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Les agonistes des récepteurs du GLP-1 sont utilisés dans le diabète de type 2 et dans l’obésité pour induire une perte de poids. Leur remboursement dans cette dernière indication est d’ailleurs prévu à la mi-juin en France. Mais alors que se termine le congrès de la société américaine d’oncologie clinique (ASCO, Chicago), une vingtaine d’études suggèrent que ces traitements pourraient aussi avoir une place en cancérologie. Dans l’une d’entre-elles, ils sont associés à un risque plus faible d’évolution vers un stade métastatique dans les cancers du poumon, du sein, colorectal et du foie.
En partenariat avec Destination Santé - 08 juin 2026 à 07:00 | mis à jour le 08 juin 2026 à 07:07 - Temps de lecture :
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Les agonistes des récepteurs du GLP-1 sont des médicaments qui imitent une hormone naturelle impliquée dans la régulation du sucre sanguin (glycémie) et de l’appétit.
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Ils sont utilisés depuis 2005 (exénatide) pour traiter le diabète de type 2 et plus récemment pour favoriser la perte de poids (liraglutide, sémaglutide, tirzépatide). Ils permettent la réduction du risque cardiovasculaire et des espoirs ont émergé dans le domaine de l’arthrose ou des démences.
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Les études présentées à l’ASCO sur les médicaments « anti-obésité » et le cancer s’appuient surtout sur des analyses rétrospectives à partir de la base de données américaine TriNetX, considérant les analogues du GLP-1 comme une classe thérapeutique, sans distinguer les différents médicaments entre eux.
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Les agonistes des récepteurs du GLP-1 sont des médicaments qui imitent une hormone naturelle impliquée dans la régulation du sucre sanguin (glycémie) et de l’appétit.
Ils sont utilisés depuis 2005 (exénatide) pour traiter le diabète de type 2 et plus récemment pour favoriser la perte de poids (liraglutide, sémaglutide, tirzépatide). Ils permettent la réduction du risque cardiovasculaire et des espoirs ont émergé dans le domaine de l’arthrose ou des démences.
L’exposition aux « anti-obésité » après un diagnostic de cancer semble freiner la progression vers une maladie métastatique
Les études présentées à l’ASCO sur les médicaments « anti-obésité » et le cancer s’appuient surtout sur des analyses rétrospectives à partir de la base de données américaine TriNetX, considérant les analogues du GLP-1 comme une classe thérapeutique, sans distinguer les différents médicaments entre eux.
Parmi les travaux présentés au congrès 2026, un retient l’attention : en analysant les patients ayant divers cancers de stade I à III, les chercheurs montrent une association (et non un lien de causalité à ce stade) entre l’utilisation des agonistes des récepteurs du GLP-1 et « une réduction drastique du risque de progression pouvant atteindre 50 % vers un stade métastatique (stade IV) dans de multiples tumeurs solides », résume le Dr Mark David Orland de la Cleveland Clinic (Ohio) dans la présentation de l’étude. En l’occurrence il s’agit du cancer du poumon non à petites cellules (-50 %), du cancer du sein (-43 %), du cancer colorectal (-31 %) et du carcinome hépatocellulaire (-38 %).
Un point à noter : « l’expression élevée du récepteur au GLP-1 sur les tumeurs chez les patients était un facteur prédictif indépendant d'une meilleure survie globale », précise le Dr David Orland.
De nombreuses données, qui vont toutes dans le même sens
Parmi les autres présentations de l’ASCO, d’autres données sont tout aussi encourageantes : par exemple, dans le cancer colorectal, l’usage de ces médicaments est associé à une mortalité plus faible (de - 54 % pour les formes de stade I à III à - 32 % au stade métastatique sous immunothérapie).
Autre exemple, dans le cancer du poumon non à petites cellules porteur d’une mutation (ALK, EGFR ou BRAF), l’utilisation d’un analogue du GLP-1 en association avec une thérapie ciblée est associée à une diminution du risque de décès de moitié. Chez des femmes en situation d’obésité atteintes d’un cancer de l’endomètre, ces molécules amaigrissantes réduiraient la mortalité de 55 % environ.
Une action direct ou indirecte des amaigrissants ?
Reste une question centrale : ces traitements ralentissent-ils directement la progression des métastases, ou agissent-ils de façon indirecte en améliorant l’état métabolique et global du patient, alors plus à même de lutter contre la maladie ? La démonstration d’un lien de causalité nécessite des études complémentaires.
Dans la prévention du cancer également
Dans un commentaire, la Pr Julie Gralow, vice-présidente du congrès de l’ASCO, indique : « jusqu’à présent, les travaux portaient surtout sur la prévention du cancer avec ces traitements anti-obésité. Cette étude (celle du Dr Mark David Orland, ndlr) est particulière, car elle évalue leur impact chez des patients déjà atteints d’un cancer. Les résultats vont dans le sens d’un effet bénéfique ».
Certaines études se sont effectivement intéressées à un éventuel effet préventif, en amont de la survenue d’un cancer. Chez des patients prenant ces médicaments, une fréquence plus faible de plusieurs cancers est observée, notamment du poumon, du sein et des leucémies aiguës.


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