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Politique 30/01/2026 09:26 Actualisé le 30/01/2026 10:04
Le projet de loi de finances sera considéré comme définitivement adopté après le rejet des motions de censures promises par le RN et LFI.

THOMAS SAMSON / AFP
Sébastien Lecornu photographié le 23 décembre à l’Assemblée nationale.
Et de trois. Après avoir dégainé cet outil constitutionnel controversé sur la partie « recettes » et « dépenses » du Projet de loi de finances pour 2026, le Premier ministre a logiquement activé l’article 49-3 sur l’ensemble du texte budgétaire, ce vendredi 30 janvier, dès la reprise de l’examen à 9 heures.
« La France doit avoir un budget. Et donc, devant cet hémicycle, j’engage la responsabilité du gouvernement sur l’ensemble du PLF (projet de loi de Finances, ndlr) pour 2026, sur la base de l’article 49 de la Constitution », a déclaré Sébastien Lecornu, qui s’expose (encore) aux motions de censure promises par la France insoumise et le Rassemblement national, qui seront examinées en début de semaine prochaine.
Selon des sources parlementaires et gouvernementales citées par l’AFP, les motions de censure pourraient être débattues dès ce lundi 2 février, dans l’après-midi. Sauf retournement de situation, elles ne suffiront pas à renverser l’exécutif, le Parti socialiste ayant renoncé à s’y associer en vertu d’un compromis trouvé avec le Premier ministre.
Un texte « imparfait », mais « utile »
Si ces deux motions échouent (comme les précédentes), le budget sera définitivement considéré comme adopté. La fin d’un (long) marathon budgétaire pour Sébastien Lecornu, qui pourra alors se projeter dans la fin de l’ère Emmanuel Macron à l’Élysée.
S’il est certes « imparfait », ce projet de loi de finances « est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois », a encore plaidé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, jeudi. Elle s’exprimait devant les sénateurs, très mécontents de la copie finale. Ces derniers, qui devaient être saisis du texte avant son retour à l’Assemblée selon les règles de procédure parlementaire, n’ont pas souhaité retarder l’échéance, préférant le rejeter d’emblée sans rouvrir la discussion.
Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5 % du PIB en 2026, contre 5,4 % en 2025. Il prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité pour les salariés modestes.
Mais il continue de susciter l’hostilité de l’extrême droite et d’une grande partie de la gauche (Insoumis, écologistes, communistes), qui ont soutenu à chaque occasion différentes motions de censure.


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