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Ses expériences télé, ses histoires d’amour et ses projets : Marine Bernacki, le parcours d’une combattante

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PORTRAIT – Révélée début 2025 à la télévision dans «L’île de la tentation» sur W9, l’entrepreneuse lilloise de 28 ans tourne une grande page de sa vie. Tant personnellement que professionnellement.

Son nom ne vous évoque peut-être rien. À la télévision, son prénom à lui seul résonne comme celui d’une grande gagnante de « Star Academy » originaire du nord de la France. Née un 27 mars comme Mariah Carey, Jessie J et Fergie, Marine Bernacki aime aussi chanter mais sous sa douche et dans sa voiture. En l’espace d’un an, elle s’est fait connaître sur le petit écran en 2025 au travers de ses apparitions dans « L’Île de la tentation » dès janvier, dans « The Detective Club » dès juin et dans la saison 4 des « 50 » dès août sur W9. Autant d’expériences vécues avec son ex-conjoint, Hugo, qui constituent un pas de côté dans la carrière d’entrepreneuse de cette jeune femme ambitieuse au lourd passé.

Pour comprendre Marine Bernacki, il faut s’intéresser à son vécu. « J’ai eu une enfance très paisible dans une famille soudée et bienveillante », nous raconte la native de Lille, sœur aînée de deux frères âgés de 22 et 26 ans. « Mes parents s’aiment depuis plus de quarante ans et ont transmis cet amour à leurs trois enfants. Ils ont toujours été là pour moi. » Lorsque son père, directeur d’une entreprise automobile, et sa mère, ancienne infirmière, étaient accaparés par leur travail, c’est sa grand-mère paternelle qui s’occupait d’elle. À ses côtés, Marine a volontiers baigné dans la lecture, l’apprentissage de nouvelles connaissances et les sorties culturelles.

Marine Bernacki quand elle était petite Collection personnelle Marine Bernacki

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« Mon rêve était de devenir chanteuse et danseuse »

Marine Bernacki

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« Mon rêve était de devenir chanteuse et danseuse », confie celle qui a vu naître les L5 avec des yeux émerveillés d’enfant. « J’ai pratiqué la danse très tôt. À l’école, j’étais une bonne élève. Dans ma famille, j’étais entourée d’enseignants, c’était précieux. Je m’épanouissais dans toutes les matières, même en sport et en arts plastiques. J’ai aussi fait du théâtre. Après mon bac ES, j’ai obtenu une Licence de droit puis le confinement est arrivé et j’ai tout arrêté. »

À l’instar de membres de sa famille engagés dans le monde juridique, Marine Bernacki se voyait devenir avocat d’affaires. « Je voulais voyager. J’ai toujours eu ce côté business entrepreneuriat dans la tête, gérer des contrats et des chiffres, explique-t-elle. En étude de droit, je faisais toutes les matières que les autres ne voulaient pas faire : le droit fiscal, le droit administratif… »

Les restrictions de sortie liées à la crise sanitaire l’amènent à développer ses réseaux sociaux avec un premier statut, celui de « fit girl » (contraction de « fitness girl »). « Cela découlait d’une histoire très personnelle, souligne Marine. Je faisais de la danse classique et du moderne contemporain depuis l’âge de 4 ans, je voulais faire carrière dans cet art. Mes parents étaient réticents à cette idée parce qu’il y avait une exigence physique qui nécessitait d’être très fine. Je vivais dans l’idée de ne pas grossir, j’avais des troubles alimentaires (TCA). Je mangeais tous les jours des petits pots Blédina pour ne pas grossir. J’ai eu beaucoup de problèmes de santé, je faisais des malaises parce que je ne m’alimentais pas correctement… » 

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« Je me suis inspirée des séances de Sissy Mua sur YouTube pour faire mes propres vidéos de sport »

Marine Bernacki

Sans être anorexique, elle se restreignait à l’extrême et souffrait de la comparaison avec ses copines danseuses. « J’étais complexée par ma taille, je mesure 1,62 mètre. Donc j’essayais de rester fine pour paraître plus grande », ajoute-t-elle. Pendant son année de Terminale, Marine a été hospitalisée. Car en parallèle de sa vie d’étudiante et de danseuse, elle a vécu une première histoire sentimentale avec un pervers narcissique qui la violentait.

