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Comment protéger les enfants lorsque leurs formateurs sont des prédateurs ?
Nous republions cet article du 17 septembre 2025 pour rappeler un scandale que l’Éducation nationale préférerait sans doute voir oublié. Depuis, les inquiétudes sur le contrôle des intervenants restent d’actualité : un rapport sénatorial de juillet 2026 a pointé les lacunes du suivi des associations intervenant dans les établissements scolaires. Et malgré ces alertes, le gouvernement poursuit le déploiement de l’EVARS, comme nous le rappelions dans notre article du 10 octobre 2026. Un an plus tard, la question demeure : qui contrôle réellement ceux qui interviennent auprès de nos enfants ?
Les faits
L’académie de Montpellier avait retenu le profil de cet ancien directeur d’école pour intervenir dans la circonscription de Marvejols. Sa mission : former des professeurs des écoles à l’éducation à la sexualité (EVARS), domaine pourtant extrêmement sensible puisqu’il touche à l’intimité et à la protection des enfants. Or, il s’avère que l’intéressé avait écopé d’une condamnation pour détention d’images pédopornographiques en 2011. Une information que les services de l’Éducation nationale semblent avoir ignorée, ou pire, négligée.
La rectrice de l’académie, alertée le 12 septembre 2025, a suspendu l’individu dès le lendemain. Une enquête interne a été ouverte par l’inspection générale pour déterminer les responsabilités dans cette nomination aberrante. Précisons que, fort heureusement, l’homme n’avait encore animé aucune session depuis la rentrée.
📣Une démonstration de + qui montre que n’importe quel prédateur est laissé libre auprès d’enfants dans le système scolaire.
Et l’Éducation nationale nous vend l’EVARS comme LA solution à la lutte contre les violences sexuelles alors qu’elle n’est même pas foutue de savoir si les… https://t.co/tSxPAv0R1Q pic.twitter.com/vIG7nD2Tjq
— Mamans Louves (@MamansLouves) September 15, 2025
Un contexte éducatif déjà controversé
Rappelons que l’éducation à la sexualité, fait l’objet de vives critiques de la part de nombreuses familles et associations, qui dénoncent son caractère souvent explicite, inadapté à l’âge des enfants, et empiétant sur le rôle premier des parents. Sans remettre en cause la nécessité de protéger les jeunes, il est légitime de s’interroger sur la pertinence de confier ces enseignements à l’institution scolaire plutôt qu’aux familles elles-mêmes.
L’affaire de Marvejols illustre de manière criante les risques que font peser ces dispositifs lorsque le choix des intervenants n’est pas entouré des garanties nécessaires. Ici, ce n’est pas seulement la compétence qui est en cause, mais la moralité et l’honorabilité du formateur.
Réactions et inquiétudes
La révélation de ce scandale a provoqué une indignation prévisible, notamment sur les réseaux sociaux et dans la presse. Certains sites ont justement dénoncé le laxisme de l’administration, qui ne procède apparemment pas à des vérifications systématiques des antécédents judiciaires des intervenants en milieu scolaire.
Des associations de protection de l’enfance réclament désormais un contrôle renforcé des casiers judiciaires – une mesure qui aurait dû être évidente. Cet épisode soulève des questions plus larges sur la protection des mineurs au sein de l’institution scolaire et sur la confiance que les parents peuvent accorder à un système capable de telles défaillances.


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