Peut-on aimer sans désir ? Ce qui pourrait ressembler à un sujet du baccalauréat de philosophie est une réalité pour certains couples. Quelles sont les pistes de réponse ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 07:00 - Temps de lecture :

  • Sur le sujet de l’amour et du désir, la sexologue Diane Deswarte propose en premier lieu de revenir aux définitions. L’amour ? « C’est un sentiment, un attachement envers l’autre, une recherche de liens », explique-t-elle.Photo Adobe Stock

    Sur le sujet de l’amour et du désir, la sexologue Diane Deswarte propose en premier lieu de revenir aux définitions. L’amour ? « C’est un sentiment, un attachement envers l’autre, une recherche de liens », explique-t-elle.

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  •  « l’on peut très bien être attiré amoureusement par une personne, sans forcément la désirer sexuellement », poursuit-elle.Photo Adobe Stock

    Quant au désir, « il fait davantage référence à quelque chose de sexuel, d’érotique et à de la proximité physique ». D’où la réponse qui en découle : « l’on peut très bien être attiré amoureusement par une personne, sans forcément la désirer sexuellement », poursuit-elle.

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  • La question reste ensuite de déterminer si cet amour dépourvu de désir constitue ou non un problème. Et pour cause, explique-t-elle, « il existe des couples dans lesquels les partenaires ont carrément admis le fait qu’ils étaient en quelque sorte partenaires, sans qu’il y ait sexualité. Ou très peu ». Et en l’occurrence, sans générer de souffrance.Photo Adobe Stock

    La question reste ensuite de déterminer si cet amour dépourvu de désir constitue ou non un problème. Et pour cause, explique-t-elle, « il existe des couples dans lesquels les partenaires ont carrément admis le fait qu’ils étaient en quelque sorte partenaires, sans qu’il y ait sexualité. Ou très peu ». Et en l’occurrence, sans générer de souffrance.

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Sur le sujet de l’amour et du désir, la sexologue Diane Deswarte propose en premier lieu de revenir aux définitions. L’amour ? « C’est un sentiment, un attachement envers l’autre, une recherche de liens », explique-t-elle.

Quant au désir, « il fait davantage référence à quelque chose de sexuel, d’érotique et à de la proximité physique ». D’où la réponse qui en découle : « l’on peut très bien être attiré amoureusement par une personne, sans forcément la désirer sexuellement », poursuit-elle.

Aimer oui, désirer, non…

Elle pointe ainsi différentes situations :

– le fait d’être asexuel ou asexuelle, ce qui « se caractérise par l’absence ou un très faible de désir sexuel » ;

– l’existence de « freins trop serrés » poursuit-elle, en référence notamment à des violences ou traumatismes subis, un stress important, etc. « Cet aspect est sans doute davantage constatable chez les femmes mais non pas pour des raisons biologiques mais bien comportementales », prend soin de préciser Diane Deswarte, également auteure de Sexplorer le désir (Mango Editeur) ;

– l’absence de place pour le désir. « L’on pose ainsi la question de l’intimité globale du couple : quelle place pour les câlins, les moments de tendresse… » Sous-entendu, le couple partage-t-il toujours des moments à deux ?

Bien le vivre…

La question reste ensuite de déterminer si cet amour dépourvu de désir constitue ou non un problème. Et pour cause, explique-t-elle, « il existe des couples dans lesquels les partenaires ont carrément admis le fait qu’ils étaient en quelque sorte partenaires, sans qu’il y ait sexualité. Ou très peu ». Et en l’occurrence, sans générer de souffrance.

Quid de l’écart de désir ?

En revanche, des tensions peuvent apparaître en présence d’un écart de désir, d’autant plus au sein d’un couple dans lequel celui-ci fut présent… Le premier conseil ? « En parler mais… de la bonne façon », s’empresse-t-elle de préciser. Autrement dit, sans formuler de reproche à l’autre. « Il s’agit surtout d’exprimer comment l’on se sent dans la situation et comment on la vit ». Quant à la seconde étape, elle passe le plus souvent par la case thérapeute – psychologue, sexologue… – pour en explorer les ressorts. Et comprendre qu’« il ne convient pas de considérer le désir sexuel pour son partenaire comme le baromètre émotionnel de la relation. C’est un raccourci qui peut faire beaucoup de mal », conclut-elle.

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