Chaque année, quelques semaines après la rentrée, le même message apparaît à l’école ou à la crèche : «Les poux sont de retour». Rien que d’y penser, le cuir chevelu démange. Pourtant, avec un traitement bien conduit et quelques gestes simples, il est possible d’en venir à bout.

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  • Les poux de tête sont de petits insectes qui se nourrissent de sang et vivent sur le cuir chevelu. Ils passent très facilement d’une tête à l’autre, à l’école notamment ou par l’intermédiaire d’objets en contact avec le cuir chevelu, comme les bonnets, les écharpes, les peignes ou les taies d’oreiller.Photo Adobe Stock

    Les poux de tête sont de petits insectes qui se nourrissent de sang et vivent sur le cuir chevelu. Ils passent très facilement d’une tête à l’autre, à l’école notamment ou par l’intermédiaire d’objets en contact avec le cuir chevelu, comme les bonnets, les écharpes, les peignes ou les taies d’oreiller.

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  •  certaines lentes peuvent encore éclore après la première application.Photo Adobe Stock

    Avant d’évoquer ce qui fonctionne vraiment, deux ou trois détails s’imposent. Tout d’abord, il faut savoir qu’une femelle pond chaque jour 5 à 10 œufs, des lentes, pendant 20 à 30 jours. Voilà pourquoi un traitement unique ne suffit généralement pas : certaines lentes peuvent encore éclore après la première application.

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  • Par ailleurs, au fil des années, les poux ont développé des résistances à plusieurs insecticides utilisés dans certains anti-poux, notamment les pyréthrines, la perméthrine et le lindane. Cet usage intensif a favorisé l’apparition de poux capables de survivre à ces molécules.Photo Adobe Stock

    Par ailleurs, au fil des années, les poux ont développé des résistances à plusieurs insecticides utilisés dans certains anti-poux, notamment les pyréthrines, la perméthrine et le lindane. Cet usage intensif a favorisé l’apparition de poux capables de survivre à ces molécules.

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Les poux de tête sont de petits insectes qui se nourrissent de sang et vivent sur le cuir chevelu. Ils passent très facilement d’une tête à l’autre, à l’école notamment ou par l’intermédiaire d’objets en contact avec le cuir chevelu, comme les bonnets, les écharpes, les peignes ou les taies d’oreiller.

Pourquoi certains traitements ne fonctionnent pas ? 

Avant d’évoquer ce qui fonctionne vraiment, deux ou trois détails s’imposent. Tout d’abord, il faut savoir qu’une femelle pond chaque jour 5 à 10 œufs, des lentes, pendant 20 à 30 jours. Voilà pourquoi un traitement unique ne suffit généralement pas : certaines lentes peuvent encore éclore après la première application.

Par ailleurs, au fil des années, les poux ont développé des résistances à plusieurs insecticides utilisés dans certains anti-poux, notamment les pyréthrines, la perméthrine et le lindane. Cet usage intensif a favorisé l’apparition de poux capables de survivre à ces molécules.

Quel traitement privilégier ? 

Aujourd’hui, à la place des insecticides, les produits « asphyxiants » sont souvent privilégiés. Ils contiennent de la diméticone, une huile de silicone qui agit mécaniquement : elle obstrue les orifices respiratoires des poux et des lentes, les empêchant de respirer.

Leur avantage est double : ils ne favorisent pas de résistance et sont moins toxiques que les insecticides classiques.

D’autres substances, comme le myristate d’isopropyle, l’huile de paraffine ou l’huile de coco, sont aussi proposées pour engluer les poux ou obstruer leurs orifices respiratoires. « Mais leur efficacité est moins bien évaluée que celle de la diméticone, prévient l’Assurance maladie sur son site ameli.fr. Des produits capillaires (shampooing, lotions) peuvent être utilisés en complément, mais jamais comme traitement. Ils aident à décoller les lentes et peuvent contenir des répulsifs. Et à l’inverse, les huiles essentielles n’ont pas démontré d’efficacité fiable et peuvent provoquer des allergies. Elles sont déconseillées chez les enfants et les femmes enceintes. »

Comment appliquer le traitement

Le traitement s’applique sur cheveux secs, en suivant précisément la notice : durée de pose, quantité, âge minimum et précautions. Après le temps indiqué, lavez les cheveux avec un shampooing doux, puis peignez-les soigneusement avec un peigne à poux avant de les sécher.

Une seconde application est indispensable, généralement 7 à 10 jours après la première. Elle vise à éliminer les poux nés des lentes encore vivantes lors du premier traitement.

Deux jours après cette seconde application, examinez à nouveau la chevelure. Si des poux vivants persistent malgré deux traitements correctement réalisés, consultez un médecin.

Et le peigne à poux ? 

Le peigne à poux complète le traitement. Préférez un modèle en métal, à dents fines et serrées, plutôt qu’un peigne en plastique. Passez-le longuement sur cheveux mouillés et démêlés, du cuir chevelu jusqu’aux pointes, puis nettoyez-le entre chaque passage.

Utilisé seul, le peignage n’élimine les poux que dans environ la moitié des cas. Il reste donc un complément utile, mais rarement suffisant face à une infestation confirmée.

Et chez les bébés ?

Chez les tout-petits, les produits anti-poux peuvent être toxiques. La méthode du « bug busting » (ou peignage méthodique) est alors souvent privilégiée : elle consiste à peigner les cheveux mouillés, enduits de démêlant ou d’huile, avec un peigne à poux, chaque jour pendant deux semaines.

Attention aux vêtements et objets infestés !

Enfin, lavez les taies d’oreiller ainsi que les bonnets, écharpes, et autres vêtements en contact avec le cuir chevelu ou le cou, en machine à une température supérieure à 50 °C.

Les objets qui ne peuvent être lavés à cette température, tels que les peignes ou les brosses, peuvent être trempés dans une solution insecticide pendant 5 à 10 minutes. Attendez ensuite 3 jours avant de les réutiliser.

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