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Les relations entre l'administration Trump et la CPI basée à La Haye sont exécrables et plusieurs magistrats de la cour, dont le procureur général, font déjà l'objet de sanctions.
Publié le 13/07/2026 17:52 Mis à jour le 13/07/2026 18:19
Temps de lecture : 1min
Le siège de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, aux Pays-Bas, le 13 juillet 2026. (MOUNEB TAIM / NURPHOTO / AFP)
Les Etats-Unis ont annoncé, lundi 13 juillet, le lancement d'une campagne majeure contre la Cour pénale internationale, leur bête noire accusée de "mener la guerre" contre Washington et de "menacer" les Américains, promettant de nouvelles sanctions.
"A l'heure où nous parlons, la CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays, non pas à coups de balles ou de missiles, mais à coups de statuts, de traités et de la force de ce qu'on appelle le 'droit international'", a déclaré le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, dans une vidéo sur X, dans un article du Wall Street Journal et dans un communiqué.
"Le danger que représente cette cour internationale n'a cessé de croître. Aujourd'hui, elle menace tous les aspects de notre système politique et juridique", a poursuivi le chef de la diplomatie américaine. Et de souligner que "si nous restons les bras croisés, nous serons tous à la merci de juges étrangers situés à des milliers de kilomètres de là, exposés au risque constant d'être poursuivis, voire emprisonnés, pour le soi-disant crime d'avoir défendu leur propre pays".
Les relations entre l'administration de Donald Trump et la Cour pénale internationale, basée à La Haye, sont exécrables et plusieurs magistrats de la cour, dont le procureur général, font déjà l'objet de sanctions américaines. Celles-ci interdisent notamment aux juges d'entrer aux Etats-Unis et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.
Ces sanctions constituent en majorité une réponse aux enquêtes menées par la Cour pénale internationale à l'encontre d'Israël, allié des Etats-Unis. La CPI a notamment émis en 2024 des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.
Créée en 2002, la CPI poursuit des individus accusés des pires atrocités telles que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide. Ni Israël ni les Etats-Unis n'adhèrent au traité international ayant institué la CPI, tout comme la Russie, dont le président Vladimir Poutine fait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis mars 2023.
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