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Les membres du syndicat des TUAC parlent d’un manque de respect. (photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard
Publié hier à 18 h 37 HAE
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Dans la foulée de sa fermeture, le fabricant de matelas Sealy situé à Saint-Narcisse n’a pas payé l’indemnité de départ de six travailleurs. Chacun d’eux était en congé de maladie ou d’accident du travail, mais figurait bel et bien sur la liste de personnes à l’emploi de l’entreprise.
Selon le syndicat, Sealy a refusé de les indemniser parce que les travailleurs n’étaient pas à l’emploi directement au moment de la fermeture. Ils n’auront pas droit aux deux semaines de salaire que la compagnie avait promises aux employés qui avaient plus de 15 ans d’ancienneté, ce qui était le cas des six.
Pour le syndicat qui se plaignait déjà des indemnités de départ, qu’il qualifiait de mépris à leur endroit de la part de leur employeur, c’est ajouter l'insulte à l'injure .
Nous autres, on considère que tu sois en maladie ou en CNESST, tu perds ton emploi pareil. On a perdu notre emploi le 26 juin quand même. On considère que c’est illégal de ne pas nous payer , s'indigne le délégué syndical des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), Gaétan Déry.
Des griefs et des recours légaux ont été déposés par le syndicat pour récupérer ces montants.
L’entreprise a fermé les portes de son usine le 18 juin dernier, une semaine avant la date annoncée. Sealy a tout de même respecté son obligation légale de payer les 45 personnes qui ont perdu leur emploi au moment prévu de la fin des opérations.
L’entreprise n’a pas répondu aux demandes de Radio-Canada envoyées par courriel.


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