NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Si on mesure souvent l'état de santé d'une nation dans le monde du tennis au nombre de joueurs et de joueuses présents dans les tableaux principaux des tournois du Grand Chelem, il faut aussi s'arrêter à la représentation de ce pays dans les qualifications. Et en ce début d'année 2026, la Belgique sera bien à niveau avec sept athlètes qui tenteront de rejoindre Zizou Bergs, Raphaël Collignon et Elise Mertens dans le "main draw" de l'AO. Avant d'entamer ce parcours du combattant avec trois tours à passer, tous sont passés au micro de l'envoyé spécial de la fédération belge à Melbourne, Filip Dewulf, pour évoquer leurs ambitions. Tour d'horizon…
Alexander Blockx : "Le top 100 ? Un bonus !"
Vainqueur du Challenger 125 de Canberra samedi, ce qui lui permettra d'entrer dans le top 100 ce lundi, Alexander Blockx (ATP 115) aura une grande cible dans le dos. Et le premier à vouloir le faire tomber sera l'Italien Marco Cecchinato (ATP 226), demi-finaliste à Roland-Garros en 2018.
"J'arrive ici avec de très bonnes sensations et une belle confiance, expliqua le vainqueur chez les juniors à Melbourne en 2023. C'est toujours important de bien commencer l'année. Et le top 100, c'est un bonus pour moi. C'est une barrière dont j'étais déjà très proche en décembre. Je suis motivé pour disputer le premier Grand Chelem de l'année. Avec cinq matchs au Next Gen Masters en décembre et cinq autres à Canberra, la semaine dernière, le rythme est là. Je dois maintenant essayer de rester au top physiquement et mentalement."
Tête de série, joueur du top 100 et vainqueur d'un Challenger, l'Anversois de 20 ans sera l'un des favoris des qualifications : "Mais je ne me mets pas de pression. J'ai hâte de commencer surtout pour voir le niveau de préparation des autres joueurs."

Gilles-Arnaud Bailly : "Encore bosser sur mon service"
Auteur d'une saison 2025 remarquable où il a progressé de 600 places au ranking mondial, Gilles-Arnaud Bailly (ATP 205) va disputer à Melbourne ses premières qualifications de Grand Chelem. Au premier tour, l'ancien numéro un mondial junior affrontera le Britannique Jack Pinnington Jones (ATP 201). Mais en dehors de l'AO, le grand objectif pour cette année est de poursuivre sa progression.
"Je dois conserver de l'agressivité dans mon jeu et améliorer mon service, a expliqué le joueur de 20 ans. On a déjà travaillé mon engagement en 2025, on a continué cet hiver et on poursuivra cela en 2026. Je trouve que je sers déjà beaucoup mieux. Mais j'ai vu ici à Melbourne que les gars possèdent une grande constance dans ce domaine. Chez moi, parfois, c'est encore un peu moins le cas. En ce qui concerne mes objectifs, je vais essayer de jouer les Challengers et d'aller le plus vite possible vers le top 150. Après, on verra."

Gauthier Onclin : "Trouver de la régularité"
Comme Gilles-Arnaud Bailly, Gauthier Onclin (ATP 266) entamera son tournoi la nuit prochaine (NdlR : contre Martin Damm, ATP 173). Mais pour ce Liégeois de 24 ans, désormais coaché à temps plein par Germain Gigounon, l'objectif en 2026 sera surtout de trouver de la régularité dans les performances.
"Je sais que parfois Germain dit que je suis surprenant, analysait celui qui était sorti des qualifications de l'AO en 2025. Ce serait mieux d'être plus régulier. Que ce ne soit plus une surprise quand je joue bien. Sur un tournoi, je peux battre de très bons joueurs, mais je dois être plus régulier. L'objectif est d'être là, plus présent tout au long de l'année pour que mon ranking évolue. Parce que c'est comme ça qu'il faut faire pour monter. C'est enchaîner les bonnes semaines. Je veux réussir cela cette année. On ne va pas faire un grand bilan après l'Australie, je pense que c'est plus après six mois ou un an qu'il faudra tirer des conclusions."
Kimmer Coppejans : "Le tennis belge se porte bien"
À bientôt 32 ans, Kimmer Coppejans (ATP 246) va disputer son douzième tournoi qualificatif à l'Australian Open. Pour espérer atteindre pour la deuxième fois le tableau principal, l'Ostendais devra d'abord écarter un autre vétéran, le Japonais Kei Nishikori (ATP 238), ancien 4e mondial.
"Douze participations, cela veut dire que je deviens vieux, rigolait notre compatriote. Cela veut aussi dire que je peux être fier de ma carrière. Je suis très content d'être là. Ce match contre Nishikori, qui a connu des blessures dernièrement (NdlR : à l'épaule notamment), sera intéressant. Cela reste un client. Je manque de rythme, mais je sais comment gérer cela."
Pour préparer le premier Grand Chelem de la saison, Kimmer a préféré, la semaine dernière, un rôle de réserviste à la United Cup avec l'équipe belge à un tournoi de préparation classique : "La raison principale de ce choix était l'argent. Comme réserviste, j'ai pris un bon prize-money sans devoir vraiment faire quelque chose. Mais l'expérience était aussi chouette, avec une bonne ambiance dans l'équipe. Quand tu évolues pour ton pays avec d'autres joueurs, tu oublies un peu ce côté égoïste de notre sport."
Avec son expérience, le Flandrien est capable de juger l'état actuel du tennis belge : "Top 4 en Coupe Davis, top 4 à la United Cup, notre tennis va très bien. Je suis curieux de voir comment tous les jeunes de notre pays vont jouer dans le futur. Comment ils vont se développer et à quel niveau ils peuvent arriver."
Sofia Costoulas : "J'ai trouvé mon tennis"
Finaliste de l'Australian Open junior en 2022, Sofia Costoulas (WTA 159) va disputer pour la première fois de sa carrière les qualifications du premier Majeur de l'année. Avec une belle dose de confiance, puisque, la semaine dernière, pour son premier tournoi WTA 250 à Auckland, elle est sortie des qualifications pour ensuite rejoindre les quarts de finale.
"C'était superbe comme préparation, expliqua celle qui défiera au premier tour la Thaïlandaise Lanlana Tararudee (WTA 131). Je pense que, quand je joue mon tennis et quand je suis bien impliquée, j'ai vraiment le niveau pour jouer les tournois WTA. Ce que j'ai montré la semaine dernière, je dois le réaliser toute l'année. J'ai trouvé mon tennis. Maintenant quand je monte sur les courts, j'ai mon identité de jeu et mon style. Je sais ce que je dois faire. Rejoindre le tableau final ne sera pas facile. Pour chaque match ce sera du 50-50. Tout le monde peut battre tout le monde à notre niveau."

