Aux Etats-Unis mais pas seulement, les centres de données confient de plus en plus leur sécurité à des robots-chiens comme le Spot de Boston Dynamics. Cependant, la fonction de ces machines ne se limite pas seulement à celle de chien de garde. Capables de détecter tout bruit suspect, ces robots permettent aux techniciens de repérer plus facilement certaines pannes et de gagner du temps au niveau de la maintenance.
Sécurité et aide à la maintenance des centres de données
Lorsque l’on évoque la notion de robot-chien, la star incontestée est sans aucun doute Spot, de la société Boston Dynamics. Ayant fait son apparition en 2015, ce dernier a déjà assuré de nombreux « jobs », notamment au sein des forces de police, dans des usines, dans le cadre d’inspections – ruines de Pompéi, centrale de Tchernobyl etc. – ou encore, lors de la pandémie de Covid-19. Des versions militarisées ont été également testées par l’armée, aux Etats-Unis et en France. Depuis 2020, le robot Spot est disponible à l’achat et aujourd’hui, ces machines retrouvent au cœur de la sécurité des data centers (ou centres de données), des lieux qui relèvent désormais d’une importance cruciale, notamment pour le développement de l’intelligence artificielle.
Comme l’explique le Business Insider dans une enquête publiée le 16 mars 2026, les robots-chiens patrouillent jour et nuit et assurent la surveillance de ces sites. Cependant, leur rôle ne se limite pas à celui de chien de garde. En effet, Spot est capable de repérer des anomalies sonores assez subtiles, comme un ventilateur qui faiblit ou encore, un sifflement inhabituel au sein d’un circuit de refroidissement, des bruits que les humains perçoivent difficilement. Ces machines font donc gagner du temps aux techniciens de maintenance, en plus d’être parfaitement autonomes.
Rappelons que dans sa version basique, le robot Spot se déplace à plus de 5 km/h, est capable de porter une charge utile jusqu’à 14 kg, dispose d’une autonomie d’environ une heure et demi et fonctionne sous des températures comprises entre -20 et +45°C. De plus, la machine présente un indice de protection IP54, garantissant une protection contre les poussières et les projections d’eau provenant de toutes directions. Au fil du temps, Boston Dynamics a pensé à diverses modifications et améliorations, par exemple un bras robotisé et une interface de programmation intégrant ChatGPT, en plus des caméras et capteurs déjà présents.
Crédit : Boston Dynamics
Ces robots répondent à un besoin réel
Les data center étant des lieux plutôt isolés, bruyants et où les températures peuvent monter, les gestionnaires éprouvent des difficultés à recruter des personnes prêtes à y travailler. Les robots Spot répondent donc à une problématique de recrutement, par exemple chez Novva Data Centers, disposant d’installations en Californie ainsi que dans le Colorado, le Nevada et l’Utah (Etats-Unis), entre autres.
Pour les sociétés faisant appel à ces robots quadrupèdes en qualité de surveillant et d’assistant de maintenance, leur efficacité n’est plus à prouver. Evidemment, le coût d’achat (ou de location) peut représenter un frein mais le retour sur investissement est bien réel, principalement grâce aux gains de temps et à la détection précoce de pannes qui pourraient devenir plus graves. Néanmoins, il est possible que les employés humains partageant leur espace de travail avec les machines soient parfois un peu perturbés.
Aux Etats-Unis, les robots Spots ont la côte mais certaines sociétés font aussi appel à la société Ghost Robotics et son modèle Vision 60, ayant également intéressé l’armée française. Ailleurs dans le monde, Unitree Robotics met ses robots-chiens à disposition des data centers en Chine, même chose pour ANYbotics en Suisse. En Corée du Sud, le Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST) a fabriqué un robot du même type et l’a testé dans son centre de données iCubeCloud.


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