Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Saga du Mont-Orford : les 20 ans d’une lutte citoyenne historique

3 month_ago 81

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le 6 mars 2006, Québec annonçait sa volonté de privatiser une partie du parc national du Mont-Orford. Cette annonce a déclenché une mobilisation monstre à l’échelle nationale pour empêcher la vente de terres publiques à un promoteur privé qui souhaitait construire des condos au bas des pentes. Ces événements ont démontré la force de l’action citoyenne, mais ont aussi compliqué la relance de la station de ski.

Créé en 1938, le parc du Mont-Orford a rapidement vu le développement d’activités de ski. Après des difficultés financières dans les années 80, le gestionnaire Fernand Magnan remet les clés au gouvernement en 1998.

Par la suite, un investisseur de la région, André L’Espérance, propose de relancer la station avec un projet majeur : la construction de 1400 condos, un nouveau golf et l'agrandissement du domaine skiable.

Malgré des audiences où le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) s'est dit défavorable au projet, le ministre de l'Environnement de l'époque, Claude Béchard, a officialisé le 6 mars 2006 la vente par appel d'offres de la zone occupée par le centre de ski et le golf.

Le fruit de la vente devait permettre d'acquérir de nouveaux terrains pour doubler la superficie du parc.

Une mobilisation spontanée et nationale

Pour les groupes environnementaux, cette décision est une catastrophe. La réaction ne se fait pas attendre.

Pour nous ça été un choc total. Le téléphone sonnait chez nous, les courriels, qu’est-ce qu’on fait? La mobilisation des groupes environnementaux et des citoyens a été spontanée. Une semaine plus tard, on créait S.O.S. Parc Orford, se remémore Gisèle Lacasse-Benoît, de la coalition.

Les trois membres fondateurs de la Coalition SOS Orford en hiver.

Robert Benoit, Gisèle Lacasse-Benoît et Claude Dallaire sont les membres fondateurs de la Coalition SOS Orford.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Le regroupement organise une première manifestation, à laquelle 3000 personnes participent.

Claude Dallaire se souvient de l'ampleur des événements : La police municipale était dépassée. Ils ont bloqué l’autoroute, il y avait trop de monde. Et là on s’est dit : ''Il y a quelque chose qui arrive''.

Des artistes montent au front, dont Richard Séguin, Marie Laberge et Clémence Desrochers, fille d’Alfred Desrochers, qui a écrit À l’Ombre de l’Orford. Un Versant de la montagne porte d’ailleurs le nom du poète.

Comme chantait Alfred : Ô fils du sol, ouvre ton âme comme tes yeux à la beauté !Ils ne nous auront pas! Promis, papa!

Robert Benoît souligne que l'objectif était de porter le débat au-delà de l'Estrie. C’était un groupe de citoyens qui avait une certaine expérience, beaucoup de motivation. Et rapidement, on est sortis de la région parce qu’on ne voulait pas que ça soit juste un dossier régional. On voulait que Québec, Montréal embarquent dans le coup.

Le mouvement culmine le 12 avril 2006, lorsque 12 000 personnes marchent à Montréal pour le jour de la Terre. Une pétition récolte également des dizaines de milliers de signatures.

Un déchirement social et politique

La région était alors profondément divisée entre les milieux économique et touristique et les groupes environnementaux qui récoltaient de plus en plus d’appuis. Alain Larouche, ex-directeur de Tourisme Cantons-de-l'Est, se souvient d'un débat douloureux et difficile.

Alain Larouche devant le mont Orford en hiver.

Alain Larouche a été directeur général de Tourisme Cantons de l'Est.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

On a publiquement indiqué aux médias qu’on irait en commission parlementaire pour appuyer le projet avec un cadre très serré pour qu’il n’y ait pas de dérapage. Beaucoup plus petit que ce qu’il y avait à Tremblant, mais avec un investisseur local. Mais malgré ça, j’ai senti rapidement qu’on gagnerait jamais. Quand je suis allé en commission parlementaire, le gâteau ne levait pas pour nous autres. C’était clair, clair, clair, relate-t-il.

La pression politique est devenue insoutenable. Après l'élection d'un gouvernement libéral minoritaire en mars 2007, la ministre Line Beauchamp a mis fin à l'appel d'offres le 7 mai 2007, évoquant des divisions politiques ayant empoisonné le dossier. Les terres exclues n'ont été réintégrées au parc qu'en 2010.

La montagne, le centre de ski est retombé encore une fois à zéro, se souvient Alain Larouche.

La relance par le milieu

En 2011, pour éviter la fermeture définitive de la station, les maires de la MRC de Memphrémagog ont créé la Corporation ski et golf Mont-Orford, un organisme à but non lucratif.

Le but quand on a repris cette montagne-là c'était juste d'éviter qu'elle ferme. Il y avait une loi, la Loi 90, qui donnait l'obligation d'enlever les chaises et les tuyaux d'eau dès qu'il y avait un an sans fonctionnement, explique Jacques Demers, président de la Corporation.

Vicky May Hamm, ancienne mairesse de Magog, souligne l'urgence de l'époque : On a eu un sentiment d’urgence de dire : Non non, faut démontrer l’impact de la station touristique en millions de retombées économiques, en création d’emplois entre autres.

Toutefois, les débats houleux des années précédentes ont compliqué les choses.

« Quand on se chicane, en bout de la ligne, on a des pots à casser, à réparer », affirme Jacques Demers.

Dès le début, le gouvernement ne voulait plus nous parler. J’approchais un ministère : ''Non, le Mont-Orford, le Mont-Orford. C’était incroyable, on était incapables d’aller chercher de l’aide''.

Vicky May Hamm ajoute : Il y avait comme un gros nuage noir au-dessus de nous autres. La saga du Mont-Orford, ça nous a suivis tellement longtemps. C’est une patate chaude là, personne en voulait.

Le fruit de quinze ans de travail acharné

Quinze ans plus tard, les efforts ont porté leurs fruits. Les finances sont saines et la station investit massivement. On est vraiment à la bonne place. On a investi plus de 20 millions dans l'espace d’un peu plus de deux ans en enneigement et dans le bâtiment. On s'en va vers du vélo de montagne. Tout est en train de se développer à vitesse grand V, se réjouit M. Demers.

La station de ski du Parc du Mont-Orford en hiver.

Le parc du Mont-Orford a rapidement vu le développement d’activités de ski.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Quant à l'agrandissement du parc national, la confirmation est venue en Octobre 2025 par le ministre de l'Environnement, Bernard Drainville. Sa superficie passera de 60 à près de 110 kilomètres carrés.

Pour les membres de la Coalition S.O.S. Parc Orford, il s’agit d'une victoire pour la région. On a marqué l’histoire des parcs du Québec! J’espère que plus jamais un gouvernement ne va rentrer dans un parc national, conclut Gisèle Lacasse-Benoît.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway