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Ils ont vacciné pour sauver le troupeau, et l’ont finalement abattu… Mission accomplie.
Fondée sur une vaccination précipitée et des abattages massifs, cette stratégie, décryptée par Hélène Banoun, révèle une impérieuse soumission aux dogmes sanitaires. Malgré les alertes précoces, l’impréparation fut totale, faisant de la France le seul pays sans plan face à un risque pourtant annoncé. La campagne, reposant sur des vaccins vivants aux dosages hétéroclites et à l’efficacité contestée sur le terrain, a engendré un flou artistique sur leurs effets indésirables.
Pire, la justification scientifique des abattages systématiques, y compris des troupeaux vaccinés, s’avère d’une faiblesse consternante, s’appuyant sur une étude unique aux résultats pour le moins incohérents. Cette politique brutale, outre son coût économique exorbitant pour une profession sacrifiée, illustre une fuite en avant technocratique et autoritaire, préférant l’éradication à tout prix à une réflexion sur l’immunité naturelle et des solutions durables.
Pour le Pr Jean-Marc Sabatier, chercheur au CNRS, docteur en biologie cellulaire et microbiologie, l’abattage et la vaccination sont deux aberrations scientifiques car :
– La maladie est bénigne dans la majorité des cas et le taux de mortalité inférieur à 1 %, même sans traitement. Dans la majorité des cas, les vaches infectées guérissent spontanément en quelques semaines,
– Le virus ne se transmet pas de l’animal à l’humain,
– des mesures « alternatives » existent, dont l’isolement temporaire des animaux malades, et/ou des traitements symptomatiques combinés (par exemple, une combinaison d’Ivermectine, d’antibiotiques, et d’analgésique). »
Pas facile de résister aux laboratoires
Boehringer et Ceva se partagent le marché. Ceva s’est ouvert à de nouveaux actionnaires et, à cette occasion, a remercié de leurs conseils, Lazard, Rothschild, Weil & Cie. Parmi ses investisseurs figurent Téthys (holding de la famille Bettencourt-Meyers) et l’Institut Mérieux (10 % des parts). Boehringer a le soutien de l’Union européenne. C’est la moindre des choses car il a officiellement dépensé 1,5 million à 1,75 million d’euros en activités de lobbying à Bruxelles en 2024.


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