« Avec le confinement, j’ai commencé à développer mes réseaux sociaux. Je me suis inspirée des séances de Sissy Mua  sur YouTube pour faire mes propres vidéos de sport », se souvient-elle. Terminées les restrictions, Marine Bernacki découvre notamment les produits de nutrition Herbalife et s’épanouit. « Sans me prendre pour une coach de sport, je parlais de ma nouvelle routine alimentaire et j’organisais des lives de sport sur Instagram pour les partager avec mes copines. Et de plus en plus de monde s’est intéressé à mon travail. Je pense que beaucoup de gens se sont identifiés à mon cheminement sportif. Ils voyaient que je n’étais pas une fit girl accomplie mais quelqu’un en plein processus de développement. »

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Marine Bernacki guidée par sa grand-mère

Avec cette première expérience, elle met un premier pied dans l’entrepreneuriat sans pour autant lancer une structure. Le grand saut aura lieu plus tard avec la création de sa marque. « Ma passion pour la mode vient de ma grand-mère auprès de qui j’ai grandi, nous raconte Marine. Elle a toujours aimé les belles choses. J’allais faire beaucoup de shopping avec elle et j’adorais me déguiser. Quand j’avais 6 ans, je me souviens lui avoir dit vouloir “une belle robe qui tourne” et elle me répondait que c’était bien de porter une jolie robe mais que le plus important était d’être belle à l’intérieur de soi-même. C’est une réflexion qui m’a guidée. » 

Avec Maison Maybéa, Marine Bernacki assouvit sa soif de créativité et son besoin d’exprimer ce qui l’inspire. « Pour moi, le style, ce n’est pas une question de physique. C’est de savoir qui tu deviens quand tu portes ces vêtements. Cela implique de l’authenticité et de la confiance en soi. Il faut se plaire à soi-même avant de vouloir plaire aux autres. La tenue vestimentaire, c’est qui tu es, qu’est-ce que tu incarnes et comment les gens vont te voir physiquement et intérieurement. Tu vas rayonner différemment selon la tenue. » 

Très coquette et apprêtée sur les photos qu’elle partage aux 107.000 abonnés de son compte Instagram, la Lilloise accro au matcha et aux pâtes au pesto assure ne pas être obnubilée par son apparence. « Si j’ai besoin d’aller faire des courses sans être bien habillée ni maquillée, ce n’est pas grave. J’ai aussi envie de montrer aux gens qu’il faut s’accepter tel qu’on est, souligne-t-elle. Il y a beaucoup trop d’influenceuses qui veulent montrer la vie parfaite, le visage parfait et les cheveux parfaits tout le temps. Tu ne peux pas t’identifier à ces filles-là. Quand j’étais petite, cela m’a complexée parce que je m’identifiais tout le temps aux filles des réseaux sociaux. Et à 14-15 ans, tu ne comprends pas toutes les astuces. Tu penses que tout est vrai alors que ce n’est pas le cas. » 

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« Une première expérience de tournage merdique. Horrible »

Marine Bernacki

La télévision croise la route de Marine Bernacki bien malgré elle lorsqu’un ami lui parle du casting d’une émission à la recherche de jeunes femmes célibataires. À ce moment-là, sa marque est en phase de lancement et elle perçoit cette potentielle participation à un programme télévisé comme l’opportunité d’un coup de projecteur. « Je voyais vraiment ça comme un business, affirme-t-elle. C’est une expérience dont il faut se servir intelligemment. »

Plusieurs semaines après avoir envoyé des vidéos d’elle et passé des entretiens, elle est rappelée au dernier moment pour participer au tournage d’une émission dont elle ne sait rien. Nous sommes en mars 2024 et Marine découvre qu’elle sera prétendante dans la nouvelle saison de « Qui veut épouser mon fils ? » . « Les autres filles savaient quel garçon elles allaient rencontrer et ce qu’elles allaient faire durant leur rendez-vous, tout était prévu. Leur rôle était écrit à l’avance. Mais moi, je ne savais rien », se rappelle-t-elle avec le sentiment d’être la cinquième roue du carrosse. « Personne ne me calcule. Je suis là sans être là. C’était vraiment une première expérience de tournage merdique. Horrible. »

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Marine Bernacki coupée au montage de « Qui veut épouser mon fils ? »

