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À l’adolescence, les questions sur la sexualité sont nombreuses, mais elles sont rarement posées spontanément aux parents. Comment créer un espace de discussion sans mettre son ado mal à l’aise ?
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 07:00 - Temps de lecture :
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As-tu des questions sur la sexualité ? Sur les IST ? Sur le consentement ? Pour un parent, lancer la conversation peut sembler gênant. Pourtant « il est important d’ouvrir la porte, estime Emma Puech-Hélin, sexologue à Paris. Il n’est pas sûr que l’adolescent s’en empare, mais au moins, il sait qu’elle est ouverte. » Ensuite, il est essentiel de respecter son rythme.
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S’il n’a rien à demander, inutile d’insister. On peut simplement lui dire : « Je suis toujours disponible. Je n’aurai pas forcément toutes les réponses, mais je peux t’aider à les chercher. » Et revenir régulièrement sur le sujet, sans transformer chaque échange en interrogatoire.
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Grossesse, IST, pratiques à risques … L’éducation à la sexualité a longtemps été centrée sur la prévention. « Ces sujets restent indispensables, mais ils ne doivent pas occuper tout l’espace. Il est aussi important de parler de consentement, de plaisir et d’exploration », souligne la sexologue. Sans présumer de l’orientation sexuelle ou de la vie intime de son adolescent. À partir de 11-12 ans, la pornographie peut aussi être abordée. À cet âge, beaucoup de jeunes y ont déjà été exposés. L’occasion de rappeler que le porno est une mise en scène, une performance, et qu’il ne représente pas la réalité des relations sexuelles.
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As-tu des questions sur la sexualité ? Sur les IST ? Sur le consentement ? Pour un parent, lancer la conversation peut sembler gênant. Pourtant « il est important d’ouvrir la porte, estime Emma Puech-Hélin, sexologue à Paris. Il n’est pas sûr que l’adolescent s’en empare, mais au moins, il sait qu’elle est ouverte. » Ensuite, il est essentiel de respecter son rythme.
S’il n’a rien à demander, inutile d’insister. On peut simplement lui dire : « Je suis toujours disponible. Je n’aurai pas forcément toutes les réponses, mais je peux t’aider à les chercher. » Et revenir régulièrement sur le sujet, sans transformer chaque échange en interrogatoire.
Ne pas parler uniquement des risques
Grossesse, IST, pratiques à risques … L’éducation à la sexualité a longtemps été centrée sur la prévention. « Ces sujets restent indispensables, mais ils ne doivent pas occuper tout l’espace. Il est aussi important de parler de consentement, de plaisir et d’exploration », souligne la sexologue. Sans présumer de l’orientation sexuelle ou de la vie intime de son adolescent. À partir de 11-12 ans, la pornographie peut aussi être abordée. À cet âge, beaucoup de jeunes y ont déjà été exposés. L’occasion de rappeler que le porno est une mise en scène, une performance, et qu’il ne représente pas la réalité des relations sexuelles.
Le dialogue peut d’ailleurs prendre différentes formes. Certains adolescents seront plus à l’aise par message qu’en face-à-face. « On peut aussi proposer un livre, une série comme Sex Education, des ressources en ligne ou orienter vers des professionnels et des structures spécialisées », conseille Emma Puech-Hélin.
Ne pas se sentir seul
Et quand l’ado ose enfin poser une question ? « Commencez par le remercier. Une réaction trop gênée, choquée ou moralisatrice risque de renforcer le tabou », indique-t-elle. A la fin de cet échange, « demandez-lui si vous avez répondu à sa question et s’il en a d’autres ».
Enfin, « acceptez qu’il mette fin à la conversation, insiste-t-elle. Évitez notamment de le coincer dans une situation dont il ne peut pas partir, comme une discussion imposée dans la voiture. » L’objectif n’est pas qu’il raconte tout à ses parents, mais qu’il sache qu’il n’est pas seul et qu’il existe un endroit sûr où poser ses questions.
Et si le parent se sent trop mal à l’aise ? « Il peut déléguer. » Inutile de se forcer. Reconnaître ses limites et trouver un autre interlocuteur est aussi une façon de protéger la confiance.


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