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Némésis/Alice Cordier. Une capture d’écran, un signe nazi évident et le masque tombe pour de bon. Ce 10 mars, 18h25, le journaliste spécialisé de l’extrême droite, Ricardo Parreira, a publié une capture d’écran accablante sur laquelle on peut voir Alice Cordier. La photo originale a été publiée par un néonazi nommé Gwendal Delange. Il dément […]
Némésis/Alice Cordier. Une capture d’écran, un signe nazi évident et le masque tombe pour de bon. Ce 10 mars, 18h25, le journaliste spécialisé de l’extrême droite, Ricardo Parreira, a publié une capture d’écran accablante sur laquelle on peut voir Alice Cordier. La photo originale a été publiée par un néonazi nommé Gwendal Delange. Il dément être celui à gauche d’Alice Cordier sur cette même photo. Quoi qu’il en soit, on peut clairement voir la cheffe de Némésis réaliser un signe nazi faisant référence à la Schutzstaffel nazie (les « SS », « escadron de protection » en français).
Visiblement irritée que son vrai visage soit dévoilé, Alice Cordier va tout faire pour se dédouaner : la mise en parallèle avec une joueuse de foot, la référence à un groupe de rap… À chaque fois, sa défense s’est effondrée. Jusqu’au ridicule. Des parlementaires insoumis ont rapidement saisi la procureure de la République à ce sujet. Qu’ont à dire désormais ceux qui ont cru dur comme fer, sans lui opposer la moindre contradiction, à sa première version de la mort du militant néofasciste Quentin à Lyon ? Comment cette militante peut-elle avoir et désormais continuer d’avoir un tapis rouge sur tous les plateaux télé ?
Cela doit être écrit noir sur blanc. Sous couvert de féminisme, Alice Cordier est activiste d’extrême droite, fémo-nationaliste, cheffe d’un groupuscule d’extrême droite organisant des guet-apens contre des militants de gauche grâce à des amis nazillons à gros bras, profitant de son large réseau libertarien (Atlas) et de ses cours de media training pour propager son idéologie malfaisante. Son collectif Némésis doit être dissous. Retour sur ces 24 heures où le masque de la fémo-nationaliste Alice Cordier est définitivement tombé. Notre article.
Cette capture d’écran qu’Alice Cordier aurait aimé ne jamais voir révélée, le déni dans lequel elle a sombré
La capture d’écran ne fait pas l’ombre d’une ambiguïté. La photo originale est publiée le 5 mars 2026 par le néonazi Gwendal Delange, combattant en Ukraine dans le bataillon Azov (rempli de nazis). « Alice Cordier du Collectif Némésis, à l’ancienne, de Bretagne à Lyon, SS partout », écrit-il comme texte pour accompagner sa publication. Sur la photo, on peut y voir Alice Cordier effectuant le symbole des SS sévissant sous le IIIᵉ Reich allemand… Ce même Gwendal Delange nie être celui posant à droite de la cheffe de Némésis sur la photo. Ce signe effectué, réalisé avec les deux mains, a été créé dans les années 2000 par des suprémacistes blancs afin de commémorer la mémoire des SS. Ambiance.
Une deuxième photo accompagne la photo du duo (voir ci-dessous). « On voit un « hooligan sanctifié » avec un Soleil noir derrière la tête et tatoué sur le coude. Ce symbole est une création des SS Heinrich Himmler et Karl Maria Wiligut pour le château SS de Wewelsburg », explique Ricardo Parreira.

Le #néonazi Gwendal Delange, ancien de Lyon Populaire et aujourd’hui combattant en Ukraine dans le bataillon Azov, a publié sur les RS une photo en compagnie d’Alice Cordier. Tous deux y font un geste faisant référence à la Schutzstaffel (SS), active sous le IIIᵉ Reich.
5 heures après la publication du fil Twitter du journaliste, Alice Cordier essaye de se défendre une première fois. « On peut arrêter avec la Police des doigts ? », argumente-t-elle avec brio. C’est là qu’elle se fourra le doigt dans l’œil. Le lendemain, elle tente de faire un parallèle entre son signe néonazi et le signe inscrit sur le t-shirt d’un rappeur. Deux problèmes : l’insigne à gauche représente la lettre « Z » et est réalisé avec deux doigts pour chaque main, celui à droite le « S », réalisé avec un doigt de chaque. Une cascade réalisée par une professionnelle, à ne pas retenter chez vous.