Dans le cadre d’un château loué par la production, Marine fait la rencontre du dénommé Nicolas et de sa mère, Carole. « J’étais posée et sûre de moi. Sa maman m’avait posé quelques questions, je lui avais parlé de mon style de vie très organisé dans le sport et l’entrepreneuriat. On avait voulu me caricaturer comme la fille chiante, coincée, qui ne s’amuse pas et ne fait que travailler. Il n’y avait pas de feeling et c’était réciproque donc ça s’était arrêté là. Dès l’instant où j’ai mis un pied dans ce château, je savais que ça n’allait pas durer. Je ne me sentais pas à ma place. »

Il faudra attendre deux ans pour que M6 se décide à diffuser « Qui veut épouser mon fils ? » en seconde partie de soirée. Mais, entre-temps, Marine Bernacki a participé à trois autres émissions diffusées durant l’année 2025 sur W9. Et en couple ! D’un commun accord avec la production et le diffuseur, par souci de cohérence, sa présence dans sa première expérience télévisée est coupée au montage, comme si elle n’avait jamais existé. En novembre 2024, elle s’était envolée en direction du Mexique avec son petit ami Hugo pour se confronter à l’expérience de « L’île de la tentation » . S’ils se connaissaient depuis un an et demi au moment du tournage, leur couple avait mis un certain temps avant de se solidifier.

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« “L’île de la tentation” a fragilisé mon couple avec Hugo »

Marine Bernacki

« Pour moi, être en couple, c’est être loyal envers la personne, estime Marine. C’est se dire qu’on a des projets de vie en commun et envie d’avancer ensemble dans une même direction. Mon conjoint doit être mon bras droit. C’est l’épaule sur laquelle je peux me reposer. Il y a une dimension mentale. » Lorsqu’elle accepte « L’île de la tentation », la Lilloise se sent « en confiance totale » avec Hugo. Ensemble, ils perçoivent les effets bénéfiques d’une visibilité à la télévision pour leurs projets professionnels.

« Nous avions beaucoup discuté avant de partir au Mexique, nous avions envisagé ce qu’il pourrait se passer et nous nous étions fixés des limites. Mais il les a toutes dépassées. » Plus mature et expérimentée sentimentalement parlant que son conjoint, Marine Bernacki était mieux armée psychologiquement. « Hugo a découvert un monde où il ne s’attendait pas à autant de vice, analyse-t-elle. “L’île de la tentation” a fragilisé notre couple. »

« Violentée physiquement et mentalement » pendant cinq ans par un pervers narcissique

Pour comprendre l’état d’esprit et les réactions de la jeune femme à la suite de ce tournage, il faut là encore se plonger dans son passé sentimental. Lorsqu’elle évoque son processus de « guérison » dans ses publications sur TikTok, Marine fait écho à sa première expérience amoureuse qui a duré de ses 15 à ses 20 ans. « J’étais avec un pervers narcissique, nous révèle-t-elle. C’était très grave, j’ai été hospitalisé et il y a eu une procédure judiciaire d’éloignement. Je me suis construite dans une adolescence où, pendant cinq ans, j’ai été rabaissée plus bas que terre, j’ai été violentée physiquement et mentalement… J’ai perdu toute confiance en moi. »

Par la suite, Marine a eu deux relations sérieuses avec des garçons avant de rencontrer Hugo. Avec cette peur omniprésente que l’on vienne fragiliser l’échafaudage de sa reconstruction intérieure. « Le premier était comme une relation pansement. Mais il était très jaloux et possessif parce que j’étais son trophée. Au final, je ne l’aimais pas. Le second habitait la Côte d’Azur. Comme toutes mes relations, il m’a trompé. » Autant de déceptions qui l’amènent à prendre le temps d’approfondir son histoire avec Hugo et de la consolider par une confiance mutuelle. Jusqu’à la douche froide de « L’île de la tentation. »

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« Je n’ai regardé aucun des programmes dans lesquels j’ai tourné »

Marine Bernacki

« Je m’en suis voulu en sortant de cette expérience d’avoir été détruite en moins de deux, nous confie-t-elle. À notre retour du Mexique, nous avions décidé de faire une thérapie de couple et j’avais aussi entamé un suivi individuel qui se poursuit encore. Aujourd’hui, je ne pense pas être encore réparée. » Avec Hugo, l’histoire s’est malheureusement terminée fin 2025 parce que Marine ne s’est pas suffisamment sentie soutenue dans cette reconstruction à deux. « Je trouve qu’il n’a pas assez fait de travail sur lui-même. Même s’il sait qu’il a mal fait et qu’il s’en veut, il est resté persuadé que j’étais l’unique clef de notre mieux-être. C’était à moi de pardonner pour avancer. Je me suis sentie seule dans notre couple. »

