Saguenay–Lac-Saint-Jean — des origines qui tiennent un rôle important dans son stand-up —, le jeune homme promet des observations franches et des anecdotes truculentes, une verve irrévérencieuse et un humour sans détour. Korine Côté est là pour le conseiller en ce qui a trait au texte et Laurent Paquin, à la mise en scène.
Au Gesù le 10 mars, au Petit Champlain le 18 mars, puis en tournée jusqu’à l’automne.
Chantal Lamarre
À 63 ans, forte de ses quelque 40 ans de métier, Chantal Lamarre ose un premier spectacle d’humour, ou plus précisément un « joyeux cabaret bio-comique » intitulé Steppettes et cornemuse. « Un moment pour se souvenir du bon et moins bon vieux temps, pour rire de nos travers, pour chercher la joie dans l’adversité de l’époque. » Pas de doute que le solo imaginé par l’iconoclaste dame à lunettes, présenté en rodage depuis l’été dernier et guidé au texte et à la mise en scène par François Chénier, sera atypique. On promet d’ailleurs de la chanson et quelques pas de danse, de la rigolade et quelques serrements de gorge. Gageons également que la soirée sera portée par ce légendaire sens de l’observation qui a contribué au succès d’émissions aussi diverses que Le grand blond avec un show sournois, Les dieux de la danse et Infoman. Rappelons que lors du plus récent Gala des prix Gémeaux, Chantal Lamarre a été nommée par le public « Collaboratrice de l’année : émission hors-fiction » pour son admirable travail à Infoman.
Au théâtre Outremont les 11 et 12 mars, au Grand Théâtre de Québec le 31 mars, puis en tournée jusqu’en novembre 2027.
Maude Landry
En 2023, avec son premier solo, L’involution, l’humoriste Maude Landry nous avait complètement charmés. Folle introspection, savant délire, incursion dans les dédales d’une pensée galopante, tour de manège dans un esprit sinueux, le spectacle s’articulait autour d’enjeux individuels et collectifs, il témoignait d’un regard singulier et désopilant, un point de vue joyeusement décalé sur le réel. Pas étonnant que 241 représentations aient eu lieu et que 36 000 billets aient trouvé preneur. Réjouissez-vous parce que l’inimitable et attachant personnage, une artiste dotée de dix ans de carrière et de deux Olivier, une fille « beaucoup trop cool pour faire partie de la gang des cools », est de retour cet hiver avec un nouveau solo intitulé… Trop cool. Parmi les sujets qui seront abordés de manière assurément inusitée dans ce spectacle, pour lequel Yannick De Martino agit comme conseiller : le temps qui passe, les maladresses sociales, l’omniprésence de la publicité, l’hypocrisie bienveillante et les préjugés.
Au Gesù le 31 mars, à la salle Albert-Rousseau le 13 avril, puis en tournée jusqu’à l’automne.
Jo Cormier
En 2022, après avoir fait un malheur dans des émissions comme Le prochain stand-up et Roast battle : le grand duel, Jo Cormier présentait Animal, un spectacle dans lequel il abordait l’animalité des êtres humains et l’humanité des animaux, jonglait avec des questions existentielles, échafaudait des théories aussi farfelues que désopilantes. Cet hiver, le drôle de spécimen, animateur de deux balados (Ça ou ça et Tout le monde gagne), est de retour avec Machine, un nouveau solo qui s’annonce plus personnel que le précédent. À une époque hypertechnologique, l’humoriste préfère s’intéresser à l’humain, à ses erreurs, ses doutes, ses défauts, ses émotions. « Depuis quelques années, explique celui qui est maintenant plus près de 40 ans que de 30, je nous vois nous chercher dans la lorgnette de la perfection. On dirait qu’on a oublié le soleil, le vent, l’espace et l’hostilité de la nature. Sommes-nous faits pour devenir des machines ? Qu’est-ce qui nous rend humains ? »
Au Gesù les 15, 16 et 17 avril, à la salle Albert-Rousseau le 28 avril, puis en tournée jusqu’à l’automne.


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