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  • Huit personnes ont été opérées simultanément en France pour réaliser des dons croisés ...

Cela s’appelle un quadruplet : quatre donneurs et quatre receveurs ont été opérés simultanément en France afin de réaliser des dons croisés de reins. Comment une telle prouesse, chapeautée par l’Agence de la biomédecine, a-t-elle été rendue possible ?

En partenariat avec Destination - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  •  un quadruplet, piloté par l’Agence de la biomédecine. Quatre donneurs vivants et quatre receveurs ont été opérés de manière coordonnée dans le cadre de dons croisés.Photo Adobe Stock

    Lundi 22 juin se tenait la journée nationale du don d’organes. L’occasion de revenir sur un exploit réalisé à la fin de l’année 2025 : un quadruplet, piloté par l’Agence de la biomédecine. Quatre donneurs vivants et quatre receveurs ont été opérés de manière coordonnée dans le cadre de dons croisés.

    Photo Adobe Stock

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  • Les huit interventions interdépendantes ont en effet été réalisées dans un délai de 24 heures. Ce quadruplet, véritable défi médical, a impliqué les CHU de Montpelier, Reims, Toulouse et Genève. Un premier triplet avait déjà été réalisé en 2024, impliquant également le CHU de Reims.Photo Adobe Stock

    Les huit interventions interdépendantes ont en effet été réalisées dans un délai de 24 heures. Ce quadruplet, véritable défi médical, a impliqué les CHU de Montpelier, Reims, Toulouse et Genève. Un premier triplet avait déjà été réalisé en 2024, impliquant également le CHU de Reims.

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  • « Le don croisé permet de surmonter une incompatibilité sanguine et/ou immunologique entre un donneur vivant et son proche malade. Il consiste à apparier plusieurs paires donneur/receveur incompatibles entre elles, mais compatibles de façon croisée et anonyme avec une autre paire », explique l’Agence de la biomédecine dans un communiqué publié le 26 mai.Photo Adobe Stock

    « Le don croisé permet de surmonter une incompatibilité sanguine et/ou immunologique entre un donneur vivant et son proche malade. Il consiste à apparier plusieurs paires donneur/receveur incompatibles entre elles, mais compatibles de façon croisée et anonyme avec une autre paire », explique l’Agence de la biomédecine dans un communiqué publié le 26 mai.

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Lundi 22 juin se tenait la journée nationale du don d’organes. L’occasion de revenir sur un exploit réalisé à la fin de l’année 2025 : un quadruplet, piloté par l’Agence de la biomédecine. Quatre donneurs vivants et quatre receveurs ont été opérés de manière coordonnée dans le cadre de dons croisés.

Les huit interventions interdépendantes ont en effet été réalisées dans un délai de 24 heures. Ce quadruplet, véritable défi médical, a impliqué les CHU de Montpelier, Reims, Toulouse et Genève. Un premier triplet avait déjà été réalisé en 2024, impliquant également le CHU de Reims.

Qu’est-ce qu’un don croisé ?

« Le don croisé permet de surmonter une incompatibilité sanguine et/ou immunologique entre un donneur vivant et son proche malade. Il consiste à apparier plusieurs paires donneur/receveur incompatibles entre elles, mais compatibles de façon croisée et anonyme avec une autre paire », explique l’Agence de la biomédecine dans un communiqué publié le 26 mai.

Depuis le 2 août 2021 et la loi bioéthique, le nombre paires donneur/receveur autorisé est passé de 2 à 6 dans un don croisé. En 2025, 8 greffes issues de dons croisés ont pu être réalisées, le fameux quadruplet et deux doublets. « Pour illustrer le potentiel de ce programme, plus d’une centaine de greffes rénales en dons croisés sont réalisées chaque année au Royaume-Uni par exemple, limitant fortement les situations d’incompatibilité », souligne l’Agence de la biomédecine.

Comment un quadruplet est-il rendu possible ?

Chaque mois, l’Agence nationale de la biomédecine identifie les appariements possibles à partir des paires inscrites dans le programme. Ces paires ne sont pas compatibles entre elles, mais en les séparant, on peut trouver des compatibilités, grâce à l’intelligence artificielle, notamment. Chaque patient reçoit donc le rein du proche d’un autre patient.

Plus il y a d’inscrits, plus les chances de trouver une compatibilité sont élevées à l’échelle nationale. Des tests finaux sont alors réalisés entre les paires croisées pour s’assurer de l’absence d’incompatibilité.

Pour mener à bien l’opération, l’agence assure :

  • l’appariement via des algorithmes intégrant les compatibilités sanguines et immunologiques ;
  • la mise en relation des équipes hospitalières et échanges sécurisés de données médicales anonymisées ;
  • la synchronisation des interventions chirurgicales entre établissements ;
  • l’organisation du transport des greffons, avec pour objectif de limiter le temps d’ischémie froide.

L’Agence de la biomédecine encourage évidemment l’inscription des paires incompatibles dans le programme des dons croisés, la greffe avec un donneur vivant présentant des bénéfices majeurs :

  • une meilleure préparation du receveur, tant sur le plan médical que psychologique ;
  • un greffon de meilleure qualité, grâce à un temps d’ischémie froide plus court et une meilleure compatibilité;
  • une meilleure survie du greffon : à 10 ans, 76,3 % contre 61,4 % pour les greffons issus de donneurs décédés, un moindre risque de rejet et de complications liées aux traitements immunosuppresseurs par rapport aux greffes dites « incompatibles »;
  • des risques maîtrisés pour le donneur : les complications post-opératoires graves sont rares (moins de 1 % à 3 % des cas).

En 2025, 614 greffes issues de donneurs vivants ont été réalisées, 603 greffes rénales et 11 greffes hépatiques. Un prélèvement de rein n’altère pas l’espérance de vie du donneur.

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