Au printemps 2025, Marine et Hugo participent ensemble à « The Detective Club »  puis, au début de l’été, à la quatrième saison des « 50 »  pour tenter l’expérience de jeux de stratégie et montrer l’image d’un couple soudé qui s’amuse. En vain. « Je n’ai regardé aucun des programmes dans lesquels j’ai tourné, nous assure-t-elle. J’ai toujours subi les tournages auxquels j’ai participé. Cela a toujours été douloureux parce que les productions essayaient tout le temps de faire de ma douleur une identité entière. Elles ont toujours joué autour du fait que j’avais été trompée en recréant un triangle amoureux qui n’existait pas dans la vie avec cette fille que je ne connaissais pas… » La femme en question est une des tentatrices de « L’île de la tentation » qui a entretenu une relation charnelle avec Hugo durant le tournage au Mexique avant de participer à « The Detective Club » et aux « 50 ».

Marine Bernacki et Hugo dans « The Detective Club » Capture écran M6

« Nous avons tous des parts d’ombre, mais ce n’est pas ce qui nous définit, poursuit Marine. C’est un ensemble de tout qui définit qui nous sommes. Et on n’a jamais voulu montrer mes parts solaires, bienveillantes et dynamiques. Sur les tournages, on me mettait tout le temps dans des situations où j’étais obligée d’être sur la défensive. Je me suis sentie brisée dans mon identité. » Après « The Detective Club », Marine Bernacki ne voulait pas participer aux « 50 » mais elle avait obtenu la garantie que les choses se passeraient différemment. « J’avais envie de finir sur une note positive mais ça n’a pas fonctionné. Il n’y a aucun tournage où je me suis vraiment sentie épanouie. Dès que j’arrivais, je me sentais directement attaquée. »

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« J’ai besoin de retrouver ma flamme intérieure qui a été un peu éteinte en 2025 »

Marine Bernacki

En amour, la Lilloise sait ce qu’elle veut. Mais surtout ce qu’elle ne veut plus. « J’ai déjà été blessée, trompée et manipulée mais j’ai aussi déjà été aimée », résume celle qui a récemment été confrontée à deux fausses couches. Seule. « Si un jour j’ai un enfant, j’espère que mon futur mari sera là et ne me dira pas qu’il doit aller travailler. Si je me mets en couple avec quelqu’un et que je sens que c’est la personne avec qui je pourrais faire ma vie, je lui serais loyale et fidèle. »

Aujourd’hui, Marine Bernacki veut avant tout poursuivre sa reconstruction. « J’ai besoin de retrouver ma flamme intérieure qui a été un peu éteinte en 2025. J’ai besoin de me retrouver moi. J’ai besoin de redevenir fière de la femme que je suis et de m’aimer pleinement. » 

Marine Bernacki et Hugo dans la saison 4 des « 50 » Capture écran M6

Un podcast et une nouvelle collection pour 2026

Le début de l’année 2026 a coïncidé avec le lancement du podcast « Nova Femina » sur sa chaîne YouTube. « Le fait de me guérir passe aussi par guérir les autres. Je ressens ce besoin de partage et cette envie à l’heure actuelle, nous explique-t-elle. J’aurais aimé avoir un mentor, quelqu’un qui puisse m’écouter, me parler et me comprendre, lorsque je vivais des choses difficiles pendant mon adolescence. Mes parents étaient là mais, quand on est enfant, on ne leur dit pas tout. » 

Sa marque Maison Maybéa entre également dans une nouvelle ère avec une direction artistique retravaillée. « J’avais envie que cette marque soit la nouvelle définition de moi, explique l’entrepreneuse. Je recherche activement des ambassadrices de tous horizons et de toutes morphologies qui pourraient incarner l’image de ma marque, ce côté confiance en soi et “women’s empowerment”  dans toute sa diversité. J’ai envie de casser les codes, de dire que tu n’es pas obligée d’avoir une taille mannequin pour t’habiller en Courrèges, en Prada ou en Chanel. Je veux vraiment montrer aux gens que tu peux t’habiller comme tu le sens, peu importe qui tu es et peu importe comment tu es. »

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