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Sept-Îles accueille du 21 au 23 août le premier Symposium des entraîneurs de volleyball de la Côte-Nord. Il s’agit de trois jours d’ateliers et de conférences destinés aux entraîneurs, enseignants et bénévoles du milieu sportif régional.
La ville est déjà reconnue pour son Tournoi Orange Alouette, qui attire près de 500 équipes et 4000 athlètes chaque année. C’est d’ailleurs le comité de ce tournoi qui pilote le nouvel événement.
Le symposium aborde trois volets sur trois jours : le parcours d’un entraîneur de haut niveau, le développement à long terme de l’athlète avec Volleyball Québec et la dimension psychologique du sport.
Ce dernier volet touche à la pression vécue en match, et de quelles façons un entraîneur peut accompagner ses athlètes.

Glenn Hoag dirige de jeunes joueurs de volleyball sous les yeux des entraîneurs.
Photo : Lucas Handschuh
La formation se distingue par son volet pratique. Après les conférences en salle, les participants passent au gymnase avec de jeunes athlètes de la région.
On est habitués d’avoir des formations très théoriques, mais là on a la théorie et on passe à la pratique après, explique Mathieu Brien, responsable du symposium.

Mathieu Brien, responsable du premier Symposium des entraîneurs de volleyball à Sept-Îles.
Photo : Lucas Handschuh
L’idée est née d’un constat sur le terrain. De retour comme entraîneur dans les gymnases cette année, Mathieu Brien a remarqué un manque de formation dans la région. On est très loin sur la Côte-Nord pour les formations disponibles à Québec ou à Montréal, explique-t-il.
Le recrutement d’entraîneurs qualifiés demeure un défi, ici comme ailleurs. On a souvent des parents entraîneurs pleins de bonne volonté, mais le manque de personnel qualifié est un grand défi, affirme-t-il.
En formant de 25 à 30 entraîneurs cette fin de semaine, les organisateurs estiment rejoindre indirectement de 250 à 300 jeunes.
Un invité de marque pour une première édition
Pour cette première édition, les organisateurs ont réussi à attirer Glenn Hoag, ancien entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine du Canada.

L'ancien entraîneur de l'équipe nationale Glenn Hoag anime le symposium à Sept-Îles.
Photo : Lucas Handschuh
Il faut comprendre que c’est un des entraîneurs, une des références internationales, on parle d’une des trois personnes les plus en demande dans le sport, affirme Mathieu Brien.
Le responsable a joué de son réseau personnel pour le convaincre. Glenn Hoag a été son entraîneur à l’université, il y a plus de vingt ans.
Quand on est coach, on a le plaisir de développer de jeunes athlètes.
Glenn Hoag dit consacrer aujourd’hui une bonne part de son temps à la formation. Je suis moins côté coaching et plus côté formation des entraîneurs, déjà avec mon club en Turquie, donc ça va me faire plaisir de travailler avec les gens ici.
Il a aussi été frappé par la popularité du volleyball dans la région. Il y a un engouement extraordinaire ici, dit-il.
Glenn Hoag a par ailleurs demandé que sa rémunération soit versée sous forme de don au fonds Hoag d’Équipe Canada, qui soutient financièrement les athlètes de l’équipe nationale.
De leur côté, Jérôme Ouellet et Volleyball Québec ont proposé de créer la Bourse Tournoi Orange Alouette.
Faire partie de l’Équipe du Québec coûte entre 4000 et 5000 dollars pour un été, selon Mathieu Brien. Une somme importante pour les familles des régions éloignées. La bourse vise à alléger cette facture.
Les organisateurs souhaitent renouveler l’expérience l’an prochain. Il y a un bel engouement. Les gens participent et posent beaucoup de questions, explique-t-il.
L’objectif à terme selon Mathieu Brien est de rejoindre l’ensemble du territoire, de Tadoussac à Blanc-Sablon.


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