Centré sur sa liaison fatale avec Max Frisch, Ingeborg Bachmann – D’un désert l’autre (Ingeborg Bachmann – Reise in die Wüste) de Margarethe von Trotta, avec Vicky Krieps dans le rôle de l’auteure autrichienne, avait été une excellente surprise de film féministe équilibré. Trois ans plus tard, la documentariste allemande Regina Schilling (Tito’s Glasses, Igor Levit – No Fear) remet déjà le couvert avec la participation de l’actrice Sandra Hüller. Car il y avait bien plus à retenir du parcours de cette figure tragique, d’une rare lucidité, qui ne brilla que de manière sporadique quoique avec une rare intensité.
Ce documentaire intitulé Ingeborg Bachmann – Jemand, der einmal ich war (la traduction française omet le sous-titre de «quelqu’un qui fut une fois moi», tiré de son roman Malina) évite le banal récapitulatif biographique en faisant résonner l’œuvre, les mots de Bachmann eux-mêmes, à travers des extraits lus par Sandra Hüller. Cette dernière incarne également à l’image l’écrivaine durant une journée solitaire à Rome, vers la fin de sa trop brève existence (1926-1973).


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