NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le film « I Swear » (en version originale) de Kirk Jones avec Robert Aramayo offre un regard drôle, touchant et hautement instructif sur le syndrome de Gilles de la Tourette.

Tandem Films
Robert Aramayo, ici dans « Plus fort que moi », au cinéma en ce mois d’avril 2026.
Envoyer chier la reine d’Angleterre devant elle ? John Davidson l’a fait, mais sans doute s’en serait-il bien passé. Ce mercredi 1er avril, il y a de fortes chances pour que vous en riiez à l’occasion de la sortie au cinéma de Plus fort que moi, géniale comédie inspirée du destin de cet Écossais atteint du syndrome de Gilles de la Tourette.
« Suce ma bite », « Salope », « Tu vas mourir d’un cancer »… Il a beau tout faire pour les réprimer, rien n’y fait. Depuis l’adolescence, John Davidson profère à tout va les insultes les plus crasses en public. Si cette situation risque de vous décrocher quelques fous rires, lui ne s’en amuse guère, vu les conséquences.
Entre ses ennuis avec la justice, les passages à tabac d’inconnus ou le rejet de sa propre mère, elles sont nombreuses, mais ne l’ont jamais mis K.O. Malgré l’incompréhension et la stigmatisation, ce dernier a relevé les manches pour faire comprendre au monde qu’il n’avait pas à s’en excuser. Le film de Kirk Jones suit son combat.
Découvrez ci-dessous la bande-annonce :
La polémique aux BAFTA 2026
Et vous en avez peut-être déjà entendu parler, compte tenu du bruit que la dernière comédie du réalisateur de Nanny McPhee a fait en février, aux BAFTA. Si son interprète principal - le formidable Robert Aramayo - y a décroché la statuette du meilleur acteur (créant ainsi la surprise face à Timothée Chalamet), le film a surtout suscité une polémique, malgré lui.
En cause, une insulte à caractère raciste lors du discours de Michael B. Jordan et Delroy Lindo lancée dans la salle par le vrai John Davidson. Malaise sur scène, et dans le public : la situation a même poussé la BBC, qui diffusait l’événement dans un semi-direct, à s’excuser. Trop tard, disent certains.
Alors que la chaîne aurait dû couper ce passage, comme elle n’a pas hésité à le faire devant un « Free Palestine », le mal était fait. John Davidson, lui, avait déjà quitté la salle après ses crises involontaires. Devant leurs retombées dans la presse et sur les réseaux sociaux, l’activiste s’est dit « profondément mortifié ».
Un film instrusctif
Curieusement, la scène pourrait avoir été écrite par Kirk Jones. Car au-delà des touches d’humour, ce dont parle Plus fort que moi (I Swear, en version originale), c’est d’un trouble du neurodéveloppement encore très largement méconnu de nos jours, qui ne se limite d’ailleurs pas seulement aux accès de vulgarité.
Comme ceux de notre héros dans le film, les tics sont variés : clignement des yeux, haussement des épaules, cris, etc. Cela peut être un geste, un bruit. Vouloir les contrôler est impossible. C’est même pire. « Imaginez retenir 100 éternuements. À la fin, on explose », raconte le John Davidson du film devant un cortège de policiers.
Dans la vraie vie, l’Écossais d’une cinquantaine d’années - qui a véritablement été décoré par Élizabeth II, en 2019 - milite depuis plusieurs décennies pour une meilleure compréhension du syndrome de Gilles de la Tourette au Royaume-Uni,tant dans les écoles ou les commissariats, qu’auprès des concernés et leur famille.
« L’un des êtres les plus bienveillants »
Comment vivre avec ce syndrome, pour lequel il n’existe aucun traitement ? Et comment accompagner les jeunes ? « Dans un monde où nos différences alimentent haine et méfiance de l’autre, le film nous rappelle que c’est lorsque nous sommes bienveillants, attentionnés et respectueux que les hommes forment une communauté harmonieuse », espère son réalisateur dans les notes de production.
Lui, c’est en fréquentant John Davidson, dont il a découvert l’existence dans le cadre d’un documentaire de la BBC, qu’il a eu le déclic. « Cet homme, poussé par la maladie à tenir des propos blessants et obscènes, est l’un des êtres les plus bienveillants, respectueux et doux que j’aie jamais rencontré », précise le cinéaste de 61 ans.
Avant d’ajouter : « J’ai compris que cette contradiction pouvait nourrir une histoire fascinante et que les insultes, comme les tics moteurs et verbaux, allaient donner lieu à un scénario singulier, oscillant constamment entre humour et tragédie. » Sans verser dans la caricature, la moquerie ou le misérabilisme, le cinéma peut changer notre regard. Comme ici, sur le handicap.


3 month_ago
22


























.jpg)






French (CA)