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Une Granbyenne pourrait perdre une année d’études en raison des délais du ministère fédéral de l’Immigration. Julia Fleurot-Martin affirme pourtant avoir été acceptée par le cégep et avoir déposé son dossier à temps pour obtenir son permis d’études. Un cas parmi d’autres qui témoigne des défis des nouveaux arrivants de transiger avec le gouvernement fédéral.
J’ai déménagé, j’ai un appartement et j’aurais aimé faire ma rentrée, se désole Julia Fleurot-Martin. Elle aurait dû commencer ses études en architecture au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu la semaine dernière.
Si elle est encore chez ses parents à Granby, pas en classe, c’est parce qu’elle attend toujours que son permis d’études soit délivré par ministère fédéral de l’Immigration.
Ils ont dû vérifier mon éligibilité, mais je ne comprends pas ce qui prend autant de temps et ce qu’il manque, déplore-t-elle.
Un délai de traitement largement dépassé
La famille originaire de France est au Québec depuis cinq ans. Ses parents assurent avoir déposé la demande de permis en mai.
Le délai de traitement au ministère était estimé à six semaines, selon la mère de Julia, Céline Martin. J’ai fait la demande dès que j’ai reçu la lettre d’admission du cégep. On a vraiment été dans les délais, on ne pouvait rien faire avant.

Les parents de Julia Fleurot-Martin ont déposé la demande de permis en mai dernier.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
Laissés à eux-mêmes, sans explications, ils ont appris par le bureau de leur députée que le dossier faisait l’objet de vérifications particulières qui pourraient prendre des semaines et même des mois.
On n’a aucune information. Si on avait des documents à communiquer, d’accord, mais là on est vraiment dans l’attente, se désole le père de Julia, Thomas Fleurot.
Pas une exception
La députée de Shefford, Andréanne Larouche, se montre solidaire de la famille. Ces étudiants sont appréciés et bien impliqués dans leur milieu. On peut déplorer qu’elle va devoir manquer sa rentrée scolaire, souligne-t-elle.
Ce ministère, on peut le comparer à la maison des fous d’Astérix.
Le cas de Julia est loin d'être unique, selon Andréanne Larouche. C’est le plus grand nombre de cas de citoyens à mon bureau, les cas d’immigration, constate-t-elle. C’est un ministère archaïque, dysfonctionnel.

La députée de Shefford, Andréanne Larouche, se montre solidaire de la famille Fleurot-Martin.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
Jusqu’à jeudi pour éviter de perdre sa session
Julia Fleurot-Martim a jusqu’à jeudi pour transmettre son permis d’étude au cégep, sinon elle devra faire une croix sur sa session. Elle ne pourra pas non plus travailler.
Elle se retrouve piégée. Elle ne peut plus rien faire, ni étudier, ni travailler.
Le ministère fédéral de l’Immigration n’a pas été en mesure de répondre favorablement à notre d’entrevue envoyée mardi matin. Généralement, le ministère a besoin de 24 h avant de réagir.


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