Pour aller plus loin : Faux féminisme, vrai racisme : Némésis, le visage fémo-identitaire de l’extrême droite
Des parlementaires LFI saisissent la procureure de la République
Ce même lendemain, des parlementaires insoumis saisissent la procureure de la République. « L’utilisation de tels symboles, lorsqu’elle s’inscrit dans un cadre de revendication politique ou militante, est susceptible de constituer une apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, ainsi qu’une incitation à la haine ou à la discrimination, des infractions expressément sanctionnées par la loi », peut-on lire dans leur courrier. « Ne jamais rien laisser », rappellent souvent les insoumis. Alice Cordier, en rage, annonce de nombreuses plaintes pour diffamation et injure publique.
NéméSSis, ça suffit.
Nous saisissons la Procureure de la République au titre de l'article 40, pour apologie de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
L'impunité des groupuscules fascistes a trop duré, comptez sur les insoumis·es pour ne rien laisser passer. pic.twitter.com/oP0HeRBcKR
« Les interprétations malveillantes qui circulent sont mensongères et relèvent d’une polémique indigne » : l’énorme tacle du Toulouse FC contre Alice Cordier
Comprenant que sa première contre-attaque avec des signes de rappeur n’a pas fonctionné, Alice Cordier réplique de nouveau. Le signe qu’elle réalise est, selon elle, le même qu’une joueuse du Toulouse FC Fémines. À 14h36, le compte Twitter officiel du Toulouse FC (415 000 abonnés sur Twitter) lui répond en trois paragraphes taillés à la serpe.
« Nous découvrons avec consternation la récupération honteuse autour de la célébration de notre joueuse Louna Lapassouse. Ce geste, qu’elle réalise depuis de nombreuses années, représente simplement ses initiales. Les interprétations malveillantes qui circulent sont mensongères et relèvent d’une polémique indigne », dénonce le club. Rapidement, la réponse fait le tour du Twitter français. Plus de 2 millions de vues et plus de 42 000 « likes » à l’heure où nous écrivons ces lignes. Dans le langage footbalistique, cela s’appelle un tacle réussi. Caramba, encore raté !
Nous découvrons avec consternation la récupération honteuse autour de la célébration de notre joueuse Louna Lapassouse.
Ce geste, qu’elle réalise depuis de nombreuses années, représente simplement ses initiales. Les interprétations malveillantes qui circulent sont mensongères et…
Némésis à la rescousse de sa cheffr, le groupe de rap désigné n’a pas apprécié
Le collectif Némésis a bien essayé de venir sauver sa cheffe et de son incapacité à se défendre. Sans succès. « Alice fait un signe de groupe de rap à 18 ans », peut-on lire sur le compte Twitter officiel du groupuscule le 11 mars en fin de matinée, photos à l’appui. L’Uzine, un groupe de rap qu’apprécierait la fémo-nationaliste ?
Réponse rapide du groupe, sur Instagram : « Les fafs ne nous ont jamais écoutés et ne nous écouteront jamais. Antiraciste depuis la première heure. Va te trouver une autre excuse… » Au vu des convictions de la cheffe de Némésis, il est difficile de croire qu’elle apprécierait un groupe chantant « Mon rap défie les keufs, quand ils passent, majeur dressé » ou encore « C’que j’viens de dire est faux, même riche, dans le dos ils diront le « bicot » ».
Dernier but contre camp : un tweet datant toujours du 11 mars où elle dénombre combien de plaintes son avocat a déposées. Elle attaque LFI, réfute être une néo-nazie, puis parle de « l’un des nôtres », en évoquant Quentin Deranque. Alice Cordier a visiblement oublié toutes les preuves attestant de l’appartenance de Quentin D. à la mouvance… néo-nazie. Encore une tentative de défense manquée pour Alice Cordier et son groupuscule. Nous l’écrivons ici à nouveau : Alice Cordier est une militante d’extrême droite et son collectif Némésis doit être dissous.
Par Nadim Février


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