Rien ne prédestinait Samuel Sommaruga à devenir le visage romand de l’initiative sur la neutralité, lancée par l’ancien conseiller fédéral UDC Christoph Blocher et soumise au vote le 27 septembre prochain. Ce mardi à Berne, la présence de ce médecin généraliste de formation, sans appartenance partisane, lors de la conférence de presse de lancement de campagne, en a surpris plus d’un. Elle intrigue, car si l’homme de 38 ans est encore inconnu du grand public, son patronyme résonne, y compris outre-Sarine. Le fondateur du Comité pour la Genève internationale et sa neutralité (Cogin), n’est autre que le fils de l’une des figures du parlement, le conseiller aux Etats socialiste Carlo Sommaruga, mais aussi le petit-fils de Cornelio Sommaruga, emblématique président du CICR, décédé en 2024.
Contacté par Le Temps, Samuel Sommaruga a accepté d’expliquer cet engagement. Il a donné rendez-vous dans sa petite clinique privée, spécialisée dans la médecine régénérative et de longévité, située à deux pas de Plainpalais. Dans le couloir, une petite statue du Guillaume Tell dénichée dans une brocante. «C’est une réplique de celle d’Altdorf», précise le médecin, pas peu fier de sa trouvaille. Aux murs de son bureau, d’anciennes gravures représentant le Bourg-de-Four, cœur battant de la Vieille-Ville de Genève. En bonne place trône également un imposant portrait de Cornelio Sommaruga. Une figure inspirante, à plus d’un titre. «A son enterrement, quatre amis de mon grand-père ont pris la parole: un prêtre, un rabbin, un pasteur et un imam. C’est cet esprit de dialogue que j’aimerais promouvoir», glisse-t-il.


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