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Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard a approuvé un nouveau règlement sur les services personnels afin d’uniformiser les normes de santé et de sécurité au sein de cette industrie.
Depuis le 1er février, les salons de coiffure, de manucure, d’esthétique et de tatouage doivent se conformer à ces nouvelles exigences. Les entreprises devront notamment adapter leurs pratiques de prévention des infections, particulièrement en ce qui a trait à la stérilisation du matériel.
Les établissements sont également tenus de s’enregistrer auprès du Programme des services personnels tous les trois ans. Par ailleurs, des agents de santé environnementale mèneront des inspections de routine pour s’assurer que les mesures soient respectées.
Le changement ne devrait pas être majeur pour les opérateurs, dit Tanya O’Brien, directrice de la santé environnementale auprès du ministère de la Santé et du Mieux-être. Ce sont des pratiques qu’ils devraient déjà suivre afin d’assurer la sécurité de leurs services.
Selon le gouvernement, le règlement s’applique également à d’autres secteurs, notamment le perçage corporel, la massothérapie, la pédicurie, le blanchiment des dents et l’épilation à la cire.
La question des permis
Selon Sherri Runighan, directrice générale de l’Association des coiffeurs de l’Île-du-Prince-Édouard, une supervision accrue des pratiques de l’industrie est une bonne première étape.
C’est un excellent début, car on l’attendait depuis longtemps parce que ces endroits n’étaient ni réglementés ni inspectés, explique-t-elle. Mais nous croyons fermement que la formation du personnel pour assurer ces services doit être prioritaire également.
La directrice générale insiste sur le fait que, pour l’instant, l’industrie manque d’encadrement en matière de permis d’exercice. Selon elle, seuls les coiffeurs sont tenus de détenir des certifications professionnelles dans la province.
En ce moment, j’imagine qu’on peut aller sur YouTube, regarder une vidéo et dire "je suis un esthéticien ou un barbier", dit-elle.
Sherri Runighan souhaite s’assurer que les membres de l’industrie disposent de tous les outils nécessaires pour offrir leurs services adéquatement. Des rencontres sont prévues pour février entre l’organisation et le ministère de la Main-d’œuvre, des Études supérieures et de la Population afin de déterminer si la question de l’agrément professionnel peut être intégrée à cette nouvelle réglementation.
Avec des renseignements de Laura Meader, de CBC


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