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Dimanche 27 septembre, les Suisses sont appelés à voter pour ou contre la « sauvegarde de la neutralité », une initiative notamment portée par l’extrême droite. Dans un entretien au « Monde », l’historien revient sur les ambiguïtés de ce principe qui, plus qu’une doctrine de politique étrangère, s’est imposée comme un pilier de l’identité nationale.

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Professeur d’histoire à l’université de Berne et président du Comité international des sciences historiques, Sacha Zala exploite dans ses recherches les archives diplomatiques suisses. Il identifie les étapes et les contradictions du souverainisme suisse et de ses particularismes : la Suisse n’appartient ni à l’Union européenne ni à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), tout en multipliant les rapprochements avec ces deux structures.

Dimanche 27 septembre, les Suisses voteront sur l’initiative populaire « Sauvegarder la neutralité », lancée par l’association souverainiste Pro Suisse et l’Union démocratique du centre (UDC, extrême droite).

Que signifie cette votation ? La Suisse est neutre depuis longtemps : comment pourrait-elle le devenir davantage ?

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