Les virus, notamment les zoonoses, sont de plus en plus nombreux depuis le début du 21e siècle. En cause, un ensemble de facteurs convergents qui créent les conditions nécessaires à l’émergence d’un virus. Ces facteurs, quels sont-ils ?

En partenariat avec Destination Santé - 26 juin 2026 à 07:00 - Temps de lecture :

  • Ebola, Zika, Covid-19, Mpox, chikungunya, hantavirus… ces dernières années, nous sommes régulièrement confrontés à l’émergence ou la réémergence de virus. L’espèce humaine n’est pas seule exposée à ces vagues virales. Les animaux aussi, en témoignent les récentes épidémies de grippe aviaire et de dermatose nodulaire bovine.Photo Adobe Stock

    Ebola, Zika, Covid-19, Mpox, chikungunya, hantavirus… ces dernières années, nous sommes régulièrement confrontés à l’émergence ou la réémergence de virus. L’espèce humaine n’est pas seule exposée à ces vagues virales. Les animaux aussi, en témoignent les récentes épidémies de grippe aviaire et de dermatose nodulaire bovine.

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  •  SRAS, grippe H1N1 pandémique, MERS-CoV, Zika, Ebola et tout récemment Covid-19 », écrit l’Institut Pasteur. Et sans forcément avoir causé des pandémies, Nipah, le virus du Nil occidental ou la fièvre de la vallée du Rift sont également surveillés de près.Photo Adobe Stock

    « Les vagues épidémiques voire pandémiques n’ont jamais été aussi nombreuses. Avant le XXe siècle, une pandémie se déclarait tous les siècles en moyenne. Depuis le début du XXIe siècle, six pandémies se sont déjà produites, toutes causées par des virus issus du monde animal : SRAS, grippe H1N1 pandémique, MERS-CoV, Zika, Ebola et tout récemment Covid-19 », écrit l’Institut Pasteur. Et sans forcément avoir causé des pandémies, Nipah, le virus du Nil occidental ou la fièvre de la vallée du Rift sont également surveillés de près.

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  • Selon un article du virologiste Yannick Simonin, spécialisé dans la surveillance des maladies virales émergentes, publié le lundi 15 juin 2026 sur le site The Conversation, les virus sont les entités qui évoluent le plus rapidement. « Ils mutent en moyenne de 100 à 10 000 fois plus vite que les bactéries, environ 1 000 fois plus vite que les parasites, et jusqu’à 100 000 fois plus vite que nos propres cellules ! », écrit-il.Photo Adobe Stock

    Selon un article du virologiste Yannick Simonin, spécialisé dans la surveillance des maladies virales émergentes, publié le lundi 15 juin 2026 sur le site The Conversation, les virus sont les entités qui évoluent le plus rapidement. « Ils mutent en moyenne de 100 à 10 000 fois plus vite que les bactéries, environ 1 000 fois plus vite que les parasites, et jusqu’à 100 000 fois plus vite que nos propres cellules ! », écrit-il.

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Ebola, Zika, Covid-19, Mpox, chikungunya, hantavirus… ces dernières années, nous sommes régulièrement confrontés à l’émergence ou la réémergence de virus. L’espèce humaine n’est pas seule exposée à ces vagues virales. Les animaux aussi, en témoignent les récentes épidémies de grippe aviaire et de dermatose nodulaire bovine.

« Les vagues épidémiques voire pandémiques n’ont jamais été aussi nombreuses. Avant le XXe siècle, une pandémie se déclarait tous les siècles en moyenne. Depuis le début du XXIe siècle, six pandémies se sont déjà produites, toutes causées par des virus issus du monde animal : SRAS, grippe H1N1 pandémique, MERS-CoV, Zika, Ebola et tout récemment Covid-19 », écrit l’Institut Pasteur. Et sans forcément avoir causé des pandémies, Nipah, le virus du Nil occidental ou la fièvre de la vallée du Rift sont également surveillés de près.

Pourquoi sommes-nous davantage exposés au virus ces dernières années ?

Selon un article du virologiste Yannick Simonin, spécialisé dans la surveillance des maladies virales émergentes, publié le lundi 15 juin 2026 sur le site The Conversation, les virus sont les entités qui évoluent le plus rapidement. « Ils mutent en moyenne de 100 à 10 000 fois plus vite que les bactéries, environ 1 000 fois plus vite que les parasites, et jusqu’à 100 000 fois plus vite que nos propres cellules ! », écrit-il.

De nombreux virus circulent continuellement sans provoquer de maladies, le plus souvent au sein de réservoirs animaux (près de 75 % des virus émergents impliqués dans des maladies chez les humains proviennent des animaux). « Le problème se pose lorsque ces animaux, que l’on peut considérer comme des ‘porteurs sains’, rencontrent une autre espèce sensible à ces virus ‘silencieux’. Le virus peut alors provoquer des symptômes plus ou moins sévères et se propager, jusqu’à entraîner une épizootie chez les animaux, ou une épidémie chez l’être humain », précise le spécialiste. Si les virus ont toujours existé, l’activité humaine crée un contexte favorable à leur propagation.

Déforestation, élevage intensif…  

Plusieurs raisons à cela. La déforestation qui rapproche les espèces sauvages des espèces d’élevage et des Humains qui les élèvent, les animaux sauvages étant contraints de trouver des nouveaux habitats. Aux modifications des écosystèmes s’ajoutent une moindre variété d’espèces : « la perte de diversité des espèces que nous observons ces dernières années peut faciliter la transmission des agents infectieux en supprimant cet effet de dilution et en favorisant ainsi la dominance d’espèces particulièrement efficaces pour transmettre ces pathogènes », explique Yannick Simonin. En cause également, l’élevage intensif qui ne crée par les virus mais qui facilite leur transmission, entre animaux, notamment à cause de l’homogénéité génétique, mais aussi à l’homme. En effet, la forte densité d’animaux très proches génétiquement favorise la circulation rapide du virus d’un individu à l’autre et augmente les chances d’adaptation de ce virus à un même type d’hôte.

Les zones de vente de viande d’animaux sauvage – comme le marché de Wuhan (Chine) soupçonné dans plusieurs publications scientifiques d’être le point de départ du Covid-19 – « présentent un risque particulièrement élevé en raison du grand nombre d’agents pathogènes nouveaux ou non répertoriés présents dans certaines populations d’animaux sauvages », ajoute l’OMS.

L’approche One Health pour optimiser la santé des animaux, des Hommes et des écosystèmes

De la même manière, les grands centres urbains favorisent également la transmission des virus dans les transports en commun, les centres commerciaux… Les virus profitent de la mondialisation, les déplacements de population, de marchandises et d’animaux pour s’exporter d’une extrémité de la planète à l’autre en un temps record.

Le dérèglement climatique est aussi largement impliqué dans la propagation des virus. Les moustiques notamment ont désormais un espace de nuisance bien plus large qu’auparavant du fait de la hausse des températures. Les sécheresses, incendies ou encore inondations qui eux aussi se multiplient poussent aussi les animaux sauvages à se déplacer et à se rapprocher des lieux d’habitation.

Alors que toutes les conditions sont réunies pour que de nouveaux virus ne tardent pas à apparaître, l’approche One Health vise à comprendre les liens étroits entre santé humaine, animale et environnementale pour combattre les maladies. « Pour anticiper l’émergence de ces maladies infectieuses chez l’homme et les contrôler au mieux, il est indispensable de développer une approche globale reconnaissant l’interdépendance étroite entre la santé humaine, animale et environnementale », écrit l’Institut Pasteur.

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