Greet Minnen : "Avoir du plaisir"
Voyager entre les qualifications des Grands Chelems et les tableaux principaux, Greet Minnen (WTA 120) connaît. À Melbourne, la Limbourgeoise est déjà sortie à deux reprises du prétournoi. Pour encore y parvenir, elle devra commencer par battre la Portugaise Francisca Jorge (WTA 211).
"C'est une fille qui aime bien la terre battue, narrait la joueuse de 28 ans. Pour moi, c'est bien. Ici, les conditions sont assez rapides. Je peux vraiment jouer mon jeu et me montrer agressive. J'ai déjà disputé dans le passé de bons matchs à Melbourne. Je connais la musique."
Comme Kimmer Coppejans, la native de Turnhout a préféré passer par la United Cup pour préparer l'AO : "C'était chouette, j'ai pris du plaisir. J'ai juste joué un mixte, mais, le reste de la semaine, j'ai joué beaucoup de matchs aux entraînements avec des filles sur place. J'ai assez de rythme de match. Mais mes attentes ne sont pas énormes pour l'AO. Je n'ai pas bien fini l'année 2025 et j'ai connu une blessure au dos en juin aussi. Mon objectif est juste de progresser, d'être plus forte mentalement et physiquement. Mais surtout retrouver le plaisir sur le terrain."
Hanne Vandewinkel : "J'ai glissé sur une plaque d'égout"
Est-ce que la cinquième fois sera la bonne ? Éliminée dans les qualifications des quatre tournois du Grand Chelem en 2025, Hanne Vandewinkel (WTA 125) espère conjurer le mauvais sort en 2026. Et cela dès Melbourne.
"J'étais inscrite au WTA 125 de Canberra la semaine dernière pour enchaîner les matchs, mais j'ai perdu au premier tour, a raconté celle qui commencera son parcours à l'AO face à l'Américaine Carol Young Suh Lee (WTA 208). En plus, ma cheville s'est tordue. Je ne jouais même pas au tennis, je trottinais simplement vers la navette parce que j'étais encore un peu en retard. J'ai marché sur une sorte de plaque d'égout et j'ai glissé. Mais c'est sous contrôle. J'ai le sentiment d'avoir fait une bonne présaison et de bien jouer."
Et l'objectif en 2026 sera d'effacer la barrière mythique du top 100 : "Ce serait quelque chose de très beau. C'est vers quoi je travaille constamment. Je pense que si je peux maintenir le niveau des derniers mois, c'est tout à fait possible. Il faut aussi un peu de chance. Pour en revenir aux qualifications, je ne connais pas bien mon adversaire. On va travailler là-dessus. En 2025, j'ai acquis de l'expérience et je me sens beaucoup plus calme que l'an dernier lorsque j'étais ici. Tout était très impressionnant, je voulais tout voir et j'étais vraiment trop excitée. Maintenant, j'ai l'impression de pouvoir aborder tout cela de manière plus posée et de traiter cela davantage comme un tournoi normal. Même si jouer ici procure évidemment une sensation différente que dans un tournoi de catégorie 75 en Allemagne."
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


5 month_ago
85



























.jpg)






French (CA)