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« Si besoin » : Nicolas Demorand explique le titre de son podcast sur la santé mentale

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Mis en ligne ce lundi 15 juin sur le site de France Inter, avant une diffusion à l’antenne cet été, le podcast de Nicolas Demorand commence par un récit de son hospitalisation.

Pour le lancement de son podcast « Si besoin », Nicolas Demorand s’est confié au micro de France Inter ce lundi 15 juin.

Capture d’écran X

Pour le lancement de son podcast « Si besoin », Nicolas Demorand s’est confié au micro de France Inter ce lundi 15 juin.

Après de longs mois d’absence, le journaliste de France Inter Nicolas Demorand fait son retour derrière un micro, mais pas celui de la matinale de la première radio de France. Il revient ce lundi 15 juin avec un podcast, intitulé Si besoin, dans lequel il évoque sa santé mentale, une bipolarité diagnostiquée il y a dix ans et surtout les derniers mois, traversés par « une forme extrême de la maladie ». Jusqu’à vivre une hospitalisation sans son consentement.

Alors que ce podcast était mis en ligne sur le site de la radio avant une diffusion à l’antenne cet été, il était l’invité du Grand Entretien de Benjamin Duhamel, dans la matinale qu’il a choisi de plus animer. Lors de cet entretien, il en a profité pour expliquer le titre choisi.

Dans un long entretien avec Télérama publié la veille de ce lancement, il était simplement écrit : « Le titre ? “Si besoin”, comme cette expression tant entendue à l’hôpital, quand les soignants délivrent un médicament en plus… au cas où ». Au micro de France Inter, il a eu l’occasion d’en dire plus sur cette formule découverte lors de son séjour à l’hôpital Sainte-Anne, où le journaliste de 55 ans a été interné début novembre pour un séjour de trois semaines.

« Plusieurs fois par jour, les patients font la queue devant la pharmacie du service, en ligne, et on vous donne les médicaments à prendre à 8 heures, midi, 18 heures et 21 heures À la fin, on vous donne deux somnifères et un demi en plus, si besoin. On vous donne des anxiolytiques et un de plus, si besoin », a relaté Nicolas Demorand.

Dès les premières secondes de Si besoin, il fait également référence à ce procédé : « Les médicaments vont être distribués et avalés sous l’œil scrupuleux de l’infirmière (...) Fréquemment, le soir, pour la dernière prise, deux mots accompagnent les pilules : “Si besoin ?” ». Dans cette poignante introduction, il explique aussi que « cette expression fait tellement partie du langage courant de l’hôpital qu’elle est devenue un nom commun : le si besoin, un si besoin ».

« À écouter si besoin pour eux »

« Le “si besoin”, c’est une petite marge de liberté qui est laissée aux patients de s’autoévaluer sur l’état dans lequel ils sont », a développé Nicolas Demorand lors de son interview de ce lundi. Une manière pour le patient « de mesurer, d’estimer et de traiter ses souffrances avec cette petite pilule en plus », détaille-t-il. Pour le journaliste, cette expression, « ce n’est pas grand-chose, mais c’est parfois aussi un étonnement, le matin, après une nuit calme, de constater qu’on n’avait pas besoin du si besoin, que ça va peut-être donc un peu mieux qu’on ne se l’imaginait quelques heures plus tôt, au moment de dormir ».

Le journaliste confie en plus que ce titre trouve un sens vis-à-vis de ceux qui l’ont suivi durant près de dix ans au micro de France Inter. « Ça me semblait important de répondre à tous les très nombreux auditeurs qui se sont inquiétés pour moi, qui m’ont écrit, envoyé des mails ou des messages sur Instagram. De leur répondre et de leur donner ce podcast. »

« Aussi, si besoin, pour eux ? », relance alors Benjamin Duhamel. « Voilà, à écouter si besoin pour eux, s’ils avaient envie de savoir exactement ce qu’il s’est passé », a complété le journaliste. Après Intérieur nuit, son livre choc paru en mars 2025 où il dévoilait sa maladie mentale (une forme dépressive de la bipolarité), ce premier épisode intitulé Six mois de ma vie, commence par une narration franche et intime autour de son hospitalisation forcée.

« Je pensais tout connaître de cette maladie, avoir tout vécu, les crises, les hauts, les bas, la stabilité inquiète d’une humeur qui peut se retourner comme un gant. Mais j’ignorais que la bipolarité peut s’aggraver au fil des ans et j’allais en traverser des formes extrêmes », dit-il pour expliquer aux auditeurs les raisons qui l’ont contraint à s’« absenter du studio et de délaisser le micro ». Avant d’ajouter, comme une évidence : « Ce podcast, vous l’écouterez si besoin. »

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