La mycose de l’ongle est une affection fréquente qui touche près de 10 % de la population. Pourtant première pathologie de l’ongle chez l’adulte, elle est encore mal identifiée et insuffisamment diagnostiquée. La Société française de dermatologie fait le point afin d’améliorer sa prise en charge. 

Le Progrès - 04 mai 2026 à 17:00 - Temps de lecture :

La prise en charge repose sur des traitements antifongiques, locaux ou oraux, de plusieurs mois. Photo Adobestock La prise en charge repose sur des traitements antifongiques, locaux ou oraux, de plusieurs mois. Photo Adobestock

Dans la grande majorité des cas, les mycoses des ongles, onychomycoses, sont causées par des dermatophytes anthropophiles. Mais elles peuvent aussi être causées par des levure du genre Candida et des moisissures.

« La transmission est le plus souvent interhumaine, notamment dans les lieux collectifs comme les piscines ou les vestiaires », précise la Société française de dermatologie.

Comment la reconnaître ?

Elle concerne principalement les ongles des pieds, en particulier le gros orteil. Les signes sont un épaississement, une coloration jaunâtre et une fragilisation de l’ongle. La mycose évolue lentement et peut altérer significativement la qualité de vie, avec des douleurs, une gêne à la marche et un inconfort durable, selon la Société française de dermatologie. Sans compter le désagrément esthétique.

« Ces infections sont très fréquentes, mais elles restent souvent banalisées. Pourtant, elles peuvent entraîner une gêne fonctionnelle et nécessitent un diagnostic précis », souligne le Dr Olivier Cogrel, dermatologue au CHU de Bordeaux (Gironde).

Quels sont les facteurs de risque ?

Le développement des onychomycoses est favorisé par :

  • l’âge ;
  • le diabète ;
  • les troubles circulatoires ;
  • les environnements chauds et humides ;
  • le port prolongé de chaussures fermées.

Les symptômes de la mycose de l’ongle sont peu spécifiques et peuvent aussi être la manifestation d’un psoriasis, d’un traumatisme… « Le diagnostic clinique seul est parfois insuffisant (surtout pour les non-dermatologues). Il est préférable qu’il soit confirmé par un examen mycologique avant d’initier un traitement qui est prolongé », insiste le Dr Olivier Cogrel. Pourquoi est-ce important ? Un examen mycologique permet d’éviter des traitements inutiles, contraignants et surtout inefficaces.

Pourquoi le traitement est-il si long ?

La prise en charge repose sur des traitements antifongiques, locaux ou oraux, de plusieurs mois. En effet, la repousse complète de l’ongle pouvant prendre 6 à 18 mois, il faut s’armer de patience pour voire des résultats apparaître.

Lorsque les candidas et moisissures (fusarium par exemple) sont en cause, il s’agit d’une « prise en charge plus difficile en milieu spécialisé », note la Société française de dermatologie.

Comment prévenir le risque de mycose ?

  • bien sécher ses pieds après la douche ou la piscine ;
  • privilégier des chaussures adaptées ;
  • ne pas hésiter à consulter.

« Une prise en charge précoce permet d’éviter l’aggravation des lésions et d’améliorer significativement le confort des patients », rappelle la Société française de dermatologie.

Source : Société française de Dermatologie

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