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Arwa Elrayess a été appelée à démissionner après avoir déclaré, dans un groupe WhatsApp réunissant plus d’une centaine de futurs étudiants, qu’il était « assez ironique » de « faire semblant d’être choqué » face aux actions du 7 octobre.
Passer la publicité Passer la publicitéLa présidente de la Oxford Union (société de débat), Arwa Elrayess, a affirmé que le Hamas serait un jour « acclamé comme un héros » et a qualifié les attaques du 7 octobre 2023 de « proportionnées ». D’après des messages divulgués, elle aurait également laissé entendre qu’il était « assez ironique » que les gens « fassent semblant d’être choqués » par les atrocités perpétrées ce jour-là, compte tenu du traitement qu’Israël réserve selon elle aux Palestiniens.
Selon The Telegraph, ces déclarations ont été tenues au sein d’un groupe WhatsApp réunissant plus d’une centaine de futurs étudiants en philosophie, politique et économie à Oxford. Elle y avait également écrit : « Corrigez-moi si je me trompe, les amis, mais d’après ce que je sais, le Hamas est littéralement le gouvernement de la Palestine. L’Occident le qualifie simplement de groupe terroriste parce qu’il ne le reconnaît pas. »
À la suite de ces révélations, Arwa Elrayess, d’origine palestinienne, a fait l’objet de demandes de démission, et l’université d’Oxford a été invitée à ouvrir une enquête. Un porte-parole de l’association « Oxford Students Against Discrimination » a déclaré que le groupe était « horrifié » par ces messages, ajoutant qu’ils étaient parvenus « à un moment où les étudiants juifs d’Oxford sont confrontés à une recrudescence sans précédent de harcèlement, d’intimidation et de peur ». Il a ajouté : « Il contribue activement à instaurer un climat de peur et d’exclusion à l’encontre des membres juifs de l’université. Nous condamnons sa rhétorique discriminatoire avec la plus grande fermeté. Nous exigeons sa démission. »
«Je ne soutiens ni ne tolère les violations du droit international»
Interrogée par The Telegraph, Arwa Elrayess a déclaré qu’elle « appréciait cette occasion de clarifier le contexte, les faits sur lesquels il s’appuyait, ainsi que ce qu’il avançait et ce qu’il ne disait pas ». Elle a précisé : « Il s’agissait d’un débat sur la proportionnalité. Je ne soutiens ni ne tolère les violations du droit international, telles que les attaques délibérées contre des civils, la prise d’otages, l’utilisation de la famine comme arme ou toute autre violation grave, qu’elles soient commises par le Hamas ou par Israël. »
Avant d’ajouter : « Dans mes messages, j’ai clairement indiqué que mes propos ne constituaient ni un soutien à la violence ni une tentative d’affirmer qu’elle est "justifiée" ; il s’agissait d’une description théorique du contexte structurel du conflit, qui expliquait pourquoi la violence est tragiquement prévisible après des décennies d’occupation, de blocus, de viols, de tortures, de déplacements, de nettoyage ethnique et de génocide. »
Ce n’est pas la première fois que la présidente de la Oxford Union se trouve au cœur d’une controverse. Elle avait notamment invité les commentateurs politiques d’extrême gauche Cenk Uygur et Hasan Piker à s’exprimer devant la société de débat. Les deux hommes ont depuis vu leurs autorisations d’entrée au Royaume-Uni révoquées par le Home Office, au motif que leurs interventions ne seraient pas « dans l’intérêt public ».


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