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RELATIONS DE TRAVAIL. Constatant un manque «chronique» de volonté de progrès de la partie patronale, le syndicat des chargés de cours de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a rompu les négociations de renouvellement de sa convention collective, le mardi 20 octobre dernier. La partie syndicale demande ainsi l’intervention d’un médiateur-conciliateur de la part du ministère du Travail du Québec.
Dans un communiqué de presse transmis aux médias, le syndicat des chargés de cours de l’UQTR (SCCUQTR), section locale 2661 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affirme que le contrat de travail précédent est arrivé à échéance le 30 avril 2025.
Les pourparlers ont été entamés en mars 2025 et durent depuis plus de 19 mois. Tandis que le syndicat a déposé l’ensemble de ses demandes normatives depuis plusieurs mois, il attend toujours le retour de l’employeur sur de nombreux points.
Celui-ci reste campé sur ses propres demandes, alors que certaines d’entre elles feraient reculer les conditions de travail de plus de 20 ans, fait valoir la présidente du SCCUQTR-SCFP 2661, Lucie Lorrain. Pour le syndicat, la direction de l’UQTR s’attaque à ses employés à statut précaire qui prodiguent plus de 65 % des cours de l’institution.
«Plus rien n’avance depuis juin 2026. Après un arrêt de trois mois pendant la saison estivale, quelques rencontres ont eu lieu et un membre influent du comité patronal est presque systématiquement absent. Malheureusement, cela illustre le peu d’importance que l’UQTR accorde à ses chargés de cours. Nos membres méritent mieux que des délais, des silences et des demandes qui font reculer leurs conditions de travail. Ils ont droit à une négociation sérieuse, respectueuse et menée avec une réelle volonté de parvenir à une entente», met-elle de l’avant.
«La direction de l’UQTR semble oublier que, sans chargés de cours, la diplomation d’un nombre important d’étudiants est grandement compromise. Sans nous, il n’y a pas de cours, pas d’examens, pas de diplômes. C’est aussi simple que cela», estime Mme Lorrain en terminant.
Le SCCUQTR-SCFP 2661 compte environ 1100 membres, dont quelque 800 travaillent durant une année scolaire donnée. En plus du campus principal de Trois-Rivières, ils donnent des cours aux campus de Drummondville, Québec, L’Assomption, Longueuil, Joliette et Terrebonne. Fait à noter, 40 % des membres occupent un autre emploi.
De son côté, le vice-recteur au développement humain et organisationnel de l’UQTR, Mathieu Desjardins, affirme que, bien que «certains enjeux demeurent à résoudre», l’employeur accueille «favorablement» l’intervention d’un médiateur-conciliateur afin de «favoriser une entente satisfaisante pour les deux parties».
«Depuis le début des négociations, l’Université participe activement à des discussions constructives et respectueuses avec les chargées et chargés de cours dans un esprit de collaboration. Par respect pour l’intégrité du processus, nous ne commenterons pas publiquement le contenu des négociations. Nous restons toutefois engagés dans une démarche responsable, civilisée et orientée vers la recherche de solutions», fait savoir M. Desjardins dans une réponse écrite.


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