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Destiné à vérifier le droit à travailler, le dispositif devait être instauré d’ici à 2029. Son coût avait été évalué à 1,8 milliard de livres sterling, soit plus de 2 milliards d’euros.
Le futur premier ministre britannique, Andy Burnham, lors de sa confirmation à la tête du Parti travailliste à Londres, le 17 juillet 2026. Le futur premier ministre britannique, Andy Burnham, va renoncer au projet de carte d’identité numérique à l’échelle nationale, a déclaré un porte-parole, samedi 18 juillet. Annoncée en septembre 2025 par son prédécesseur, Keir Starmer, qui quittera ses fonctions lundi, cette mesure était présentée comme un moyen de lutter contre l’immigration illégale.
L’initiative avait suscité une forte inquiétude dans un pays longtemps rétif aux contrôles d’identité et où il n’existe pas de carte d’identité, des préoccupations alimentées par un flot continu de désinformation venue de l’extrême droite.
« Tout le temps et toutes les ressources qui allaient être consacrés à ce projet de carte d’identité numérique seront plutôt affectés là où ils sont le plus nécessaires, notamment pour aider à faire face au coût de la vie », a affirmé ce porte-parole.
Andy Burnham, également membre du Parti travailliste, prend ses fonctions dans un contexte de crise prolongée du coût de la vie qui a contribué à faire de Keir Starmer l’un des premiers ministres les plus impopulaires de ces dernières décennies.
Lutter contre le travail illégal
Sa priorité sera de relancer l’économie et d’améliorer le niveau de vie des Britanniques, frappés par la flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Malgré l’abandon du projet de carte d’identité numérique, son gouvernement continuera à lutter contre le travail illégal, en s’appuyant sur les progrès réalisés par Keir Starmer, ajoute un communiqué.
Le projet de M. Starmer était d’instaurer, d’ici à 2029, une carte d’identité numérique nationale. Elle n’aurait pas été obligatoire, mais nécessaire pour prouver son droit à travailler.
Des figures d’extrême droite, opposées au projet comme la plupart des partis d’opposition, l’ont présentée comme un nouveau moyen pour le gouvernement de contrôler la vie des citoyens. Le gouvernement était ensuite revenu sur sa décision de la rendre obligatoire pour travailler. Le coût de ce programme avait été estimé à 1,8 milliard de livres sterling, soit environ 2,1 milliards d’euros, sur trois ans.
Le Monde avec AFP


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